Les handi-sportifs Franck Festor et Hervé Kieff ont terminé leur tour de France à vélo en tandem aux Invalides à Paris le 25 septembre 2010.
Frank Festor et Hervé Kieff, civils de la Défense dans la garnison de Metz, ont relié en moins de 3 semaines, 5 régions Terre en 15 étapes dans des garnisons.
Le samedi 25 septembre 2010, le général de corps d’armée Bruno Dary, gouverneur militaire de Paris (GMP), les a accueillis à Paris aux Invalides. Il a félicité les valeureux sportifs pour l’exemple et le message véhiculé à travers leur action : permettre un autre regard sur le handicap.
http://www.defense.gouv.fr/terre/actu-terre/handi-tour-de-france-arrivee-aux-invalides
Revue de presse de toutes les informations militaires française ...OTAN...vie des réservistes...vidéos des engagements en opérations extérieures...recrutement...
lundi 4 octobre 2010
dimanche 3 octobre 2010
Réforme de la Défense : « faire vivre la nouvelle organisation»
Hervé Morin a réuni prés de 600 acteurs clés de la réforme de la Défense pour dresser les perspectives des actions restant à mener dans le cadre de cette transformation majeure. Si de nombreuses étapes ont été franchies, reste le défi de « faire vivre la nouvelle organisation»
En clôture des 3es rencontres de la modernisation qui se sont déroulées dans l’amphithéâtre Foch de l’Ecole militaire, à Paris, le ministre de la Défense a remercié les 600 participants pour leur action quotidienne en faveur du changement. Il a également alertée l’assemblée sur le défi de « faire vivre [la] nouvelle organisation ».
Dans la matinée, en ouverture des rencontres, le chef d’état-major des armées, l’amiral Guillaud, avait souligné « la finalité de la transformation » qui est « opérationnelle, parce que notre finalité est opérationnelle ».
Plutôt que de réforme, le chef d’état-major parle d’ailleurs de « transformation », qui « doit être considérée comme une posture permanente d’adaptation, c’est-à-dire une adaptation des moyens aux circonstances ».
Toutefois, « le plus dur reste à faire », a averti Hervé Morin. « Réussir la professionnalisation du soutien et assurer la qualité du service rendu », sera un des principaux challenges de l’année 2011. « Vous allez devoir œuvrer dans un paysage complètement bouleversé, avec la généralisation des bases de défense au niveau local et avec la mise en place de la chaîne interarmées du soutien et des centres de services partagés au niveau régional », a expliqué le ministre aux responsables de la Défense.
Le ministre de la Défense a également rappelé l’importance de la concertation dans la conduite du changement, « je compte sur vous pour écouter, dialoguer et donner du sens à la tâche de chacun », a-t-il insisté auprès des cadres de la Défense. De même, il a appelé « chacun et chacune » à « continuer à donner le meilleur de lui-même au service de notre pays et de ses armées ».
http://www.defense.gouv.fr/actualites/articles2/reforme-de-la-defense-faire-vivre-la-nouvelle-organisation
En clôture des 3es rencontres de la modernisation qui se sont déroulées dans l’amphithéâtre Foch de l’Ecole militaire, à Paris, le ministre de la Défense a remercié les 600 participants pour leur action quotidienne en faveur du changement. Il a également alertée l’assemblée sur le défi de « faire vivre [la] nouvelle organisation ».
Dans la matinée, en ouverture des rencontres, le chef d’état-major des armées, l’amiral Guillaud, avait souligné « la finalité de la transformation » qui est « opérationnelle, parce que notre finalité est opérationnelle ».
Plutôt que de réforme, le chef d’état-major parle d’ailleurs de « transformation », qui « doit être considérée comme une posture permanente d’adaptation, c’est-à-dire une adaptation des moyens aux circonstances ».
Toutefois, « le plus dur reste à faire », a averti Hervé Morin. « Réussir la professionnalisation du soutien et assurer la qualité du service rendu », sera un des principaux challenges de l’année 2011. « Vous allez devoir œuvrer dans un paysage complètement bouleversé, avec la généralisation des bases de défense au niveau local et avec la mise en place de la chaîne interarmées du soutien et des centres de services partagés au niveau régional », a expliqué le ministre aux responsables de la Défense.
Le ministre de la Défense a également rappelé l’importance de la concertation dans la conduite du changement, « je compte sur vous pour écouter, dialoguer et donner du sens à la tâche de chacun », a-t-il insisté auprès des cadres de la Défense. De même, il a appelé « chacun et chacune » à « continuer à donner le meilleur de lui-même au service de notre pays et de ses armées ».
http://www.defense.gouv.fr/actualites/articles2/reforme-de-la-defense-faire-vivre-la-nouvelle-organisation
samedi 2 octobre 2010
3èmes rencontres de la modernisation de la Défense
Les 600 acteurs clés de la réforme du ministère de la Défense se réunissent aujourd’hui 30 septembre 2010 à l’Ecole militaire, pour les 3èmes rencontres de la modernisation. L’occasion pour ceux qui conduisent la transformation du ministère de confronter leurs expériences et d’échanger avec le ministre et les principaux responsables du ministère.
Depuis deux ans, le ministère s’est engagé dans une réforme de grande envergure.
Au-delà de l’adaptation du format des armées et de leurs équipements, requise par le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, la réforme du ministère doit permettre de dégager des marges de manœuvre budgétaires au profit de l’équipement des forces et de l’amélioration de la condition du personnel. Ces marges sont dégagées grâce à la rationalisation des dispositifs de soutien, à la modernisation des processus, à la simplification et à la dématérialisation de procédures qui s’appuient sur une architecture de systèmes d’information rénovée. Cet effort touche tous les volets du soutien.
Un des leviers majeurs pour la réussite de la réforme est la mobilisation des cadres du ministère chargés de la conduire et plus globalement celle de l’ensemble du personnel, civil et militaire. Assurer l’information, le dialogue et la concertation est un des objectifs permanents de la conduite de la réforme, et se concrétise selon de multiples modes d’action.
Dans ce cadre, le ministre de la Défense, Hervé Morin, a initié un rendez-vous annuel avec les hommes et les femmes qui expérimentent, définissent et mettent en œuvre au quotidien cette réforme «au moment où ces transformations vont devenir particulièrement visibles pour chacun, notamment dans sa vie quotidienne au sein des armées, directions et services».
Ces 3èmes rencontres de la modernisation ont pour but d’intégrer les préoccupations et les enjeux tels qu’ils sont perçus par les acteurs de terrain, de leur apporter les réponses et les informations dont ils ont besoin, permettant ainsi l’engagement de tous dans la réussite de la transformation du ministère.
http://www.defense.gouv.fr/actualites/articles2/3emes-rencontres-de-la-modernisation-de-la-defense
Depuis deux ans, le ministère s’est engagé dans une réforme de grande envergure.
Au-delà de l’adaptation du format des armées et de leurs équipements, requise par le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, la réforme du ministère doit permettre de dégager des marges de manœuvre budgétaires au profit de l’équipement des forces et de l’amélioration de la condition du personnel. Ces marges sont dégagées grâce à la rationalisation des dispositifs de soutien, à la modernisation des processus, à la simplification et à la dématérialisation de procédures qui s’appuient sur une architecture de systèmes d’information rénovée. Cet effort touche tous les volets du soutien.
Un des leviers majeurs pour la réussite de la réforme est la mobilisation des cadres du ministère chargés de la conduire et plus globalement celle de l’ensemble du personnel, civil et militaire. Assurer l’information, le dialogue et la concertation est un des objectifs permanents de la conduite de la réforme, et se concrétise selon de multiples modes d’action.
Dans ce cadre, le ministre de la Défense, Hervé Morin, a initié un rendez-vous annuel avec les hommes et les femmes qui expérimentent, définissent et mettent en œuvre au quotidien cette réforme «au moment où ces transformations vont devenir particulièrement visibles pour chacun, notamment dans sa vie quotidienne au sein des armées, directions et services».
Ces 3èmes rencontres de la modernisation ont pour but d’intégrer les préoccupations et les enjeux tels qu’ils sont perçus par les acteurs de terrain, de leur apporter les réponses et les informations dont ils ont besoin, permettant ainsi l’engagement de tous dans la réussite de la transformation du ministère.
http://www.defense.gouv.fr/actualites/articles2/3emes-rencontres-de-la-modernisation-de-la-defense
vendredi 1 octobre 2010
La marine française met un quatrième sous-marin nucléaire en service
La Marine nationale française a mis en service "très discrètement" fin septembre "le quatrième et dernier sous-marin nucléaire lanceur d'engins de nouvelle-génération" le Terrible et "le nouveau missile nucléaire balistique M51", a annoncé vendredi la quotidien économique La Tribune.
Selon le journal, "la Direction générale de l'armement a livré, coup sur coup, à la Marine deux équipements majeurs: le 20 septembre, le quatrième et dernier sous-marin nucléaire lanceur d'engins de nouvelle génération (SNLE-NG) de la classe du Triomphant, le Terrible. (...) Puis lundi 27, le nouveau missile nucléaire balistique M51".
"Ainsi armé, le Terrible est devenu le fer de lance de la nouvelle dissuasion nucléaire française", note la Tribune qui annonce également "la modernisation de grande ampleur" dont feront l'objet les trois premiers SNLE-NG (le Triomphant mis en service en 1997, le Téméraire et Vigilant en 2004).
Le Terrible a effectué son premier tir de M51 le 27 janvier 2010. Un tir effectué le 10 juillet avait permis la validation du système d'armes du sous-marin. Ce missile mer-sol, balistique-stratégique, est destiné aux SNLE-NG, à commencer par le Terrible, lancé en mars 2008, qui en recevra 16 exemplaires.
http://www.lepoint.fr/societe/la-marine-francaise-met-un-quatrieme-sous-marin-nucleaire-en-service-01-10-2010-1243690_23.php
Sous-marin nucléaire: Mise en service très discrète pour le Terrible
C'est le fer de lance de la nouvelle dissuasion nucléaire française...
La Marine nationale a mis en service «très discrètement» fin septembre «le quatrième et dernier sous-marin nucléaire lanceur d'engins de nouvelle-génération» le Terrible et «le nouveau missile nucléaire balistique M51» annonce La Tribune dans son édition de ce vendredi.
Une «modernisation de grande ampleur»
«Ainsi armé, le Terrible est devenu le fer de lance de la nouvelle dissuasion nucléaire française» note la Tribune qui annonce également «la modernisation de grande ampleur» dont feront l'objet les trois premiers SNLE-NG (le Triomphant mis en service en 1997, le Téméraire et le Vigilant en 2004).
Le Terrible a effectué son premier tir de M51 le 27 janvier 2010. Un tir effectué le 10 juillet dernier avait permis la validation du système d'arme du sous-marin. Ce missile mer-sol-balistique-stratégique est destiné aux SNLE-NG, à commencer par le Terrible, lancé en mars 2008, et qui en recevra 16 exemplaires.
http://www.20minutes.fr/article/603746/societe-sous-marin-nucleaire-mise-service-tres-discrete-terrible
La Marine nationale a mis en service «très discrètement» fin septembre «le quatrième et dernier sous-marin nucléaire lanceur d'engins de nouvelle-génération» le Terrible et «le nouveau missile nucléaire balistique M51» annonce La Tribune dans son édition de ce vendredi.
Une «modernisation de grande ampleur»
«Ainsi armé, le Terrible est devenu le fer de lance de la nouvelle dissuasion nucléaire française» note la Tribune qui annonce également «la modernisation de grande ampleur» dont feront l'objet les trois premiers SNLE-NG (le Triomphant mis en service en 1997, le Téméraire et le Vigilant en 2004).
Le Terrible a effectué son premier tir de M51 le 27 janvier 2010. Un tir effectué le 10 juillet dernier avait permis la validation du système d'arme du sous-marin. Ce missile mer-sol-balistique-stratégique est destiné aux SNLE-NG, à commencer par le Terrible, lancé en mars 2008, et qui en recevra 16 exemplaires.
http://www.20minutes.fr/article/603746/societe-sous-marin-nucleaire-mise-service-tres-discrete-terrible
Afghanistan: six soldats tués dans le sud
Six soldats des forces internationales ont été tués hier dans des attaques de talibans dans le sud de l'Afghanistan, ont annoncé le commandement des forces internationales et les autorités afghanes.
Trois militaires ont été tués par l'explosion d'une bombe artisanale et les trois autres dans des attaques séparées, ce qui porte à 547 le nombre de soldats étrangers tués en Afghanistan depuis le début de l'année, selon un décompte établi par l'AFP, basé sur celui du site internet indépendant icasualties.org.
Leur nationalité n'a pas été précisée mais la plupart des soldats de l'Isaf, la force internationale de l'Otan, déployés dans le sud du pays, coeur de l'insurrection talibane, sont américains, canadiens et britanniques.
Quatre civils afghans ont de leur côté été tués dans une opération menée dans l'est du pays par les forces internationales. Cet "incident tragique" a eu lieu dans le district d'Andar, dans la province de Ghazni, a indiqué l'Isaf dans un communiqué.
Des soldats afghans et de la coalition "ont été visés par des tirs d'armes légères provenant d'environ huit rebelles", a expliqué l'Isaf. Des tirs aériens en riposte "ont accidentellement touché un groupe de civils désarmés, tuant quatre personnes et en blessant trois autres", a ajouté l'Isaf qui a ouvert une enquête.
Au cours d'un autre incident dans le sud de l'Afghanistan, un véhicule piégé a explosé près d'un convoi des forces internationales, tuant trois Afghans qui se trouvaient à proximité, selon l'Isaf et les autorités afghanes. Aucun soldat étranger n'a été touché dans cet incident.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/10/01/97001-20101001FILWWW00325-afghanistan-six-soldats-tues-dans-le-sud.php
Trois militaires ont été tués par l'explosion d'une bombe artisanale et les trois autres dans des attaques séparées, ce qui porte à 547 le nombre de soldats étrangers tués en Afghanistan depuis le début de l'année, selon un décompte établi par l'AFP, basé sur celui du site internet indépendant icasualties.org.
Leur nationalité n'a pas été précisée mais la plupart des soldats de l'Isaf, la force internationale de l'Otan, déployés dans le sud du pays, coeur de l'insurrection talibane, sont américains, canadiens et britanniques.
Quatre civils afghans ont de leur côté été tués dans une opération menée dans l'est du pays par les forces internationales. Cet "incident tragique" a eu lieu dans le district d'Andar, dans la province de Ghazni, a indiqué l'Isaf dans un communiqué.
Des soldats afghans et de la coalition "ont été visés par des tirs d'armes légères provenant d'environ huit rebelles", a expliqué l'Isaf. Des tirs aériens en riposte "ont accidentellement touché un groupe de civils désarmés, tuant quatre personnes et en blessant trois autres", a ajouté l'Isaf qui a ouvert une enquête.
Au cours d'un autre incident dans le sud de l'Afghanistan, un véhicule piégé a explosé près d'un convoi des forces internationales, tuant trois Afghans qui se trouvaient à proximité, selon l'Isaf et les autorités afghanes. Aucun soldat étranger n'a été touché dans cet incident.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/10/01/97001-20101001FILWWW00325-afghanistan-six-soldats-tues-dans-le-sud.php
Le renseignement s’installe à Haguenau
Une cérémonie marquant l’installation de l’état-major de la brigade de renseignement au quartier Estienne d’Haguenau a eu lieu le 25 septembre 2010.
Situé initialement à Montigny-lès-Metz, l’état-major de la brigade de renseignement a rejoint sa nouvelle garnison cet été. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre des restructurations décidées par le chef d’état-major de l’armée de Terre, le général d’armée Elrick Irastorza.
Ainsi, le général commandant la brigade, le général de Barmon et son état-major rejoignent plusieurs unités de la brigade de renseignement, déjà stationnées à Haguenau : le 2e régiment de hussards , le 54e régiment de transmissions et le 28e groupe géographique . Le 44e régiment de transmissions est quant à lui stationné à Mutzig et le 61e régiment d’artillerie à Chaumont.
La brigade a pour mission d’assurer la préparation opérationnelle des modules de renseignement déployés dès le temps de paix dans le cadre de prévention des crises. Elle assure également la projection des centres de mise en œuvre du renseignement dans le cadre du règlement des crises ou des conflits régionaux.
http://www.defense.gouv.fr/terre/actu-terre/le-renseignement-s-installe-a-haguenau
Situé initialement à Montigny-lès-Metz, l’état-major de la brigade de renseignement a rejoint sa nouvelle garnison cet été. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre des restructurations décidées par le chef d’état-major de l’armée de Terre, le général d’armée Elrick Irastorza.
Ainsi, le général commandant la brigade, le général de Barmon et son état-major rejoignent plusieurs unités de la brigade de renseignement, déjà stationnées à Haguenau : le 2e régiment de hussards , le 54e régiment de transmissions et le 28e groupe géographique . Le 44e régiment de transmissions est quant à lui stationné à Mutzig et le 61e régiment d’artillerie à Chaumont.
La brigade a pour mission d’assurer la préparation opérationnelle des modules de renseignement déployés dès le temps de paix dans le cadre de prévention des crises. Elle assure également la projection des centres de mise en œuvre du renseignement dans le cadre du règlement des crises ou des conflits régionaux.
http://www.defense.gouv.fr/terre/actu-terre/le-renseignement-s-installe-a-haguenau
jeudi 30 septembre 2010
Le Charles de Gaulle part en Afghanistan
Le porte-avions nucléaires Charles de Gaulle quittera Toulon dans une quinzaine de jours pour une mission de quatre mois vers l'Océan Indien, dont six semaines au large du Pakistan, en appui de la coalition qui opèrent en Afghanistan, a annoncé jeudi la marine nationale.
Cette mission, dénommée "Agapanthe 10", a été présentée lors du point de presse du ministère de la Défense par le contre-amiral Jean-Louis Kérignard, commandant la Force aéro-maritime de réaction rapide. Lors de ce déploiement, prévu de mi-octobre au 21 février, le groupe aéronaval, constitué autour du Charles de Gaulle, comprendra deux frégates (Forbin et Tourville), un pétrolier-ravitailleur (Meuse) et un sous-marin nucléaire d'attaque (Améthyste). Le groupe aérien embarqué sur le porte-avions comptera 12 Super Etendard modernisés, 10 Rafale, 2 avions-radars Hawkeye et des hélicoptères.
Le groupe aéronaval croisera durant six semaines (mi-novembre à fin décembre) dans l'Océan Indien au large du Pakistan en soutien des opérations aériennes en Afghanistan, a précisé le contre-amiral Kérignard. Ainsi des Super-Etendard ou des Rafale, équipés d'un tout nouveau pod (cellule) de reconnaissance, pourront être engagés dans le ciel afghan depuis le porte-avions. "Les avions du Charles de Gaulle participeront aux opérations de la FIAS (Force internationale d'assistance et de sécurité en Afghanistan, ndlr) sous le contrôle opérationnel du chef d'état-major des armées l'amiral Edouard Guillaud", a précisé le contre-amiral Kérignard.
Durant ces six semaines, a ajouté l'officier, le groupe aéronaval français pourra fournir à la FIAS "une dizaine" de sorties par jour et travaillera "en coopération" avec le groupe aéronaval américain déployé dans la zone. Depuis son entrée en service en 2001, le Charles de Gaulle a effectué quatre opérations militaires majeures dans le conflit afghan qui l'ont conduit au large du Pakistan en 2001/2002, 2004, 2006 et 2007, pour des périodes de quatre à sept mois. L'Afghanistan ne compte pas de façade maritime, mais les avions postés sur le Charles-de-Gaulle peuvent l'atteindre depuis l'océan Indien. Plus de 140.000 soldats des forces internationales, dont les deux tiers sont américains, sont déployés en Afghanistan, où l'insurrection des talibans gagne du terrain. En neuf mois, 2010 est déjà l'année la plus meurtrière pour les forces internationales avec 541 tués.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/30/97001-20100930FILWWW00530-le-charles-de-gaulle-part-en-afghanistan.php
Cette mission, dénommée "Agapanthe 10", a été présentée lors du point de presse du ministère de la Défense par le contre-amiral Jean-Louis Kérignard, commandant la Force aéro-maritime de réaction rapide. Lors de ce déploiement, prévu de mi-octobre au 21 février, le groupe aéronaval, constitué autour du Charles de Gaulle, comprendra deux frégates (Forbin et Tourville), un pétrolier-ravitailleur (Meuse) et un sous-marin nucléaire d'attaque (Améthyste). Le groupe aérien embarqué sur le porte-avions comptera 12 Super Etendard modernisés, 10 Rafale, 2 avions-radars Hawkeye et des hélicoptères.
Le groupe aéronaval croisera durant six semaines (mi-novembre à fin décembre) dans l'Océan Indien au large du Pakistan en soutien des opérations aériennes en Afghanistan, a précisé le contre-amiral Kérignard. Ainsi des Super-Etendard ou des Rafale, équipés d'un tout nouveau pod (cellule) de reconnaissance, pourront être engagés dans le ciel afghan depuis le porte-avions. "Les avions du Charles de Gaulle participeront aux opérations de la FIAS (Force internationale d'assistance et de sécurité en Afghanistan, ndlr) sous le contrôle opérationnel du chef d'état-major des armées l'amiral Edouard Guillaud", a précisé le contre-amiral Kérignard.
Durant ces six semaines, a ajouté l'officier, le groupe aéronaval français pourra fournir à la FIAS "une dizaine" de sorties par jour et travaillera "en coopération" avec le groupe aéronaval américain déployé dans la zone. Depuis son entrée en service en 2001, le Charles de Gaulle a effectué quatre opérations militaires majeures dans le conflit afghan qui l'ont conduit au large du Pakistan en 2001/2002, 2004, 2006 et 2007, pour des périodes de quatre à sept mois. L'Afghanistan ne compte pas de façade maritime, mais les avions postés sur le Charles-de-Gaulle peuvent l'atteindre depuis l'océan Indien. Plus de 140.000 soldats des forces internationales, dont les deux tiers sont américains, sont déployés en Afghanistan, où l'insurrection des talibans gagne du terrain. En neuf mois, 2010 est déjà l'année la plus meurtrière pour les forces internationales avec 541 tués.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/30/97001-20100930FILWWW00530-le-charles-de-gaulle-part-en-afghanistan.php
L'engagement de la France en Afghanistan lui coûtera 470 millions d'euros en 2010
L'engagement de la France en Afghanistan lui coûtera 470 millions d'euros en 2010, selon les données budgétaires communiquées par le ministère de la défense, mercredi 29 septembre. Cette dépense pèse pour moitié dans les opérations militaires extérieures menées par le pays. Elle est en croissance constante les dépenses pour l'Afghanistan s'élevaient à 387 millions d'euros en 2009 et 300 millions en 2008. Non que les armées aient déployé plus d'hommes dans ce conflit : ils sont officiellement 3750 soldats et 150 gendarmes.
En dépit du souhait des Américains, qui avaient fin 2009 demandé à leur allié français un renfort de 1500 hommes, le président Nicolas Sarkozy n'a pas concédé d'effort supplémentaire, hormis un petit contingent de 80 instructeurs qui, à partir de cet automne, devraient renforcer les équipes chargées de former l'armée nationale afghane.
L'augmentation des dépenses pour l'Afghanistan est donc dûe au lancement de programmes d'équipements d'urgence, au transport des troupes et du matériel, et à leur entretien. En cette fin d'année, s'ajoutera le déploiement du porte-avion Charles de Gaulle et de son groupe aéronaval au large du Pakistan.
Ces budgets restent sans commune mesure avec ceux des Etats-Unis (65 milliards de dollars en 2010 pour l'Afghanistan) ou de la Grande-Bretagne. Mais pour la France, le coût des opérations extérieures ne cesse de croître, tandis que le nombre d'hommes déployés dans le monde diminue.
867 MILLIONS D'EUROS EN 2010 POUR LES OPÉRATIONS EXTÉRIEURS
Les dépenses atteindront 867 millions d'euros en 2010 contre 528 millions d'euros en 2005. En cause : l'éloignement des 'théâtres d'opération', mais aussi la violence croissante des engagements. En Afghanistan notamment, cette réalité a nourri l'augmentation des dépenses de munitions et d'équipements des soldats.
Cette forte croissance des coûts avait, en 2009, alerté la mission d'évaluation et de contrôle de l'Assemblée nationale, qui avait réclamé une meilleure prévision budgétaire et une optimisation des moyens des armées.... lire la suite de l'article sur Le Monde.fr
http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/09/29/l-engagement-de-la-france-en-afghanistan-lui-coutera-470-millions-d-euros-en-2010_1417428_823448.html#xtor=AL-32280184
En dépit du souhait des Américains, qui avaient fin 2009 demandé à leur allié français un renfort de 1500 hommes, le président Nicolas Sarkozy n'a pas concédé d'effort supplémentaire, hormis un petit contingent de 80 instructeurs qui, à partir de cet automne, devraient renforcer les équipes chargées de former l'armée nationale afghane.
L'augmentation des dépenses pour l'Afghanistan est donc dûe au lancement de programmes d'équipements d'urgence, au transport des troupes et du matériel, et à leur entretien. En cette fin d'année, s'ajoutera le déploiement du porte-avion Charles de Gaulle et de son groupe aéronaval au large du Pakistan.
Ces budgets restent sans commune mesure avec ceux des Etats-Unis (65 milliards de dollars en 2010 pour l'Afghanistan) ou de la Grande-Bretagne. Mais pour la France, le coût des opérations extérieures ne cesse de croître, tandis que le nombre d'hommes déployés dans le monde diminue.
867 MILLIONS D'EUROS EN 2010 POUR LES OPÉRATIONS EXTÉRIEURS
Les dépenses atteindront 867 millions d'euros en 2010 contre 528 millions d'euros en 2005. En cause : l'éloignement des 'théâtres d'opération', mais aussi la violence croissante des engagements. En Afghanistan notamment, cette réalité a nourri l'augmentation des dépenses de munitions et d'équipements des soldats.
Cette forte croissance des coûts avait, en 2009, alerté la mission d'évaluation et de contrôle de l'Assemblée nationale, qui avait réclamé une meilleure prévision budgétaire et une optimisation des moyens des armées.... lire la suite de l'article sur Le Monde.fr
http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/09/29/l-engagement-de-la-france-en-afghanistan-lui-coutera-470-millions-d-euros-en-2010_1417428_823448.html#xtor=AL-32280184
CFIM : une formation plus efficace pour les engagés
La formation générale initiale (FGI) des engagés volontaires arrive à maturité grâce aux centres de formation initiale des militaires du rang (CFIM).
Jusqu’à présent, les militaires du rang étaient formés dans leur régiment d’incorporation. Depuis le 6 septembre 2010, chaque engagé volontaire de l’armée de Terre (EVAT) bénéficie d’une FGI homogène dans un des 10 CFIM opérationnels.
Placés sous la responsabilité des brigades, les CFIM, grâce à une formation améliorée et standardisée, devrait permettre de limiter certains départs précoces dus à une trop grande disparité de la formation, d’un régiment à l’autre. En 2011, 13 CFIM seront opérationnels.
« Ensemble, jusqu’au bout de l’engagement »
La 27e brigade d’infanterie de montagne (27e BIM) de Varces a ouvert l’un des trois centres expérimentaux en 2009. Le commandant Philippe Buffard-Morel, commandant le CFIM de la 27e BIM à Gap explique : « En un an, nous allons accueillir et former près de 1 000 engagés volontaires, soit 24 sections. Nous avons le devoir de l’exigence et de la responsabilité. Le CFIM, c’est à la fois une pédagogie des enseignements et le contrôle de la qualité du travail dispensé par l’encadrement ».
Une formation progressive
Socle commun d’enseignements, la FGI se déroule sur 12 semaines. Les jeunes recrues y acquièrent les rudiments du métier de soldat et se spécialiseront ensuite dans leur régiment. Le sport tient une place prépondérante dans cet enseignement. Le but est d’amener les engagés à pouvoir soutenir un effort intense et à s’adapter aux situations éprouvantes et exigeantes du métier de soldat. Pas à pas, pour devenir soldat, chacun va développer endurance, capacité musculaire, goût de la rusticité, du dépassement de soi, de la cohésion et de l’effort.
« Nos objectifs pédagogiques sont la progressivité et le respect de l’intégrité physique des futurs soldats, ne pas les mettre en échec, assurer leur sécurité et connaître leurs limites. La programmation des séances est adaptée, évolutive et spécifique », énonce le chef de la cellule sport du CFIM de la 27e BIM, le sergent Baptiste Pétin. « Les jeunes recrues passent une semaine en poste de montagne, partie spécifique au CFIM de la 27e BIM, pour s’aguerrir au milieu montagnard » ajoute-t-il.
http://www.defense.gouv.fr/terre/bloc-a-la-une/cfim-une-formation-plus-efficace-pour-les-engages
Jusqu’à présent, les militaires du rang étaient formés dans leur régiment d’incorporation. Depuis le 6 septembre 2010, chaque engagé volontaire de l’armée de Terre (EVAT) bénéficie d’une FGI homogène dans un des 10 CFIM opérationnels.
Placés sous la responsabilité des brigades, les CFIM, grâce à une formation améliorée et standardisée, devrait permettre de limiter certains départs précoces dus à une trop grande disparité de la formation, d’un régiment à l’autre. En 2011, 13 CFIM seront opérationnels.
« Ensemble, jusqu’au bout de l’engagement »
La 27e brigade d’infanterie de montagne (27e BIM) de Varces a ouvert l’un des trois centres expérimentaux en 2009. Le commandant Philippe Buffard-Morel, commandant le CFIM de la 27e BIM à Gap explique : « En un an, nous allons accueillir et former près de 1 000 engagés volontaires, soit 24 sections. Nous avons le devoir de l’exigence et de la responsabilité. Le CFIM, c’est à la fois une pédagogie des enseignements et le contrôle de la qualité du travail dispensé par l’encadrement ».
Une formation progressive
Socle commun d’enseignements, la FGI se déroule sur 12 semaines. Les jeunes recrues y acquièrent les rudiments du métier de soldat et se spécialiseront ensuite dans leur régiment. Le sport tient une place prépondérante dans cet enseignement. Le but est d’amener les engagés à pouvoir soutenir un effort intense et à s’adapter aux situations éprouvantes et exigeantes du métier de soldat. Pas à pas, pour devenir soldat, chacun va développer endurance, capacité musculaire, goût de la rusticité, du dépassement de soi, de la cohésion et de l’effort.
« Nos objectifs pédagogiques sont la progressivité et le respect de l’intégrité physique des futurs soldats, ne pas les mettre en échec, assurer leur sécurité et connaître leurs limites. La programmation des séances est adaptée, évolutive et spécifique », énonce le chef de la cellule sport du CFIM de la 27e BIM, le sergent Baptiste Pétin. « Les jeunes recrues passent une semaine en poste de montagne, partie spécifique au CFIM de la 27e BIM, pour s’aguerrir au milieu montagnard » ajoute-t-il.
http://www.defense.gouv.fr/terre/bloc-a-la-une/cfim-une-formation-plus-efficace-pour-les-engages
mercredi 29 septembre 2010
Saint-Michel veille toujours sur les paras
Le soleil a fini par réchauffer le carreau glacé de la pace Nationale hier matin où étaient stationnées les troupes du 17e RGP, les associations patriotiques et les élus pour commémorer la Saint-Michel, saint patron du régiment montalbanais et des paras en général.
Une cérémonie réglée au cordeau, émouvante et solennelle, que le régiment montalbanais organise chaque année. « Saint-Michel fut sans conteste le premier combattant aéroporté descendant du ciel et pourfendant les hordes infernales échappées de la géhenne. C'est donc tout naturellement que les parachutistes l'ont choisi pour saint patron », aiment à rappeler les paras.Au sommaire de cette cérémonie, ponctuée d'une allocution du colonel Poitou chef de corps du 17e RGP retraçant les grandes heures du régiment, une présentation au drapeau des engagés volontaires achevant leur formation initiale parachutiste à Caylus, la Marseillaise et la prière du para entonnée a capela par les troupes…
Les médaillés du jour Croix de la valeur militaireEtoile de bronze : Adj-chefEvenor; Serg-chefFouquet; SergentHugenell; Cap-chefZintz; Médaille d'or défense nationale étoile de bronze: Caporal Maurice-Bellay; Médaille défense nationale «or»: Adjudants Dejean et demol; Caporal-chefHouel;Médaille de la défense nationale «argent»: Adjudant Tardiff; Sergent Lionnet; Caporal-chef Lisma;
http://www.ladepeche.fr/article/2010/09/29/916283-Saint-Michel-veille-toujours-sur-les-paras.html
Une cérémonie réglée au cordeau, émouvante et solennelle, que le régiment montalbanais organise chaque année. « Saint-Michel fut sans conteste le premier combattant aéroporté descendant du ciel et pourfendant les hordes infernales échappées de la géhenne. C'est donc tout naturellement que les parachutistes l'ont choisi pour saint patron », aiment à rappeler les paras.Au sommaire de cette cérémonie, ponctuée d'une allocution du colonel Poitou chef de corps du 17e RGP retraçant les grandes heures du régiment, une présentation au drapeau des engagés volontaires achevant leur formation initiale parachutiste à Caylus, la Marseillaise et la prière du para entonnée a capela par les troupes…
Les médaillés du jour Croix de la valeur militaireEtoile de bronze : Adj-chefEvenor; Serg-chefFouquet; SergentHugenell; Cap-chefZintz; Médaille d'or défense nationale étoile de bronze: Caporal Maurice-Bellay; Médaille défense nationale «or»: Adjudants Dejean et demol; Caporal-chefHouel;Médaille de la défense nationale «argent»: Adjudant Tardiff; Sergent Lionnet; Caporal-chef Lisma;
http://www.ladepeche.fr/article/2010/09/29/916283-Saint-Michel-veille-toujours-sur-les-paras.html
Afghanistan: le "nid de frelons" de Tagab, objectif des forces françaises
Les soldats français en Afghanistan la surnomment le "nid de frelons", la "green zone" ou la "jungle". C'est un repaire d'insurgés, une zone interdite mais stratégique qu'ils entendent bien reprendre un jour ou l'autre.
Au fond de la vallée de Tagab, à une soixantaine de kilomètres à l'est de Kaboul, quelques dizaines de talibans déterminés ont trouvé refuge sur les rives d'un oued, à l'abri d'une végétation qui devient luxuriante l'été, dans une bande de deux à trois kilomètres de large et dix de long. Au-delà, s'étend la plaine aride puis les contreforts ocres et minéraux de l'Hindu Kush.
"La green zone est impénétrable, on peut être pris à partie à cinq ou dix mètres de distance à peu près partout", explique le colonel Jérôme Goisque, commandant de la "Task Force Bison" constituée des quelque 800 soldats français déployés dans le district de Surobi.
Une opération lancée début septembre a tourné court. Les forces françaises qui entendaient repérer des points de franchissement sur l'oued, la rivière Tagab, ont été stoppées net en lisière de la Green Zone et ont dû rebrousser chemin après plusieurs heures de combat.
Les insurgés, explique le colonel Goisque, se servaient de la population locale comme "bouclier humain". "Et dans ce cas, on s'interdit évidemment de riposter sauf si c'est le seul moyen de sauver la vie d'un groupe de soldats", souligne l'officier.
"Il n'est pas rare de voir des gamins transporter des munitions et des roquettes ou apparaître dans l'encadrement d'une fenêtre juste après qu'un insurgé a fait feu sur nous depuis la même fenêtre", explique le patron du 126e régiment d'infanterie de Brive-la-Gaillarde (centre de la France).
La Green Zone est un verrou sur l'axe Vermont, la route nord-sud qui emprunte la vallée de Tagab. S'il était sécurisé, cet axe stratégique pourrait devenir une nouvelle voie d'approvisionnement logistique pour la coalition, entre Islamabad, au Pakistan, et Kaboul.
Il permettrait aussi aux forces françaises de rétablir la liaison entre leurs deux zones de responsabilité, la Surobi, au sud de la vallée de Tagab, et la province de Kapisa, au nord. La plupart des 3.750 soldats français présents en Afghanistan y sont stationnés.
Depuis un an, plusieurs postes de combat ont été construits tout au long de la vallée de Tagab, prenant les insurgés en étau. Deux soldats français l'ont payé de leur vie. Mais le plus difficile reste à faire: pénétrer dans le "nid de frelons" et y prendre racine.
Sur le poste de combat avancé Hutnik - du nom d'un légionnaire tombé en avril - le capitaine Sébastien observe l'endroit aux jumelles. Le poste, ultime bastion des forces de l'Otan au sud de la zone, a été construit à l'hiver dernier à la faveur d'une accalmie.
"Mais depuis trois mois, la tension est remontée dans la zone avec le retour de l'été, la végétation plus dense et les insurgés revenus de l'étranger", déplore le capitaine Sébastien (l'armée française requiert l'anonymat, invoquant des questions de sécurité, ndlr).
Qui sont-ils? "Des locaux qui cherchent surtout à arrondir leurs fins de mois, des Pakistanais ou des Afghans passés par les écoles coraniques du Pakistan".
"En réalité, tous les fondamentalistes musulmans peuvent se retrouver ici, kosovars, arabes, tchétchènes", ajoute-t-il.
"C'était déjà comme ça avec les Russes, on n'a rien inventé", observe, philosophe, le jeune officier.
http://www.lepoint.fr/societe/afghanistan-le-nid-de-frelons-de-tagab-objectif-des-forces-francaises-28-09-2010-1242107_23.php
Au fond de la vallée de Tagab, à une soixantaine de kilomètres à l'est de Kaboul, quelques dizaines de talibans déterminés ont trouvé refuge sur les rives d'un oued, à l'abri d'une végétation qui devient luxuriante l'été, dans une bande de deux à trois kilomètres de large et dix de long. Au-delà, s'étend la plaine aride puis les contreforts ocres et minéraux de l'Hindu Kush.
"La green zone est impénétrable, on peut être pris à partie à cinq ou dix mètres de distance à peu près partout", explique le colonel Jérôme Goisque, commandant de la "Task Force Bison" constituée des quelque 800 soldats français déployés dans le district de Surobi.
Une opération lancée début septembre a tourné court. Les forces françaises qui entendaient repérer des points de franchissement sur l'oued, la rivière Tagab, ont été stoppées net en lisière de la Green Zone et ont dû rebrousser chemin après plusieurs heures de combat.
Les insurgés, explique le colonel Goisque, se servaient de la population locale comme "bouclier humain". "Et dans ce cas, on s'interdit évidemment de riposter sauf si c'est le seul moyen de sauver la vie d'un groupe de soldats", souligne l'officier.
"Il n'est pas rare de voir des gamins transporter des munitions et des roquettes ou apparaître dans l'encadrement d'une fenêtre juste après qu'un insurgé a fait feu sur nous depuis la même fenêtre", explique le patron du 126e régiment d'infanterie de Brive-la-Gaillarde (centre de la France).
La Green Zone est un verrou sur l'axe Vermont, la route nord-sud qui emprunte la vallée de Tagab. S'il était sécurisé, cet axe stratégique pourrait devenir une nouvelle voie d'approvisionnement logistique pour la coalition, entre Islamabad, au Pakistan, et Kaboul.
Il permettrait aussi aux forces françaises de rétablir la liaison entre leurs deux zones de responsabilité, la Surobi, au sud de la vallée de Tagab, et la province de Kapisa, au nord. La plupart des 3.750 soldats français présents en Afghanistan y sont stationnés.
Depuis un an, plusieurs postes de combat ont été construits tout au long de la vallée de Tagab, prenant les insurgés en étau. Deux soldats français l'ont payé de leur vie. Mais le plus difficile reste à faire: pénétrer dans le "nid de frelons" et y prendre racine.
Sur le poste de combat avancé Hutnik - du nom d'un légionnaire tombé en avril - le capitaine Sébastien observe l'endroit aux jumelles. Le poste, ultime bastion des forces de l'Otan au sud de la zone, a été construit à l'hiver dernier à la faveur d'une accalmie.
"Mais depuis trois mois, la tension est remontée dans la zone avec le retour de l'été, la végétation plus dense et les insurgés revenus de l'étranger", déplore le capitaine Sébastien (l'armée française requiert l'anonymat, invoquant des questions de sécurité, ndlr).
Qui sont-ils? "Des locaux qui cherchent surtout à arrondir leurs fins de mois, des Pakistanais ou des Afghans passés par les écoles coraniques du Pakistan".
"En réalité, tous les fondamentalistes musulmans peuvent se retrouver ici, kosovars, arabes, tchétchènes", ajoute-t-il.
"C'était déjà comme ça avec les Russes, on n'a rien inventé", observe, philosophe, le jeune officier.
http://www.lepoint.fr/societe/afghanistan-le-nid-de-frelons-de-tagab-objectif-des-forces-francaises-28-09-2010-1242107_23.php
mardi 28 septembre 2010
Afghanistan: Uzbin est toujours une zone de combats pour les soldats français
"Contact! Contact! Contact!", lance d'une voix tendue par le stress du combat un soldat dans sa radio. Sur les hauteurs de la vallée d'Uzbin, dans l'est de l'Afghanistan, une unité héliportée est prise sous le feu nourri des talibans.
Les armes automatiques crépitent. Un coup sourd suivi d'un long sifflement puis d'un nouveau coup sourd signale l'impact d'une roquette tirée par les insurgés. La mitrailleuse d'un blindé français riposte par de longues rafales de balles traçantes qui strient de traits rouge vif le ciel nocturne.
Un peu plus tard, mortiers de 120 mm et canons Caesar - des pièces d'artillerie lourde - entrent en action à partir des bases françaises voisines. Les positions insurgées sont "vitrifiées", résume un officier français.
Deux ans après l'embuscade qui avait fait dix morts dans les rangs français, le 18 août 2008, les confins de la vallée d'Uzbin, tout près de Kaboul, sont encore tout sauf un chemin pavé de roses.
Quelque 150 soldats français et une cinquantaine de militaires afghans ont participé mardi à l'opération "Doigts collés II", clin d'oeil phonétique au nom du village visé par l'opération, Dwakholeh.
Dans cette vallée, une nébuleuse de talibans locaux et pakistanais, de jihadistes tchétchènes et arabes mènent la vie dure aux forces afghanes et de l'Otan, selon les forces internationales. C'est d'ici que sont régulièrement tirés des obus en direction du poste de combat avancé Rocco, un fortin tenu par les Français.
Le 12 août, alors que les hommes du 126e régiment d'infanterie de Brive venaient d'y prendre la relève pour six mois, une roquette incendiaire s'est abattue au beau milieu du camp, sans faire de blessé.
Les attaques ont culminé samedi, jour des élections législatives. Trois roquettes ont explosé à proximité du poste. Une patrouille américaine a été prise sous le feu d'une quarantaine de talibans non loin de là. Et quatre des cinq bureaux de vote de la vallée ont dû garder portes closes.
Lancée deux jours plus tard, l'opération vise précisément à reconnaître les "zones de départ des tirs". Les militaires partent avant la levée du jour pour ménager autant que possible leur effet de surprise. Progressant à pied et en blindés, à flancs de ravins et sur des pistes écrasées de soleil, ils fouillent quelques habitations, fermes isolées ou maisons traditionnelles, tandis que des appareils américains - hélicoptères Kiowa et chasseurs F-15 - ainsi qu'un drone français se relaient pour assurer la couverture aérienne de l'opération.
Observant impassible la fouille de la ferme familial, Abdul Dari, un adolescent de 18 ans vêtu d'une tunique et d'une coiffe traditionnelles estime que tout cela "n'apportera rien de bon".
"Quand vous partirez, les talibans viendront pour nous demander ce que vous vouliez", explique-t-il.
Au fil des fouilles, les militaires découvrent deux kilos et demi d'explosifs, quelques grenades et des bobines de fil de cuivre, celui que les insurgés utilisent pour déclencher à distance des mines artisanales sur le passage des convois militaires alliés. "Ce sont les enfants qui les ont ramassés dans la montagne", assurent les villageois.
C'est au moment du désengagement des troupes, lorsqu'elles sont le plus vulnérable, que les talibans choisissent de passer à l'action, un grand classique ici.
L'échange de tirs terminé, les éléments français postés sur les crêtes sont à leur tour désengagés par un hélicoptère au coeur de la nuit, après le tir d'obus fumigènes. Aucun blessé n'est à déplorer dans les rangs français mais la vallée d'Uzbin a une nouvelle fois fait parler les armes.
http://www.lepoint.fr/societe/afghanistan-uzbin-est-toujours-une-zone-de-combats-pour-les-soldats-francais-27-09-2010-1241624_23.php
Les armes automatiques crépitent. Un coup sourd suivi d'un long sifflement puis d'un nouveau coup sourd signale l'impact d'une roquette tirée par les insurgés. La mitrailleuse d'un blindé français riposte par de longues rafales de balles traçantes qui strient de traits rouge vif le ciel nocturne.
Un peu plus tard, mortiers de 120 mm et canons Caesar - des pièces d'artillerie lourde - entrent en action à partir des bases françaises voisines. Les positions insurgées sont "vitrifiées", résume un officier français.
Deux ans après l'embuscade qui avait fait dix morts dans les rangs français, le 18 août 2008, les confins de la vallée d'Uzbin, tout près de Kaboul, sont encore tout sauf un chemin pavé de roses.
Quelque 150 soldats français et une cinquantaine de militaires afghans ont participé mardi à l'opération "Doigts collés II", clin d'oeil phonétique au nom du village visé par l'opération, Dwakholeh.
Dans cette vallée, une nébuleuse de talibans locaux et pakistanais, de jihadistes tchétchènes et arabes mènent la vie dure aux forces afghanes et de l'Otan, selon les forces internationales. C'est d'ici que sont régulièrement tirés des obus en direction du poste de combat avancé Rocco, un fortin tenu par les Français.
Le 12 août, alors que les hommes du 126e régiment d'infanterie de Brive venaient d'y prendre la relève pour six mois, une roquette incendiaire s'est abattue au beau milieu du camp, sans faire de blessé.
Les attaques ont culminé samedi, jour des élections législatives. Trois roquettes ont explosé à proximité du poste. Une patrouille américaine a été prise sous le feu d'une quarantaine de talibans non loin de là. Et quatre des cinq bureaux de vote de la vallée ont dû garder portes closes.
Lancée deux jours plus tard, l'opération vise précisément à reconnaître les "zones de départ des tirs". Les militaires partent avant la levée du jour pour ménager autant que possible leur effet de surprise. Progressant à pied et en blindés, à flancs de ravins et sur des pistes écrasées de soleil, ils fouillent quelques habitations, fermes isolées ou maisons traditionnelles, tandis que des appareils américains - hélicoptères Kiowa et chasseurs F-15 - ainsi qu'un drone français se relaient pour assurer la couverture aérienne de l'opération.
Observant impassible la fouille de la ferme familial, Abdul Dari, un adolescent de 18 ans vêtu d'une tunique et d'une coiffe traditionnelles estime que tout cela "n'apportera rien de bon".
"Quand vous partirez, les talibans viendront pour nous demander ce que vous vouliez", explique-t-il.
Au fil des fouilles, les militaires découvrent deux kilos et demi d'explosifs, quelques grenades et des bobines de fil de cuivre, celui que les insurgés utilisent pour déclencher à distance des mines artisanales sur le passage des convois militaires alliés. "Ce sont les enfants qui les ont ramassés dans la montagne", assurent les villageois.
C'est au moment du désengagement des troupes, lorsqu'elles sont le plus vulnérable, que les talibans choisissent de passer à l'action, un grand classique ici.
L'échange de tirs terminé, les éléments français postés sur les crêtes sont à leur tour désengagés par un hélicoptère au coeur de la nuit, après le tir d'obus fumigènes. Aucun blessé n'est à déplorer dans les rangs français mais la vallée d'Uzbin a une nouvelle fois fait parler les armes.
http://www.lepoint.fr/societe/afghanistan-uzbin-est-toujours-une-zone-de-combats-pour-les-soldats-francais-27-09-2010-1241624_23.php
lundi 27 septembre 2010
La dynamique de la guerre est «repassée du côté de l'Otan»
INTERVIEW EXCLUSIVE - Selon David Petraeus, le stratège en chef des forces internationales en Afghanistan, le nombre des opérations de commando s'est accru de manière spectaculaire.
Le général américain qui dirige les troupes de l'Otan en Afghanistan a accordé un entretien exclusif au Figaro.
LE FIGARO. - Mon général, sommes-nous en train de perdre la guerre en Afghanistan ?
David PETRAEUS. - Non.
Mais l'insurrection ne cesse de s'étendre ! Il y a cinq ans, elle se limitait au Sud. Aujourd'hui, elle est partout, au Nord, au Sud, à l'Ouest, à l'Est. Si vous prenez la route du Logar, les talibans sont à trente minutes de Kaboul…
Il est indéniable que l'insurrection s'est beaucoup étendue. Mais je vous dirai aussi que l'ISAF (force internationale d'assistance et de sécurité) et l'armée nationale afghane (ANA) ont commencé le processus de reconquête du terrain perdu. Parlons du Nord. Certes les talibans se sont infiltrés en force dans la province de Baghlan. Mais l'ISAF et l'ANA s'y déploient en ce moment, afin de les contrer. Dans la province de Kunduz, les talibans ont incontestablement accru leurs actions depuis un an. Mais nous nous attaquons actuellement très sérieusement à ce problème, en combinant quatre types d'actions : les opérations des forces spéciales visant à tuer ou capturer les commandants locaux des talibans ; les ratissages menés par les forces conventionnelles de l'Otan et l'ANA ; la mise en place de milices villageoises sous le contrôle de la police afghane ; le processus de réconciliation permettant à des tribus hostiles de rejoindre le giron du gouvernement afghan. À l'Ouest, dans la province de Baghdis, frontalière du Turkménistan, on pouvait dire, il y a quatre mois, que les talibans ne cessaient de gagner du terrain. Aujourd'hui, après une offensive combinant les quatre mêmes éléments, nous avons éjecté les talibans d'une vallée de 100 km de long ; et nous pensons que, dans cette province, nous avons repris la main sur l'ennemi. À Kaboul, où se concentre le sixième de la population afghane, la sécurité s'est nettement améliorée par rapport à l'année dernière, grâce au travail efficace de l'ANA, de la police afghane, du NDS (services secrets afghans), du commandement régional turc, tout cela, bien sûr, avec l'appui de nos forces spéciales.
Vous êtes donc en train de gagner la guerre ?
Quand on mène une guerre contre-insurrectionnelle, les notions de victoire ou de défaite sont très difficiles à appréhender. Dans ce type de conflit, gagner, c'est faire des progrès. Bien sûr que nous préférerions avoir pour mission de conquérir tel territoire, d'y planter notre drapeau au sommet de la plus haute montagne, et de revenir ensuite chez nous pour un défilé de la victoire. Mais, dans les conflits contemporains - qui sont asymétriques -, cela n'existe plus. Je pourrais passer des heures avec vous sur la carte pour vous prouver que la dynamique de la guerre est en train de repasser des mains des talibans et du réseau Haqqani (chef d'un mouvement pachtoun islamiste agissant contre l'Otan à partir de son sanctuaire de la zone tribale pakistanaise du Nord-Waziristan, NDLR) aux mains de l'Otan. Nous venons de recevoir le renfort de 30 000 hommes que le président Obama avait annoncé lors de son discours de West Point (décembre 2009, ndlr). Pour la première fois en Afghanistan, l'Otan dispose des moyens civils et militaires nécessaires pour conduire une campagne efficace de contre-insurrection.
Pour atteindre quel objectif ?
Nous sommes des réalistes. Nous ne rêvons pas de faire de l'Afghanistan une Suisse. Notre objectif est simple : parvenir à ce que le gouvernement afghan soit capable d'assurer lui-même sa sécurité, d'imposer par lui-même son autorité sur son territoire, afin que l'Afghanistan ne redevienne pas un sanctuaire pour al-Qaida et autres groupes terroristes islamistes transnationaux, comme il l'était avant les attentats du 11 septembre 2001. Nous ne sommes pas en Afghanistan pour y implanter notre modèle de société ou de développement. Les Afghans sont souverains chez eux : c'est à eux et pas à nous de décider comment ils veulent vivre dans le futur.
N'y a-t-il pas eu, au cours des derniers mois, un accroissement significatif des opérations menées par les forces spéciales ?
Vous avez raison. Le nombre de nos opérations de commando visant à tuer ou capturer, les uns après les autres, les chefs des unités insurrectionnelles, s'est accru de manière spectaculaire, à un point que je n'avais jamais vu dans toute ma carrière. Au cours des trois derniers mois, nous avons mené quelque 2.877 raids différents. Le bilan est le suivant : 269 commandants tués ou capturés ; 860 insurgés tués et 2.039 faits prisonniers. Lorsque le chef d'un groupe d'insurgés est tué et que, trois jours plus tard, nous parvenons à éliminer celui qui l'a remplacé - comme cela est déjà arrivé -, cela fait réfléchir les candidats potentiels à l'insurrection. Après un tel raid de commando, il nous faut intervenir immédiatement pour assurer que le territoire que contrôlait le groupe ennemi ne redevienne pas un sanctuaire pour l'insurrection. Nous y envoyons alors nos forces conventionnelles avec autant de partenaires afghans que possible. Le but est de réintégrer dans la société afghane les insurgés découragés. Dans les villages, après accord des chouras (assemblées traditionnelles où siègent les leaders tribaux et les barbes blanches afghanes, ndlr), nous installons des milices d'autoprotection contre les talibans, placées sous l'autorité du ministère de l'Intérieur afghan. Cette politique de réintégration des responsables locaux ne nous empêche pas de soutenir la politique de main tendue du gouvernement Karzaï à l'endroit des chefs talibans nationaux ayant renoncé à leurs liens avec le terrorisme international. Dernier élément de cette politique globale, nous avons conscience de l'importance du combat contre la corruption, afin d'accroître l'autorité morale du gouvernement afghan sur sa population.
Les forces spéciales françaises étaient très actives en Afghanistan en 2004 et 2005. Avez-vous l'intention de profiter du prochain sommet de l'Otan à Lisbonne pour demander à la France de les renvoyer sur le terrain ?
Non. J'outrepasserais mon rôle de soldat. Je n'ai pas à m'ingérer dans les décisions politiques des pays membres de l'Otan.
Pouvez-vous nous résumer votre stratégie militaire pour les mois à venir ?
C'est une stratégie de contre-insurrection, fondée sur la protection de la population afghane. Il s'agit de la séparer des insurgés irréductibles. Notre but est de détruire les sanctuaires dont les talibans se servent pour menacer la population. Il s'agit ensuite de permettre que se constitue une administration locale afghane efficace capable de gagner le cœur des habitants. À Marjah (province du Helmand), on ne vend plus de la drogue sur le marché, depuis notre opération de février dernier. La rentrée des classes s'est faite au lycée, pour la première fois en six ans. Trois autres écoles ont ouvert dans le district (l'équivalent d'une sous-préfecture française, ndlr), lequel est désormais administré par un homme compétent et intègre.
Le réseau Haqqani a mené plusieurs actions dans la province de Kaboul pour tenter d'y faire dérailler les législatives du 18 septembre. Or, comme le mollah Omar, le réseau Haqqani bénéficie de la protection de l'ISI, les services secrets pakistanais. Comment pouvez-vous envisager de gagner cette guerre, alors que vos ennemis bénéficient du sanctuaire que leur offre le Pakistan, lequel jouit par ailleurs d'une aide financière américaine considérable ?
Le président Karzaï s'est exprimé récemment très clairement sur ce problème. Moi-même, je l'ai dit au général Kayani (chef de l'armée pakistanaise, ndlr), que j'ai rencontré trois fois depuis ma prise de fonction en juillet. Heureusement, le leadership pakistanais est en train de prendre conscience de la menace que représente pour lui la zone tribale du Nord-Waziristan. Car, désormais, ne s'y concentrent pas seulement les talibans qui viennent se battre contre nous en Afghanistan. Les mouvements islamistes ayant commis des attentats au Pakistan, comme par exemple les talibans du Pendjab, s'y sont également réfugiés. Pour être honnête, il faut saluer les immenses efforts qu'a consentis l'armée pakistanaise au cours des deux dernières années, pour nettoyer les autres zones tribales. Le Nord-Waziristan constitue un terrain militaire très difficile. Mais, bien sûr, nous souhaitons que l'armée pakistanaise - légitimement occupée en août et septembre à secourir les victimes d'inondations gigantesques - s'attaque à ce sanctuaire le plus tôt possible.
http://www.lefigaro.fr/international/2010/09/26/01003-20100926ARTFIG00209-la-dynamique-de-la-guerre-est-repassee-du-cote-de-l-otan.php
Afghanistan: les USA veulent du renfort
Le plus haut gradé de l'armée américaine chargé de la formation de l'armée afghane entend demander aux alliés de l'Otan 1000 formateurs spécialisés de plus pour mener à bien sa mission, a rapporté aujourd'hui le Wall Street Journal.
Le général William Caldwell estime que ces formateurs supplémentaires sont nécessaires au développement de l'armée et la police afghanes dans la perspective d'un transfert graduel aux autorités afghanes à partir de juillet 2011 du maintien de la sécurité dans le pays. "Si nous n'obtenons pas les formateurs dont nous avons besoin, cela retardera cette transition", a déclaré le général Caldwell au Wall Street Journal.
Le général Caldwell insiste sur plusieurs spécialités, dont des pilotes pour former ceux de l'armée de l'air afghane, des médecins et des gendarmes européens pour former la police. Selon lui, l'Afghanistan doit encore former 133.000 militaires et policiers supplémentaires d'ici à l'été prochain.
Les forces de sécurité afghanes comptent quelque 256.000 hommes mais selon les calculs de l'armée américaine, environ 83.000 vont abandonner ces forces pour une raison ou une autre d'ici à treize mois, rappelle le journal.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/27/97001-20100927FILWWW00436-afghanistan-les-usa-veulent-du-renfort.php
Le général William Caldwell estime que ces formateurs supplémentaires sont nécessaires au développement de l'armée et la police afghanes dans la perspective d'un transfert graduel aux autorités afghanes à partir de juillet 2011 du maintien de la sécurité dans le pays. "Si nous n'obtenons pas les formateurs dont nous avons besoin, cela retardera cette transition", a déclaré le général Caldwell au Wall Street Journal.
Le général Caldwell insiste sur plusieurs spécialités, dont des pilotes pour former ceux de l'armée de l'air afghane, des médecins et des gendarmes européens pour former la police. Selon lui, l'Afghanistan doit encore former 133.000 militaires et policiers supplémentaires d'ici à l'été prochain.
Les forces de sécurité afghanes comptent quelque 256.000 hommes mais selon les calculs de l'armée américaine, environ 83.000 vont abandonner ces forces pour une raison ou une autre d'ici à treize mois, rappelle le journal.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/27/97001-20100927FILWWW00436-afghanistan-les-usa-veulent-du-renfort.php
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