Le capitaine de l'US Army Jonathan J. Springer, actuellement en cours de déploiement pour la troisième fois en Afghanistan, devrait bientôt mettre en vente sur le site marchand d'Apple iTunes l'application Tactical Nav, destinée aux militaires en opération. Conçu à titre personnel par l'officier, avec l'aide de programmeurs, Tactical Nav doit permettre aux soldats de se localiser précisément sur une carte d'état-major, de dresser des cartographies, de photographier des points remarquables sur le champ de bataille, d'en déterminer et d'en transmettre les coordonnées aux unités de soutien (artillerie, soutien médical, etc.).
Dans les interviews qu'il a données récemment sur le terrain à la presse américaine, l'officier ne dit pas comment il va régler les problèmes qui ne manqueront pas de se poser avec un terminal dont on ne peut pas changer les batteries alors qu'elles se déchargent rapidement en cas d'utilisation intense. Ajoutées à sa fragilité dont on voit mal comment elle s'accommoderait des rigueurs du terrain, ces caractéristiques de l'iPhone font qu'il sera encore longtemps davantage utilisé par les soldats comme un moyen personnel que comme un outil réellement opérationnel.
Tireurs d'élite
Néanmoins, plusieurs applications spécifiquement conçues pour les militaires tournent déjà sur iPhone ou iPod, notamment celles destinées aux tireurs d'élite. Ces derniers doivent prendre en considération, au moment du tir, des éléments aussi divers que la température, la pression atmosphérique, la vitesse du vent, etc. Des applications spécialisées, conçues au départ pour des jeux vidéo, ont été ajustées aux conditions opérationnelles et sont proposées avec des supports d'adaptation aux armes et aux munitions utilisées par les snipers. Ainsi Bullet Flight, que chacun peut acheter sur iTunes, dans une version "light" ou dans sa variante Level M "militaire", la plus complète. Le site précise que la nouvelle version compte 299 nouvelles munitions et trois nouvelles armes de guerre...
Dans ce domaine, l'application de référence des tireurs d'élite demeure iSnipe, qui utilise les données techniques fournies par 2.200 fabricants de munitions et s'achète sur iTunes pour 5,99 dollars. Fin 2009, la puissante firme américaine d'armement Raytheon avait annoncé son intention de sortir sa propre application iPhone pour les combattants. Le projet avait été appelé One Force Tracker, et la firme affirmait alors que le gouvernement américain recherchait des équipements consommant peu d'énergie, avec un fonctionnement simple et capables de présenter une situation opérationnelle en temps réel. Le projet n'a plus fait parler de lui depuis, ce qui ne veut sans doute pas dire qu'il a été oublié !
http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/jean-guisnel/l-iphone-ca-sert-aussi-a-faire-la-guerre-31-01-2011-133682_53.php
Revue de presse de toutes les informations militaires française ...OTAN...vie des réservistes...vidéos des engagements en opérations extérieures...recrutement...
mardi 1 février 2011
lundi 31 janvier 2011
dimanche 30 janvier 2011
"Nos morts d'Afghanistan ne reviennent pas en catimini"
Pour le général Elrick Irastorza, chef d'état-major de l'armée de terre, il faut dire la vérité aux familles des soldats tués.
La France déplore 53 morts en Afghanistan. Que dites-vous à leurs familles?
La mort d'un soldat n'est pas une mort ordinaire. Celui qui s'engage opte, par anticipation, pour les risques de ce métier, et notamment le sacrifice suprême. Je le répète aux soldats : quand on choisit ce métier, on ne choisit pas ses missions. Ce sont non pas des lansquenets, mais des citoyens auxquels le président de la République a confié une mission au nom du peuple français. Je le dis aussi aux familles, même si cela n'atténue pas leur peine. Comme tous les corps sociaux, l'armée de terre déplore de trop nombreux décès. Depuis 2001, ce sont 115 décédés et 550 blessés en moyenne par an. En 2010, 14 soldats décédés sur 147 sont tombés au combat, soit 1 sur 10.
Que fait l'armée pour soutenir les familles ?
Chez nous, l'esprit de solidarité existe depuis longtemps. Le régiment constitue le premier cercle, familial et amical. Ensuite intervient la cellule d'aide aux blessés de l'armée de terre (Cabat), quelles que soient les causes du décès. Créée en 1993, la Cabat a assuré depuis 2001 le suivi, dans la durée, de 3 000 blessés et de 236 familles de tués.
Elles ont un sentiment d'indifférence de la nation...
Nos morts ne reviennent pas en catimini. Les honneurs militaires leur sont rendus dès leur arrivée, dans les salons d'Orly ou de Roissy. C'est un moment d'émotion partagée, sans médias, entre les familles, les amis et les camarades du régiment. Là, les familles ne se trompent pas. A la hiérarchie militaire elles demandent le "comment" et non le "pourquoi". Ce questionnement sur les raisons de notre présence là-bas, elles l'adressent aux autorités politiques présentes lors de la seconde cérémonie, qui a lieu dans la garnison. Malheureusement, les témoignages de reconnaissance de la population sont très différents d'un endroit à l'autre.
Faut-il préciser les circonstances exactes de la mort des soldats ?
Oui, il faut le dire, et même l'écrire. Dans ma lettre de condoléances aux parents, que je rencontre par ailleurs, je le leur propose, s'ils le souhaitent. Ce courrier est maintenant accompagné d'une photo de l'endroit où cela s'est déroulé. C'est important, notamment pour les enfants, pour qu'ils comprennent, plus tard, comment leur père est décédé. Nous leur devons cette vérité, dans des termes acceptables pour les aider à faire leur deuil sans accroître leur souffrance.
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/nos-morts-d-afghanistan-ne-reviennent-pas-en-catimini_956817.html
La France déplore 53 morts en Afghanistan. Que dites-vous à leurs familles?
La mort d'un soldat n'est pas une mort ordinaire. Celui qui s'engage opte, par anticipation, pour les risques de ce métier, et notamment le sacrifice suprême. Je le répète aux soldats : quand on choisit ce métier, on ne choisit pas ses missions. Ce sont non pas des lansquenets, mais des citoyens auxquels le président de la République a confié une mission au nom du peuple français. Je le dis aussi aux familles, même si cela n'atténue pas leur peine. Comme tous les corps sociaux, l'armée de terre déplore de trop nombreux décès. Depuis 2001, ce sont 115 décédés et 550 blessés en moyenne par an. En 2010, 14 soldats décédés sur 147 sont tombés au combat, soit 1 sur 10.
Que fait l'armée pour soutenir les familles ?
Chez nous, l'esprit de solidarité existe depuis longtemps. Le régiment constitue le premier cercle, familial et amical. Ensuite intervient la cellule d'aide aux blessés de l'armée de terre (Cabat), quelles que soient les causes du décès. Créée en 1993, la Cabat a assuré depuis 2001 le suivi, dans la durée, de 3 000 blessés et de 236 familles de tués.
Elles ont un sentiment d'indifférence de la nation...
Nos morts ne reviennent pas en catimini. Les honneurs militaires leur sont rendus dès leur arrivée, dans les salons d'Orly ou de Roissy. C'est un moment d'émotion partagée, sans médias, entre les familles, les amis et les camarades du régiment. Là, les familles ne se trompent pas. A la hiérarchie militaire elles demandent le "comment" et non le "pourquoi". Ce questionnement sur les raisons de notre présence là-bas, elles l'adressent aux autorités politiques présentes lors de la seconde cérémonie, qui a lieu dans la garnison. Malheureusement, les témoignages de reconnaissance de la population sont très différents d'un endroit à l'autre.
Faut-il préciser les circonstances exactes de la mort des soldats ?
Oui, il faut le dire, et même l'écrire. Dans ma lettre de condoléances aux parents, que je rencontre par ailleurs, je le leur propose, s'ils le souhaitent. Ce courrier est maintenant accompagné d'une photo de l'endroit où cela s'est déroulé. C'est important, notamment pour les enfants, pour qu'ils comprennent, plus tard, comment leur père est décédé. Nous leur devons cette vérité, dans des termes acceptables pour les aider à faire leur deuil sans accroître leur souffrance.
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/nos-morts-d-afghanistan-ne-reviennent-pas-en-catimini_956817.html
Un nouveau plan stratégique pour les armées
La Défense nationale est également touchée par la Révision générale des politiques publiques. Les militaires s'adaptent. Lire la suite l'article
Dans sa livraison de février (n° 737), Revue Défense nationale publie une présentation du nouveau plan stratégique des armées par son inspirateur, l'amiral Édouard Guillaud, chef d'état-major des armées. Ce plan succède à celui qui avait été publié en juin 2006, connu sous l'appellation PSA 2006-2008. Le nouveau plan ne devant être diffusé que courant février, on se contentera donc à ce stade de la présentation qu'en fait le CEMA. Il rappelle en préambule que ce document s'intègre dans une dynamique initiée par le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, en 2008, et par l'application au monde de la défense de la Révision générale des politique publiques RGPP, ce qui en fait une réforme dont l'ampleur n'a pas été vue depuis celle de Pierre Messmer (ancien ministre de la Défense du général de Gaulle, ndlr), consécutive à la guerre d'Algérie.
Ce plan n'est pas à horizon trop lointain : il vise à définir le cadre stratégique général dans lequel évolueront les armées en 2015, dans quatre ans. "Cette vision stratégique, précise le CEMA, prend la forme d'une intention d'ordre opérationnel que nous maîtrisons parfaitement." L'ambition n'a d'ailleurs rien d'irréaliste, puisqu'il s'agit de "disposer en 2015 d'un outil militaire adapté aux ambitions de la France, apte à faire face à une surprise stratégique et assurant au quotidien, y compris en phase transitoire, les engagements opérationnels nationaux et multinationaux". Lesquels sont définis par trois axes. Le premier vise à "garantir la défense de la France et la protection de ses intérêts stratégiques". En second lieu, il s'agira de mieux remplir les missions confiées par le gouvernement avec moins d'hommes, moins de matériel et moins d'argent, ce qui se traduit par ... lire la suite de l'article sur Lepoint.fr
http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/jean-guisnel/un-nouveau-plan-strategique-pour-les-armees-29-01-2011-133327_53.php
Dans sa livraison de février (n° 737), Revue Défense nationale publie une présentation du nouveau plan stratégique des armées par son inspirateur, l'amiral Édouard Guillaud, chef d'état-major des armées. Ce plan succède à celui qui avait été publié en juin 2006, connu sous l'appellation PSA 2006-2008. Le nouveau plan ne devant être diffusé que courant février, on se contentera donc à ce stade de la présentation qu'en fait le CEMA. Il rappelle en préambule que ce document s'intègre dans une dynamique initiée par le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, en 2008, et par l'application au monde de la défense de la Révision générale des politique publiques RGPP, ce qui en fait une réforme dont l'ampleur n'a pas été vue depuis celle de Pierre Messmer (ancien ministre de la Défense du général de Gaulle, ndlr), consécutive à la guerre d'Algérie.
Ce plan n'est pas à horizon trop lointain : il vise à définir le cadre stratégique général dans lequel évolueront les armées en 2015, dans quatre ans. "Cette vision stratégique, précise le CEMA, prend la forme d'une intention d'ordre opérationnel que nous maîtrisons parfaitement." L'ambition n'a d'ailleurs rien d'irréaliste, puisqu'il s'agit de "disposer en 2015 d'un outil militaire adapté aux ambitions de la France, apte à faire face à une surprise stratégique et assurant au quotidien, y compris en phase transitoire, les engagements opérationnels nationaux et multinationaux". Lesquels sont définis par trois axes. Le premier vise à "garantir la défense de la France et la protection de ses intérêts stratégiques". En second lieu, il s'agira de mieux remplir les missions confiées par le gouvernement avec moins d'hommes, moins de matériel et moins d'argent, ce qui se traduit par ... lire la suite de l'article sur Lepoint.fr
http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/jean-guisnel/un-nouveau-plan-strategique-pour-les-armees-29-01-2011-133327_53.php
samedi 29 janvier 2011
Toulon : Inauguration de la plus grande Base de défense française
Créée le 1er janvier, la Base de défense de Toulon, la plus importante du genre en France, a été inaugurée hier matin. Cette BdD, commandée par le contre-amiral Denis Béraud, est chargée du soutien de toutes les unités de la Marine nationale et de l'armée de Terre dans la région toulonnaise, de Cuers à Six-Fours. Celles-ci sont, ainsi, soulagées de leur tâches de soutien (habillement, alimentation, informatique, administration...), pour se concentrer sur leurs missions opérationnelles. Ce dispositif interarmées vise, notamment, à réaliser des économies par la mutualisation des moyens.
La BdD de Toulon, plus grande des 60 Bases de défense françaises (51 en métropole et 9 en outre-mer et à l'étranger), est composée de 23.400 personnes, dont 15.000 issues de la marine. Elle compte également plusieurs directions régionales d'organismes interarmées.
http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=115184
La BdD de Toulon, plus grande des 60 Bases de défense françaises (51 en métropole et 9 en outre-mer et à l'étranger), est composée de 23.400 personnes, dont 15.000 issues de la marine. Elle compte également plusieurs directions régionales d'organismes interarmées.
http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=115184
vendredi 28 janvier 2011
jeudi 27 janvier 2011
Afghanistan : police afghane et gendarmes français
Ville de Surobi, cinquante kilomètres à l’est de Kaboul : dans la rue principale, c’est jour de marché. Les badauds s’affairent et les enfants suivent en s’amusant un groupe. Il s’agit d’une patrouille de la police nationale afghane, accompagnée des gendarmes français des POMLT (police operational mentoring and liaison team ).
mercredi 26 janvier 2011
Concert de l’orchestre principal de l’armée de Terre
Venez assister au 1er concert de l’orchestre principal de l’armée de Terre le 4 février 2011 à Paris. De grands classiques interprétés par des musiciens militaires : Carmen de Bizet, Le Boléro de Ravel…
Les musiciens de l’orchestre principal de l’armée de Terre (OPAT) se produisent pour un concert exceptionne l à l’école militaire à Paris, le vendredi 4 février 2011. Sous la direction du chef de musique hors classe Jean-Michel Sorlin , cet orchestre de création récente vous propose de grands classiques, avec la participation du chef d’orchestre et interprète Elisabeth Cooper .
Les musiciens de l’OPAT sont issus de différentes formations musicales de l’armée de Terre. Ils interpréteront pour vous des extraits de Carmen de Georges Bizet, du Boléro de Maurice Ravel, mais aussi d’œuvres de Gounod, Bach ou Rimski-Korsakov.
Demandez une invitation pour 2 personnes ou plus au 01 42 19 52 43. Les familles, amis et enfants sont cordialement invités. Places limitées.
> Concert de l’orchestre principal de l’armée de Terre
4 février 2011 à 20h
Amphithéâtre Foch – École militaire
1, place Joffre 75007 Paris
Les militaires peuvent venir en T21 ou en civil pour faciliter leur déplacement à l’issue du concert. Tenue de ville pour les civils.
http://www.defense.gouv.fr/terre/actu-terre/concert-de-l-orchestre-principal-de-l-armee-de-terre
Les musiciens de l’orchestre principal de l’armée de Terre (OPAT) se produisent pour un concert exceptionne l à l’école militaire à Paris, le vendredi 4 février 2011. Sous la direction du chef de musique hors classe Jean-Michel Sorlin , cet orchestre de création récente vous propose de grands classiques, avec la participation du chef d’orchestre et interprète Elisabeth Cooper .
Les musiciens de l’OPAT sont issus de différentes formations musicales de l’armée de Terre. Ils interpréteront pour vous des extraits de Carmen de Georges Bizet, du Boléro de Maurice Ravel, mais aussi d’œuvres de Gounod, Bach ou Rimski-Korsakov.
Demandez une invitation pour 2 personnes ou plus au 01 42 19 52 43. Les familles, amis et enfants sont cordialement invités. Places limitées.
> Concert de l’orchestre principal de l’armée de Terre
4 février 2011 à 20h
Amphithéâtre Foch – École militaire
1, place Joffre 75007 Paris
Les militaires peuvent venir en T21 ou en civil pour faciliter leur déplacement à l’issue du concert. Tenue de ville pour les civils.
http://www.defense.gouv.fr/terre/actu-terre/concert-de-l-orchestre-principal-de-l-armee-de-terre
mardi 25 janvier 2011
lundi 24 janvier 2011
Un décret qui choque les anciens combattants
Les anciens combattants ne sont pas tous traités au même régime. Un récent décret limite la reconnaissance et les pensions de certains d'entre eux.
LES fusils se sont tus depuis près d'un demi-siècle pour les participants à ce qui fut longtemps appelé pudiquement « Les opérations de maintien de l'ordre en Afrique du Nord ». Malgré la reconnaissance, faisant suite à la loi du 18 octobre, de caractère de guerre de ces « événements », Jacques Léger, président du Comité d'entente de Laon et ses amis ont l'impression d'avoir reçu une nouvelle gifle avec le décret du 29 juillet 2010.
Une disposition limite la prise en compte du bénéfice de la campagne double aux pensions liquidées à compter du 19 octobre 1999.
« Autant dire que pratiquement aucun ancien combattant n'est concerné, qu'il s'agit des cheminots pour la plupart mis à la retraite d'office à 50 ou 55 ans, donc bien avant 1999, mais aussi de militaires de carrière eux-mêmes, de l'ensemble de personnels relevant de collectivités locales… » Une campagne double accordée, rappelons-le, sans aucune restriction à tous les conflits antérieurs et postérieurs à la guerre d'Algérie.
Devoir de mémoire
Si les associations formant le Comité d'entente voient leurs responsables vieillir et leurs rangs se clairsemer, les anciens combattants - omniprésents sur les cérémonies commémoratives, les manifestations organisées par la municipalité et la préfecture - sont attachés à la notion de devoir de mémoire. À défaut d'être d'accord sur tout, « les associations membres de l'Entente sont, insiste Daniel Léger, constituées de citoyens qui, à une période de leur vie, ont répondu à l'appel de la Nation pour défendre son territoire et ses intérêts. » Et de revenir sur le baptême de deux résidences du nom de deux habitants du quartier tués en Algérie, qui restera un acte citoyen d'hommage très important. « Vous êtes la mémoire, les éducateurs de nos enfants, et vous êtes là pour témoigner comme une chandelle toujours allumée », déclarait Fawaz Karimet.
« Il est important de sensibiliser les jeunes générations, d'impliquer les scolaires dans l'élaboration de projets portant sur le devoir de mémoire qui se transmet. Dès demain, je serai au boulot sur ce sujet au sein de la 4e commission du conseil général », argumentait Thierrry Delerot.
« J'ai, moi aussi, un père frustré par cette période couperet et éprouvant le sentiment de ne pas être reconnu. Merci pour votre engagement », déclarait Christophe Coulon.
Antoine Lefèvre parlait de « décision incompréhensible du Conseil d'Etat pour la campagne double à l'égard de ceux ayant donné les plus belles années de leur jeunesse, voire de leur vie […] Est-ce qu'on en aura fini un jour avec la guerre d'Algérie ? »
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/un-decret-qui-choque-les-anciens-combattants
LES fusils se sont tus depuis près d'un demi-siècle pour les participants à ce qui fut longtemps appelé pudiquement « Les opérations de maintien de l'ordre en Afrique du Nord ». Malgré la reconnaissance, faisant suite à la loi du 18 octobre, de caractère de guerre de ces « événements », Jacques Léger, président du Comité d'entente de Laon et ses amis ont l'impression d'avoir reçu une nouvelle gifle avec le décret du 29 juillet 2010.
Une disposition limite la prise en compte du bénéfice de la campagne double aux pensions liquidées à compter du 19 octobre 1999.
« Autant dire que pratiquement aucun ancien combattant n'est concerné, qu'il s'agit des cheminots pour la plupart mis à la retraite d'office à 50 ou 55 ans, donc bien avant 1999, mais aussi de militaires de carrière eux-mêmes, de l'ensemble de personnels relevant de collectivités locales… » Une campagne double accordée, rappelons-le, sans aucune restriction à tous les conflits antérieurs et postérieurs à la guerre d'Algérie.
Devoir de mémoire
Si les associations formant le Comité d'entente voient leurs responsables vieillir et leurs rangs se clairsemer, les anciens combattants - omniprésents sur les cérémonies commémoratives, les manifestations organisées par la municipalité et la préfecture - sont attachés à la notion de devoir de mémoire. À défaut d'être d'accord sur tout, « les associations membres de l'Entente sont, insiste Daniel Léger, constituées de citoyens qui, à une période de leur vie, ont répondu à l'appel de la Nation pour défendre son territoire et ses intérêts. » Et de revenir sur le baptême de deux résidences du nom de deux habitants du quartier tués en Algérie, qui restera un acte citoyen d'hommage très important. « Vous êtes la mémoire, les éducateurs de nos enfants, et vous êtes là pour témoigner comme une chandelle toujours allumée », déclarait Fawaz Karimet.
« Il est important de sensibiliser les jeunes générations, d'impliquer les scolaires dans l'élaboration de projets portant sur le devoir de mémoire qui se transmet. Dès demain, je serai au boulot sur ce sujet au sein de la 4e commission du conseil général », argumentait Thierrry Delerot.
« J'ai, moi aussi, un père frustré par cette période couperet et éprouvant le sentiment de ne pas être reconnu. Merci pour votre engagement », déclarait Christophe Coulon.
Antoine Lefèvre parlait de « décision incompréhensible du Conseil d'Etat pour la campagne double à l'égard de ceux ayant donné les plus belles années de leur jeunesse, voire de leur vie […] Est-ce qu'on en aura fini un jour avec la guerre d'Algérie ? »
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/un-decret-qui-choque-les-anciens-combattants
dimanche 23 janvier 2011
Ecole de guerre : Alain Juppé préside la cérémonie officialisant le nouveau nom de ce haut lieu de la formation militaire
C’est à l’occasion de la cérémonie de baptême de la 18e promotion du Collège interarmées de Défense (CID), dans la Cour d’honneur de l’Ecole militaire, à Paris, qu’Alain Juppé, ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, a officialisé le changement de nom de l’institution, qui reprend l’appellation d’Ecole de guerre.
Pour le ministre d’Etat, ce changement de nom permet de « réaffirmer l’identité de cette école du savoir et de la décision ». Il a aussi rappelé que « cette institution est indispensable au succès des armes de la France ».
L’amiral Edouard Guillaud, chef d’Etat-major des armées, s’est ensuite adressé aux stagiaires, sur le choix de « Général de Gaulle » comme nom de baptême. Selon lui, la promotion 2010-2011 « revendique l’honneur de servir à l’image d’un homme de devoir, d’un homme de caractère, d’un homme d’exception ».
Succédant ainsi au CID, l’Ecole de guerre reste l’institution clé qui prépare les officiers supérieurs des armées françaises (Terre, Air, Marine, Gendarmerie et Services), amies et alliées, à assumer des responsabilités d’état-major, de commandement et de direction, au sein de leur armée d’appartenance, ainsi que dans les organismes et états-majors interarmées ou interalliés, sous la direction du général (Air) Pascal Valentin.
L’enseignement y est divisé en quatre grands domaines : l’analyse prospective sur l’Europe et le monde, la stratégie et l’art de la guerre, les actions interministérielles et de sécurité, ainsi que le management et la défense.La promotion actuelle regroupe 337 stagiaires issus des trois armées et de la gendarmerie, parmi lesquels 101 militaires étrangers représentant 72 nationalités différentes.
http://www.defense.gouv.fr/ministre/actualite-du-ministre/alain-juppe-officialise-le-changement-de-nom-du-cid-pour-ecole-de-guerre
Pour le ministre d’Etat, ce changement de nom permet de « réaffirmer l’identité de cette école du savoir et de la décision ». Il a aussi rappelé que « cette institution est indispensable au succès des armes de la France ».
L’amiral Edouard Guillaud, chef d’Etat-major des armées, s’est ensuite adressé aux stagiaires, sur le choix de « Général de Gaulle » comme nom de baptême. Selon lui, la promotion 2010-2011 « revendique l’honneur de servir à l’image d’un homme de devoir, d’un homme de caractère, d’un homme d’exception ».
Succédant ainsi au CID, l’Ecole de guerre reste l’institution clé qui prépare les officiers supérieurs des armées françaises (Terre, Air, Marine, Gendarmerie et Services), amies et alliées, à assumer des responsabilités d’état-major, de commandement et de direction, au sein de leur armée d’appartenance, ainsi que dans les organismes et états-majors interarmées ou interalliés, sous la direction du général (Air) Pascal Valentin.
L’enseignement y est divisé en quatre grands domaines : l’analyse prospective sur l’Europe et le monde, la stratégie et l’art de la guerre, les actions interministérielles et de sécurité, ainsi que le management et la défense.La promotion actuelle regroupe 337 stagiaires issus des trois armées et de la gendarmerie, parmi lesquels 101 militaires étrangers représentant 72 nationalités différentes.
http://www.defense.gouv.fr/ministre/actualite-du-ministre/alain-juppe-officialise-le-changement-de-nom-du-cid-pour-ecole-de-guerre
samedi 22 janvier 2011
NE LES OUBLIEZ PAS
Pour la deuxième fois en moins de trois mois, Oussama Ben Laden menace la France. Dans un message audio diffusé par la chaîne de télévision qatarienne Al-Jazira, le chef d'al-Qaida s'en prend directement à Nicolas Sarkozy et avertit que le « refus » de ce dernier de retirer nos troupes d'Afghanistan « est le résultat de son suivisme de l'Amérique et que ce refus est un feu vert pour tuer vos prisonniers ». C'est la première fois qu'Oussama Ben Laden lie directement le sort des journalistes Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier – retenus en otage depuis plus d'un an – au retrait de la France en Afghanistan. Cette communication du leader islamiste est aussi un sérieux avertissement adressé aux 3.800 soldats français déployés par Paris dans ce pays. Un contingent qui a déjà payé un lourd tribut à la guerre contre le terrorisme. Monique Panezyck est la mère de l'un de ces 53 militaires français morts dans en terre afghane depuis 2003. Elle a accepté de nous recevoir chez elle et évoque cette blessure dont elle ne se remettra jamais. « Il était ma raison de vivre. Avant de partir, en me serrant fort contre lui, mon fils m'avait pourtant dit : "Maman, je te promets, je reviendrai". » Le caporal Jean-Nicolas Panezyck est mort en Afghanistan le 23 août 2010 dans la vallée de Bedraou lors de l'opération Palmir.
L'annonce
« En cas de malheur, je connaissais la procédure. Si le soldat est blessé en mission, l'armée prévient sa famille par téléphone. Mais s'il est mort, ils se déplacent directement. Le 23 août, j'étais en vacances dans la famille de la petite amie de mon fils. Alors quand j'ai reçu ce coup de fil de l'armée pour me demander où je me trouvais précisément, j'ai immédiatement compris que je ne reverrai jamais mon bébé. Je me suis précipitée sur Internet et j'ai vu les messages de condoléances... Ce fut le grand trou noir. Je me souviens juste d'avoir attendu, agrippée au portail, l'arrivée de cet officier, un homme froid comme la mort qu'il m'annonçait.
Les cérémonies
« Puis on m'a conduite à Fréjus pour rejoindre le 21e Rima, d'où étaient issus mon fils et le lieutenant Mezzasalma qui avait aussi été tué lors de l'opération de désengagement. Nous sommes repartis en avion militaire vers Le Bourget, puis à Roissy où les corps devaient arriver. Là, j'ai vu ces deux cercueils sortir de l'avion. Il y a eu les honneurs militaires sur le tarmac. Ensuite, nous sommes repartis sur Fréjus pour les honneurs nationaux en présence du président de la République, Nicolas Sarkozy. Pour mon fils, j'ai tenu bon. Ce fut très éprouvant.
« Ce sont tous des héros »
« Jean-Nicolas a été décoré de la Légion d'honneur. On me dit : "Votre fils est mort en héros." Mais à quoi bon ? Il faut qu'il revienne mort pour être reconnu. Tous ces jeunes soldats qui partent en Afghanistan méritent de la recevoir. Une fois, mon fils m'avait dit au téléphone que s'il prenait du galon pour cette mission, c'est qu'il ne serait plus là ! Le lendemain de la mort de Jean-Nicolas et de Lorenzo Mezzasalma, alors que les soldats étaient encore sous le choc, le groupe a quand même été envoyé en opération extérieure. Ces jeunes soldats ne sont pas considérés. Ils ne montent même pas en grade alors qu'ils ont connu le feu dans une mission aussi difficile. Ça me scandalise !
Un deuil impossible
« Aujourd'hui, il ne me reste plus rien. J'ai perdu mon fils unique, le moteur de ma vie... A 25 ans, il n'a pas eu le temps de fonder une famille. C'est le néant. Parfois j'oublie. J'entends le téléphone sonner et je crois que c'est lui. Chaque jour, je lui rends visite sur sa tombe, je lui parle. Cette semaine, un jeune homme était là, prostré. Quand il s'est tourné vers moi, il était en pleurs. C'était un camarade d'armes de Jean-Nicolas. Il avait profité d'une permission pour venir se recueillir sur sa tombe. Ça m'a bouleversée. Aujourd'hui, un autre de ses amis m'a téléphoné pour me demander s'il pouvait venir. Je sais que mon fils vit encore dans le cœur de ses camarades. Ces marques d'amitié sont pour moi des cadeaux précieux. »
La France en Afghanistan
11 septembre 2011. Attentats d'al-Qaida contre le World Trade Center à New York et le Pentagone à Washington.
15 Novembre 2001. Déploiement à Mazar-e-Sharif du 21e Rima.
Eté 2003. Sommet du G7 à Evian, Jacques Chirac décide d'envoyer des forces spéciales en Afghanistan.
18 août 2008. Dix soldats français sont tués dans une embuscade tendue dans la vallée d'Uzbin. 21 autres sont blessés.
La France compte actuellement près de 3.800 soldats en Afghanistan.
Depuis le début des opérations en 2001, 53 militaires français sont morts dans le pays, dont 16 pour la seule année 2010, la plus meurtrière pour la France.
Cela représente 2,4 % des pertes de la coalition (2.279 morts).
Le taux de perte, qui représente le nombre de soldats tués par rapport aux troupes déployées, est de 0,25 %.
105.000 € : c'est ce que coûte par an un soldat sur place.
1,3 million d'euros, c'est le coût quotidien de l'engagement des forces françaises en Afghanistan
http://www.francesoir.fr/actualite/societe/l’aghanistan-m’-pris-mon-fils-66261.html
L'annonce
« En cas de malheur, je connaissais la procédure. Si le soldat est blessé en mission, l'armée prévient sa famille par téléphone. Mais s'il est mort, ils se déplacent directement. Le 23 août, j'étais en vacances dans la famille de la petite amie de mon fils. Alors quand j'ai reçu ce coup de fil de l'armée pour me demander où je me trouvais précisément, j'ai immédiatement compris que je ne reverrai jamais mon bébé. Je me suis précipitée sur Internet et j'ai vu les messages de condoléances... Ce fut le grand trou noir. Je me souviens juste d'avoir attendu, agrippée au portail, l'arrivée de cet officier, un homme froid comme la mort qu'il m'annonçait.
Les cérémonies
« Puis on m'a conduite à Fréjus pour rejoindre le 21e Rima, d'où étaient issus mon fils et le lieutenant Mezzasalma qui avait aussi été tué lors de l'opération de désengagement. Nous sommes repartis en avion militaire vers Le Bourget, puis à Roissy où les corps devaient arriver. Là, j'ai vu ces deux cercueils sortir de l'avion. Il y a eu les honneurs militaires sur le tarmac. Ensuite, nous sommes repartis sur Fréjus pour les honneurs nationaux en présence du président de la République, Nicolas Sarkozy. Pour mon fils, j'ai tenu bon. Ce fut très éprouvant.
« Ce sont tous des héros »
« Jean-Nicolas a été décoré de la Légion d'honneur. On me dit : "Votre fils est mort en héros." Mais à quoi bon ? Il faut qu'il revienne mort pour être reconnu. Tous ces jeunes soldats qui partent en Afghanistan méritent de la recevoir. Une fois, mon fils m'avait dit au téléphone que s'il prenait du galon pour cette mission, c'est qu'il ne serait plus là ! Le lendemain de la mort de Jean-Nicolas et de Lorenzo Mezzasalma, alors que les soldats étaient encore sous le choc, le groupe a quand même été envoyé en opération extérieure. Ces jeunes soldats ne sont pas considérés. Ils ne montent même pas en grade alors qu'ils ont connu le feu dans une mission aussi difficile. Ça me scandalise !
Un deuil impossible
« Aujourd'hui, il ne me reste plus rien. J'ai perdu mon fils unique, le moteur de ma vie... A 25 ans, il n'a pas eu le temps de fonder une famille. C'est le néant. Parfois j'oublie. J'entends le téléphone sonner et je crois que c'est lui. Chaque jour, je lui rends visite sur sa tombe, je lui parle. Cette semaine, un jeune homme était là, prostré. Quand il s'est tourné vers moi, il était en pleurs. C'était un camarade d'armes de Jean-Nicolas. Il avait profité d'une permission pour venir se recueillir sur sa tombe. Ça m'a bouleversée. Aujourd'hui, un autre de ses amis m'a téléphoné pour me demander s'il pouvait venir. Je sais que mon fils vit encore dans le cœur de ses camarades. Ces marques d'amitié sont pour moi des cadeaux précieux. »
La France en Afghanistan
11 septembre 2011. Attentats d'al-Qaida contre le World Trade Center à New York et le Pentagone à Washington.
15 Novembre 2001. Déploiement à Mazar-e-Sharif du 21e Rima.
Eté 2003. Sommet du G7 à Evian, Jacques Chirac décide d'envoyer des forces spéciales en Afghanistan.
18 août 2008. Dix soldats français sont tués dans une embuscade tendue dans la vallée d'Uzbin. 21 autres sont blessés.
La France compte actuellement près de 3.800 soldats en Afghanistan.
Depuis le début des opérations en 2001, 53 militaires français sont morts dans le pays, dont 16 pour la seule année 2010, la plus meurtrière pour la France.
Cela représente 2,4 % des pertes de la coalition (2.279 morts).
Le taux de perte, qui représente le nombre de soldats tués par rapport aux troupes déployées, est de 0,25 %.
105.000 € : c'est ce que coûte par an un soldat sur place.
1,3 million d'euros, c'est le coût quotidien de l'engagement des forces françaises en Afghanistan
http://www.francesoir.fr/actualite/societe/l’aghanistan-m’-pris-mon-fils-66261.html
vendredi 21 janvier 2011
L'armée française fait ses emplettes en Belgique
La direction générale de l'armement nous a confirmé mardi soir avoir passé commande de "plus de 10.000" mitrailleuses 7,62 mm modèle MAG 58 auprès du fabricant belge d'armes légères FN Herstal. Annoncé par la presse belge le 15 janvier, le contrat a en fait été signé le 15 décembre 2010, à la suite d'une compétition. La DGA ne souhaite pas préciser les autres parties prenantes mais aucune n'était française. La MAG 58 est un standard international, elle équipe déjà plusieurs dizaines d'armées dans le monde, dont celle des États-Unis.
Au total, les armées françaises devraient commander 10.881 exemplaires de cette arme, pour environ 100 millions d'euros, indiquent des sources belges, mais, à ce stade, seule une première tranche conditionnelle de 500 exemplaires a fait l'objet d'un contrat pour la seule armée de terre. Les premières armes devraient être livrées avant la fin de cette année.
La mitrailleuse MAG 58 est destinée à remplacer les AA52/ANF1 entrées en service au début des années 1960 et arrivées en bout de course. La nouvelle arme équipera les véhicules, mais sera convertible en version "débarquée", à l'aide d'un kit de conversion. Cette nouvelle arme est bien connue de l'armée française, puisqu'elle équipe déjà les hélicoptères EC725 et Cougar modernisés qui les emportent en sabord.
http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/jean-guisnel/l-armee-francaise-fait-ses-emplettes-en-belgique-18-01-2011-1285807_53.php
Au total, les armées françaises devraient commander 10.881 exemplaires de cette arme, pour environ 100 millions d'euros, indiquent des sources belges, mais, à ce stade, seule une première tranche conditionnelle de 500 exemplaires a fait l'objet d'un contrat pour la seule armée de terre. Les premières armes devraient être livrées avant la fin de cette année.
La mitrailleuse MAG 58 est destinée à remplacer les AA52/ANF1 entrées en service au début des années 1960 et arrivées en bout de course. La nouvelle arme équipera les véhicules, mais sera convertible en version "débarquée", à l'aide d'un kit de conversion. Cette nouvelle arme est bien connue de l'armée française, puisqu'elle équipe déjà les hélicoptères EC725 et Cougar modernisés qui les emportent en sabord.
http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/jean-guisnel/l-armee-francaise-fait-ses-emplettes-en-belgique-18-01-2011-1285807_53.php
jeudi 20 janvier 2011
Tchad, vers une possible évolution du dispositif Epervier
Alain Juppé s’est déclaré « ouvert à la discussion », suite à l’entretien accordé par le président tchadien Idriss Deby à la chaîne de télévision France 24, au cours duquel il a annoncé son souhait de voir le dispositif militaire français quitter N’Djamena.
« Nous sommes tout à fait ouverts à la discussion et cette discussion va s’ouvrir certainement à la fin de ce mois, avec la visite du Président Deby en France », a déclaré Alain Juppé, ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, en réponse à la volonté exprimée par le président tchadien de discuter du maintien du dispositif militaire français Epervier dans la capitale, N’Djamena, que ce dernier souhaite voir « démilitarisée ».
Cette déclaration du ministre a eu lieu au lendemain de sa visite au Tchad, où il représentait le Président de la République à l’occasion des commémorations du 50e anniversaire de l’indépendance de ce pays.
Alain Juppé avait auparavant déjà évoqué la possibilité de réorganiser le dispositif Epervier, lors d’une audition devant les députés de la Commission de la Défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale, le 21 décembre 2010.
Il avait alors déclaré que « la situation politique au Tchad nous permet d’envisager une évolution du dispositif Epervier. Le référendum d’autodétermination au sud Soudan est programmé pour le 9 janvier 2011. Si la situation se stabilise, nous pourrons faire évoluer le dispositif vers un pôle opérationnel de coopération, dont je ne peux à ce jour définir les contours exacts, mais qui changerait la nature de la mission ».
Le ministre avait également rappelé que « son positionnement [du dispositif Epervier] au cœur de l’Afrique présente un certain nombre d’avantages dont, par exemple, notre action dans la bande sahélo-saharienne. Il permet également de mettre des moyens en alerte au profit de crise comme la Côte-d’Ivoire, en complément des forces prépositionnées ».
http://www.defense.gouv.fr/actualites/articles2/tchad-vers-une-possible-evolution-du-dispositif-epervier
« Nous sommes tout à fait ouverts à la discussion et cette discussion va s’ouvrir certainement à la fin de ce mois, avec la visite du Président Deby en France », a déclaré Alain Juppé, ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, en réponse à la volonté exprimée par le président tchadien de discuter du maintien du dispositif militaire français Epervier dans la capitale, N’Djamena, que ce dernier souhaite voir « démilitarisée ».
Cette déclaration du ministre a eu lieu au lendemain de sa visite au Tchad, où il représentait le Président de la République à l’occasion des commémorations du 50e anniversaire de l’indépendance de ce pays.
Alain Juppé avait auparavant déjà évoqué la possibilité de réorganiser le dispositif Epervier, lors d’une audition devant les députés de la Commission de la Défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale, le 21 décembre 2010.
Il avait alors déclaré que « la situation politique au Tchad nous permet d’envisager une évolution du dispositif Epervier. Le référendum d’autodétermination au sud Soudan est programmé pour le 9 janvier 2011. Si la situation se stabilise, nous pourrons faire évoluer le dispositif vers un pôle opérationnel de coopération, dont je ne peux à ce jour définir les contours exacts, mais qui changerait la nature de la mission ».
Le ministre avait également rappelé que « son positionnement [du dispositif Epervier] au cœur de l’Afrique présente un certain nombre d’avantages dont, par exemple, notre action dans la bande sahélo-saharienne. Il permet également de mettre des moyens en alerte au profit de crise comme la Côte-d’Ivoire, en complément des forces prépositionnées ».
http://www.defense.gouv.fr/actualites/articles2/tchad-vers-une-possible-evolution-du-dispositif-epervier
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