Revue de presse de toutes les informations militaires française ...OTAN...vie des réservistes...vidéos des engagements en opérations extérieures...recrutement...
jeudi 13 octobre 2016
Le 3e RMAT tisse sa toile citoyenne vers Toulouse
Le régiment muretain vient de signer une importante convention «emploi-défense» avec la ville de Portet-sur-Garonne. Une réelle opportunité pour les jeunes.
Même si la compétence «emploi» ne relève pas expressément des attributions d'une commune, la ville de Portet-sur-Garonne ne pouvait se désintéresser des attentes fortes exprimées par les habitants de la région toulousaine, laquelle bénéficie d'une forte présence militaire. Et les unités militaires ont un important besoin de recrutement pour faire face aux missions de sécurité intérieure et extérieure. C'est ainsi que la ville a souhaité s'engager dans un partenariat renforcé avec une unité militaire
située à proximité, en l'occurrence le 3e Régiment du matériel de Muret (3e RMAT).
C'est même par ses termes que débute la convention «emploi-défense», fruit d'un partenariat signé entre Thierry Suaud, maire de Portet, et le lieutenant-colonel Frédéric Flaux, chef d'escadron du 3e RMAT. Dans le salon d'honneur, le lieutenant-colonel se montra honoré et satisfait de l'accord du maire de Portet et rappela que de «belles choses étaient à venir» tout en le remerciant pour avoir pris en compte ce partenariat.
À Muret depuis 1961
En présence des élus Bernard Bourjade et Nadège Peyrard, du capitaine en retraite Claude Sounier, des capitaines Lionel et Marie, chargés du recrutement, Frédéric Flaux fit l'historique du régiment. Où il fut rappelé que les origines du 3e RMAT remontent à 1793 avec la fondation de l'Arsenal de Toulouse, reconnue légalement en 1795. En 1914, ce fut le développement des ateliers de construction. Le lieutenant-colonel rappela aussi que le 3e RMAT fut créé à Compiègne en 1961 et fut dissous en 1993, puis recréé le 1er juillet 1999 à Muret. Il souligna enfin sa fierté de voir son établissement certifié ISO 9001/2008 pour la réparation et configuration des matériels et de rechanges pour les forces terrestres, prestations d'opérateurs logistiques pour les matériels complets et recharges terrestres.Ces moments de partenariat se prolongèrent avec la visite de l'établissement allant du travail pointilleux des paquetages survie à la restauration des engins blindés militaires, mais aussi à la formation initiale des militaires du rang. Lors de la signature du livre d'Or, le lieutenant-colonel rappela que le 3e RMAT n'était pas formé que de militaires (800) mais également de 400 civils.
En savoir plus sur http://www.ladepeche.fr/article/2016/10/13/2438159-le-3e-rmat-tisse-sa-toile-citoyenne-vers-toulouse.html#OMeRgVH1XrvwGKzZ.99
mercredi 12 octobre 2016
Mes deux "Gr"
Les erreurs de jeunesse, en général, ne se rattrapent jamais.. mais la mienne a été effacée par deux cadres qui m'ont aidé à Noyon...Je les appelle "mes deux Gr"
Noyon 8° Régiment d'Infanterie ...
Je suis heureux dans mon emploi de l'ordinaire ... c'est un travail qui vous prend et ne vous lâche pas ... les permanences s'accumulent et les soldats mangent matin, midi et soir ... je disais toujours, le trésorier, le soir, ferme son coffre fort et il est tranquille jusqu'au lendemain matin ... l'officier d'ordinaire n'est jamais tranquille .. on ne ferme pas ... on mange en permanence dans un régiment...
Donc j'étais bien pris par mon emploi et ça me plaisait bien ! Il ne fallait pas me parler de passer des examens !
Mais il fallait bien que je passe mon dernier examen pour pouvoir rester à l'armée .. sinon j'allais être atteint par la limite d'âge à 39 ans... et devoir quitter l'institution... partir dans l'inconnu...
J'étais jeune, j'étais bête et je refusais de le passer ce CM2 qui donnait la porte aux galons d'adjudant chef et qui me permettrait d'effectuer une carrière complète ...
Un jour le commandant Gr. m'appelle ... il chef du bureau instruction...Il me sermonne ...il me fait prendre conscience de ma bêtise ... Je lui fais confiance et l'année suivante je m'inscrit au CM2... quel examen !!!
Je l'avais passé par le passé, à Belfort, c'était le premier pour toute l'armée française... on ne connaissait pas bien le programme et j'avais obtenu la moyenne mais avec une note éliminatoire en géographie ...donc à repasser !
J'ai été obligé de me remettre en question, j'avais pris de l'âge (33 ans) et je ne faisais plus de sport régulièrement ...
L'adjudant chef Gr. l'officier des sports du régiment allait m'aider ...
Les épreuves sportives étaient difficiles ... un 50 m nage libre, un parcours du combattant, une course d'orientation ... tous les matins j'étais à la piscine de Noyon entrainé par l'adjudant chef ... il m'a entrainé également à la course d'orientation dans la forêt de Compiègne et pour le parcours du combattant il m'a forcé à en courir le plus possible ...si bien que pour le sport j'étais prêt le jour J. Sauf que pour le parcours du combattant, le jour de l'examen j'ai senti mon âge... je n'ai pas été aussi performant que pendant ma jeunesse (CIA) mais j'ai eu la moyenne !
Pour les tirs (PA 50m et FAMAS 200m) il m'a fait aider par l'adjudant K. instructeur de tir. Pour les épreuves écrites le commandant Gr. avait placé auprès de chaque candidat un tuteur pour aider ...
Les épreuves se sont déroulées à Noyon, j'étais donc en "pays de connaissance" et quand j'ai eu les résultats plusieurs semaines plus tard, j'ai été surpris par ma note .. je ne m'attendais à avoir une si bonne moyenne...
Je peux encore remercier ici mes "deux Gr" ... ils ont sauvé ma carrière ...
Quand je suis arrivé à Folembray, un adjudant "pleurait"... il n'avait pas son CM2 et allait être obligé de quitter l'armée ...
Je l'ai revu en ville quelques années plus tard .. il m'a fait de la peine ... un bon sous officier qui n'avait pas eu la chance, comme moi, d'avoir "deux Gr" !
Merci encore mon commandant et merci mon adjudant chef !!!
mardi 11 octobre 2016
Le Tuggle Rope de Margival
CEC 8°DI Margival
J'ai été affecté au CEC de Margival par ordre de mutation de la DPMAT ( Direction des Personnels Militaires de l'Armée de Terre) En fait j'étais affecté au 67° Régiment d'infanterie de Soissons mais pour emploi au CEC.
Comme je l'ai déjà expliqué, bien que breveté moniteur commando de Mont Louis le commandement du camp a cru bon de m'affecter dans un emploi administratif ... j'étais donc munitionnaire du camp et Adjoint à l'officier du matériel intendant l'Adjudant Chef L. Michel que je vois encore se promener dans Soissons car il a pris sa retraite dans cette ville comme moi ! J'étais encore sergent à l'époque !
Donc je gérais les munitions... j'avais des soutes souterraines qui me rappelaient les soutes du fort Hatry dans lesquelles je passais lors de mes rondes de nuit ... Dans ces souterrains sécurisés j'avais plusieurs pièces car on n'entrepose pas les détonateurs et les explosifs dans le même local .. question de sécurité évidente ..
Chaque soir le chef de l'atelier Explosif l'adjudant chef B. natif de Belfort (comme quoi le monde est petit) m'adressais sa commande pour le lendemain .. il venait chercher ses détonateurs et ses explosifs, mèches lentes, cordeaux détonants et autres munitions .. je lui faisais signer son bon CMU1 et il me ramenait le soir les munitions non consommées.. à moi la comptabilité...
Quand il y avait un tir, pareil je sortais les cartouches qui m'étaient commandées par le directeur de tir qui me ramenait les "déchets de tir" (douilles) et les munitions non consommées ... pareil pour la comptabilité...
Ce n'était pas un travail de titan et j'avais le temps de m'occuper de l'habillement pour aider l'adjudant chef L.
Un jour, écoutant une discussion animée entre cadres du centre le chef du bureau instruction a eu l'idée de faire passer à chaque cadre du centre l'obstacle le plus difficile. C'était le "Tuggle Rope" (voir la vidéo)
Celui de Margival était particulièrement impressionnant ... pour le chef du bureau instruction c'était sa manière de faire taire ceux qui comme il le disait "roulaient leur caisse" alors qu'ils n'étaient pas capable de passer cet obstacle de la piste rouge (certains s'en souviennent de cet obstacle)
Le défi consistait à passer l'obstacle et de boire une bière étiquetée à son nom en bas du Tuggle Rope !
Les bières non bue (car l'obstacle n'avait pas été passé) étaient entreposées au bar cadres pendant un mois ..."comme ça les rouleur de mécaniques" qui avaient eu peur de se lancer dans le vide avaient la honte en allant au bar ...
Pour moi ce ne fut pas un problème ... j'avais passé cet obstacle plusieurs fois à Mont Louis et à Givet ...Certains ne se sont pas présentés pour passer l'obstacle et ont eu leur boisson entreposée à la vue de tout le monde ...
J'ai raconté cet anecdote partout ou je suis passé sans donner de noms bien sur et pour vous avouer je ne m'en souviens plus de ces noms ... eux doivent se souvenir ...
Pompiers, militaires et policiers à l'assaut des remparts jeudi
Rencontrer des soldats, un gendarme ou encore discuter avec un pompier, ce n’est pas forcément simple. Jeudi, la 4 e édition des « Rencontres de la sécurité », sera l’occasion idéale. L’armée, la gendarmerie, les pompiers ainsi que la police se réunissent pour faire connaître leurs missions. Des démonstrations ainsi que des initiations seront proposées tout au long de la journée le long des remparts de la Citadelle. « C’est le moment pour la population de découvrir ces métiers et les institutions et d’engager le dialogue », assure le commandant de police Béatrice Kalsch.
La manifestation commencera fort, avec dès 9 h 15 le franchissement des remparts par les soldats de l’Armée de terre. Comme tous les ans, cet exercice est particulièrement impressionnant pour le public, tout comme les démonstrations des gendarmes. Ces derniers simuleront l’interpellation d’un individu à bord d’un véhicule avec « usage de la force de manière graduée » et recherche de stupéfiants avec l’aide d’un chien.
L’intervention de la police nationale promet aussi de surprendre les spectateurs, avec l’interpellation de deux individus par la technique dite de la colonne. Ce sera certainement l’occasion de découvrir le nouveau matériel mis à la disposition de la BAC : des casques pare-balles et des boucliers balistiques prévus notamment en cas de mission sur une tuerie de masse.
Les pompiers aussi seront à l’honneur avec une démonstration du groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux. Le public pourra aussi exceptionnellement découvrir l’hélicoptère de la gendarmerie ainsi qu’un simulateur deux-roues motorisés présenté par la direction départementale des territoires.
Cette année, l’accent sera mis aussi sur les « gestes qui sauvent », avec des initiations par les sapeurs pompiers ainsi qu’une mise en valeur des missions des réservistes.
http://www.lunion.fr/node/819080
La manifestation commencera fort, avec dès 9 h 15 le franchissement des remparts par les soldats de l’Armée de terre. Comme tous les ans, cet exercice est particulièrement impressionnant pour le public, tout comme les démonstrations des gendarmes. Ces derniers simuleront l’interpellation d’un individu à bord d’un véhicule avec « usage de la force de manière graduée » et recherche de stupéfiants avec l’aide d’un chien.
L’intervention de la police nationale promet aussi de surprendre les spectateurs, avec l’interpellation de deux individus par la technique dite de la colonne. Ce sera certainement l’occasion de découvrir le nouveau matériel mis à la disposition de la BAC : des casques pare-balles et des boucliers balistiques prévus notamment en cas de mission sur une tuerie de masse.
Les pompiers aussi seront à l’honneur avec une démonstration du groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux. Le public pourra aussi exceptionnellement découvrir l’hélicoptère de la gendarmerie ainsi qu’un simulateur deux-roues motorisés présenté par la direction départementale des territoires.
Cette année, l’accent sera mis aussi sur les « gestes qui sauvent », avec des initiations par les sapeurs pompiers ainsi qu’une mise en valeur des missions des réservistes.
http://www.lunion.fr/node/819080
Deux commandos français gravement blessés par un drone piégé
Deux militaires français ont été grièvement blessés, dimanche 2 octobre à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien.
Les militaires ont intercepté un drone qui, une fois posé, a explosé, selon Le Monde.
Ce mode d'action n'avait jamais été utilisé contre les forces françaises. Il pourrait provenir d'un groupe lié à Daech.
Deux peshmergas, les combattants kurdes, ont été tués dans l'attaque.
Les militaires, deux commandos parachutistes, sont originaires de la base d'Orléans-Bricy.
Ils ont aussitôt été rapatriés en France, à l'hôpital militaire Percy-Clamart (Hauts-de-Seine), et l'un d'eux serait entre la vie et la mort.
http://www.dna.fr/actualite/2016/10/11/deux-commandos-francais-gravement-blesses-par-un-drone-piege
Les militaires ont intercepté un drone qui, une fois posé, a explosé, selon Le Monde.
Ce mode d'action n'avait jamais été utilisé contre les forces françaises. Il pourrait provenir d'un groupe lié à Daech.
Deux peshmergas, les combattants kurdes, ont été tués dans l'attaque.
Les militaires, deux commandos parachutistes, sont originaires de la base d'Orléans-Bricy.
Ils ont aussitôt été rapatriés en France, à l'hôpital militaire Percy-Clamart (Hauts-de-Seine), et l'un d'eux serait entre la vie et la mort.
http://www.dna.fr/actualite/2016/10/11/deux-commandos-francais-gravement-blesses-par-un-drone-piege
lundi 10 octobre 2016
Le sport à Hatry
Belfort 35°RIMéca
Je suis à la 11° compagnie ... la compagnie d'instruction du régiment .. nous sommes au fort Hatry dans des locaux dignes des anciens de 40 ! Mais nous avons des salles d'instruction et des chambres quand même... Ma vie de sergent était quand même difficile ... pas sur le plan emploi mais sur le plan du bien être ... nos soldes étaient faibles et les fins de mois étaient difficiles ... quand vous aviez payé votre mess pour les repas, il ne restait pas grand chose ... j'en étais réduit à aller me porter volontaire pour les services de semaine et de garde car on ne payait pas notre repas quand on était de service !
La semaine c'était, comme son nom l'indique, la responsabilité de la discipline de toute la compagnie durant une semaine .. nuit et jour... la garde c'était 24 heures avec des soldats plantons et sentinelles ... des rondes armées dans les douves du fort et dans les soutes souterraines... le jour ça allait mais la nuit on ne savait pas si on allait pas tomber sur un animal féroce ou un terroriste caché là dedans ... méfiance donc et cartouche engagée dans la chambre de tir !!!
Mais Hatry c'était aussi, pour moi, le sport !!!
Ce qui me manquait au 2° escadron, je l'avais à la 11° compagnie de Hatry .. je me régalais vraiment ... entre les parcours du combattant répétitifs pour faire des démonstrations aux jeunes recrues et les tours de piste pour entrainer les soldats lors des tests sportifs j'étais vraiment à mon aise ...
Un jour l'adjudant chef F. l'officier des sports de la compagnie m'appelle ... (entre nous son prénom était Roger et comme c'était le prénom de mon père je l'appelais Roger avec un clin d'œil, ce qui ne le dérangeait pas .. il me connaissait et savait que jamais je ne lui manquerais de respect)
Donc, il m'appelle et m'apprend que nous allons former une équipe de cross pour participer au cross de la ville de Belfort qui allait se courir dans les douves civiles du fort...
Nous nous sommes entrainés .. j'avais pris les meilleurs de ma section et vraiment nous avions une belle équipe ...
Le jour du cross, un dimanche, nous étions prêts !
L'adjudant chef qui ne courrait pas (trop âgé ) nous réunit au départ et nous donne les consignes d'une course d'équipe ... "restés groupés !"
J'ai appliqué la consigne ... j'ai attendu les retardataire pendant toute la course .. ralentissant et encourageant les soldats ... si bien que nous avons terminé derniers par équipe ... en face il y avait des "professionnels" nous n'étions que des petits qui n'avaient jamais participé à des compétitions de cross...
Mais un Baron avait dit que l'important était de participer ... j'aurais préféré gagner !!!
Nous avons quand bu un bon coup au foyer et chanté à l'issue comme quoi tout se termine toujours par des rires et des chants !
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