dimanche 23 mai 2010

Saint-Cyr-Coëtquidan (56). L'armée au secours des managers

Confrontées à une crise du management, de plus en plus d'entreprises et d'institutions, comme HEC, font appel à l'armée pour aider cadres et futurs dirigeants à devenir des leaders plus efficaces. Reportage avec de curieux militaires à Saint-Cyr- Coëtquidan (56).

Un râle glaçant s'échappe d'une tente militaire. Au compte-gouttes, les victimes du tremblement de terre sont acheminées par civières vers un camp de fortune. Les treillis s'organisent, les ordres fusent par radio. Malgré la gravité de la situation, David, 37 ans, est d'humeur badine. «Je n'ai pas fait mon Service militaire et je ne m'attendais pas à ce que l'armée puisse se recycler dans ce genre d'exercice», s?étonne-t-il. Comme les 200 apprentis soldats qui ont investi l'école de Saint-Cyr-Coëtquidan, David est étudiant en Master en administration des affaires à HEC-Paris et suit dans l'enceinte de la célèbre école militaire une formation très prisée par les futurs dirigeants et cadres supérieurs qui souhaitent aguerrir leurs compétences de leader et prétendent à de hautes sphères hiérarchiques.

Exercices physiques et intellectuels

Dans le cadre de ce cursus, ils viennent durant deux jours se former à l'art du management et de la gestion du stress auprès de l'armée. Construire un pont, gérer un scénario catastrophe, suivre un parcours du combattant: autant d'exercices pratiques réalisés sous le regard inquisiteur d'officiers censés tester les limites de leurs stagiaires. Ces cols blancs ont d'ailleurs dû présenter un certificat d'aptitude sportive. Ces deux jours de stage, facturés autour de 500euros par tête, n'ont-ils pas un petit goût de vacances sous les drapeaux? «C'est tout sauf un gadget, coupe Nicolas, ex-ingénieur chez Ericsson. Ce genre de situation nous force à comprendre un scénario donné, à nous imposer comme chef d'un groupe malgré le stress, faire accepter des décisions. L'armée est tout à fait légitime à nous enseigner cela. Comme nous, les militaires appliquent des stratégies, ont des ?concurrents ?. Le parallèle entre le marché et la guerre n'est pas infondé».

De grosses entreprises

DCI Campus Entreprise joue les intermédiaires entre l'armée et HEC. Créée en 2006, cette société propose des formations au management, au leadership et à la cohésion d'équipe en partenariat avec les armées françaises. De plus en plus d'entreprises françaises sont friandes de ce genre de stage: Michelin, Doux, Bouygues comptent déjà parmi les clients de DCI. Son chiffre d'affaires a augmenté de 60% l'année passée. Des pourparlers sont en cours avec Orange contre qui a été récemment ouverte une information judiciaire pour harcèlement moral. Même du personnel d'encadrement de l'Éducation nationale est venu passer quelques jours à Saint-Cyr.

«L'armée experte en façonnage»

Une tendance qui n'étonne en rien le commandant Barth, directeur des stages: «L'armée est experte en façonnage d'individu. Sinon, comment expliquer que les jeunes entrant dans l'armée, sortant tout juste du système éducatif, sont prêts à mourir pour la patrie un an et demi après?». Et d'ajouter: «Dans ces stages, nous transmettons surtout un savoir être: apprendre à faire adhérer à la discipline, gérer un groupe et le flot d'informations qui crée souvent l'incertitude et le stress. On transmet aussi des valeurs de solidarité, essentielles au combat, en remettant l'humain au coeur de tout. Ça, le monde civil l'a peut-être moins cultivé ces dernières années».

«L'intérêt de la France»

Pour l'armée, ces stages seraient l'occasion de consolider le lien Nation-armée et de rénover l'image jugée caricaturale du militaire, toujours à mi-chemin entre Rambo et l'adjudant de sérieB. Autre avantage à en croire le Commandant Barth, durant ces stages, «les officiers rencontrent et tissent des liens étroits avec les élites du civil. Cela rendra notre action plus efficace quand tous se retrouveront sur des théâtres de guerre. Il en va de l'intérêt de la France».
Le Télégramme.com
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Le capitaine français tué en Afghanistan père de deux jeunes enfants et âgé de 38 ans

Le capitaine du 3e régiment du génie de Charleville-Mézières, tué samedi en Afghanistan par une bombe artisanale, marié et père de deux jeunes enfants, était âgé de 38 ans, a annoncé dimanche la cellule de communication du Sirpa Terre dans un communiqué.

Le capitaine Christophe Barek-Deligny s'était vu "décerner en 2005 la médaille de bronze pour acte de courage et dévouement, ainsi qu'un Témoignage de Satisfaction du ministre de la Défense, pour avoir sauvé un désespéré de la noyade dans la Meuse", souligne le Sirpa Terre.

Il était également décoré de la médaille d'outre-mer ("agrafe République de Côte d'Ivoire"), de la médaille d'argent de la Défense nationale ("agrafe génie - mission d'assistance extérieure"), de la médaille commémorative française ("agrafe Ex-Yougoslavie"), de la médaille de reconnaissance de la Nation ainsi que de la médaille OTAN/non article 5 ("Balkans").

Le capitaine Barek-Deligny avait commencé sa carrière militaire en décembre 1996 en effectuant son service national au 4e Régiment d'Infanterie de Marine (4e RIMa - Fréjus).

Volontaire service long outre-mer, il est affecté au Régiment d'Infanterie de Marine du Pacifique en Nouvelle-Calédonie (RIMaP-NC) en mars 1997 comme secrétaire-comptable.

"Disponible, aimant le commandement et recherchant les responsabilités au sein du bureau comptable de l'escadron, il est rapidement remarqué et accède au grade de sergent en décembre 1997", poursuit le Sirpa, en soulignant que "son fort potentiel lui permet d'être nommé sous-lieutenant de réserve en décembre 1999".

En janvier 2000, il décide de s'engager en tant qu'officier sous contrat, et est nommé lieutenant d'active le 1er août 2002, date à laquelle il choisit de servir au 3e régiment du génie.

Un an plus tard, il effectue sa première opération extérieure au Kosovo (septembre 2003 - février 2004). Quatre mois plus tard, le lieutenant Barek-Deligny se rend en Côte d'Ivoire (juin à octobre 2004). Il repart au Kosovo (mai à septembre 2006).

Promu capitaine le 1er août 2006, il prend, le 17 juillet 2008, le commandement de la 22e compagnie d'appui du 3e régiment du génie de Charleville-Mézières.

Il avait rejoint fin avril 2010 l'Afghanistan où il a servi en tant que chef de détachement liaison de reconnaissance du génie au sein de l'OMLT Oruzgan dans cette région placée sous commandement néerlandais. Les 70 militaires français composant l'OMLT Oruzgan accompagnent quotidiennement un bataillon afghan dans cette région.
Le Point
http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2010-05-23/le-capitaine-francais-tue-en-afghanistan-pere-de-deux-jeunes/924/0/458193



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Un capitaine ardennais tué en Afghanistan

Un officier du 3e RG de Charleville a été tué hier par un engin explosif, en même temps qu'un soldat néerlandais et un interprète afghan.

Deux graves incidents se sont produits hier matin dans le sud de l'Afghanistan, qui ont fait au total trois morts militaires et un civil. Le plus grave a coûté la vie à un capitaine du 3e Régiment du génie de Charleville-Mézières, dans la province de l'Oruzgan. Il appartenait à l'OMLT Oruzgan (Operational mentor and liaison team) composé de 70 militaires français, qui accompagnent quotidiennement un bataillon afghan dans cette région.
Père de deux enfants
Son identité ne nous a pas été communiquée, tant que toutes les dispositions d'annonce et de soutien n'étaient pas encore prises vis-à-vis de sa famille. On sait seulement qu'il était marié à un médecin-militaire et qu'ils ont deux enfants, en bas âge, un petit garçon et une petite fille.
Le président Sarkozy a annoncé lui-même ce nouveau drame, en précisant que le capitaine du 3e RG intervenait au sein d'une équipe de déminage aux côtés de soldats néerlandais et afghans et qu'il a été mortellement blessé (ainsi qu'un soldat néerlandais et un interprète afghan) par le déclenchement d'un engin explosif improvisé. Quatre autres soldats néerlandais ont également été blessés par cette mine.
Un autre soldat des forces internationales, sans autre précision, a péri un moment plus tard, victime lui aussi d'une mine artisanale, arme de prédilection des talibans. Le Président a souligné que le capitaine du 3e RG « a payé de sa vie l'engagement de la France, au service de la paix et de la sécurité du peuple afghan ». Il a présenté ses condoléances à sa famille et à ses proches et a ajouté que ses pensées vont également à ses compagnons d'arme, avant de condamner avec force « cette violence aveugle » et d'exprimer « la détermination de la France, à continuer d'œuvrer au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité ».
De son côté, Hervé Morin, ministre de la défense a exprimé sa peine et sa plus grande reconnaissance à l'égard de cet officier français qui a donné sa vie dans l'accomplissement de sa mission.
Un régiment éprouvé
Il a rendu hommage à son courage, à son abnégation et à son professionnalisme et il a rendu hommage à ses camarades et à son régiment, durement éprouvés par cet événement tragique et où le drapeau a été mis en berne dès hier.
Fin novembre 2008, au sud de Kaboul, le 3e RG avait déjà payé un lourd tribut à cette guerre. L'adjudant Nicolas Rey, 32 ans, père de deux petits garçons de 5 et 2 ans, lui aussi spécialiste du déminage, avait en effet été victime d'un engin explosif, lors d'une reconnaissance à pied, dans le cadre d'une mission d'encadrement et de formation de l'armée nationale afghane. Un autre sous-officier du régiment, grièvement blessé par cette même explosion, avait alors dû être amputé d'un pied. Rappelons que le 3e RG, dont la devise est « Ardennes, tiens ferme ! » assure de nombreuses missions opérationnelles en métropole, dans les DOM-TOM, ainsi que sur différents théâtres d'opérations, dont le Liban, la Côte d'Ivoire et, donc, l'Afghanistan. Fort d'un millier d'hommes, il est articulé en sept unités élémentaires, une compagnie de commandement et de logistique, trois compagnies de combat du génie, une compagnie d'appui, prochainement une compagnie du génie de franchissement, une compagnie d'administration et de soutien et une unité d'instruction de réserve.
L'Union de Reims

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Deux vétérans de la bataille de Stonne témoignent

Jean-Jacques et André étaient dans au 42° régiment d'artillerie lors de la bataille de Stonne.


Vidéo proposée par La Semaine des Ardennes

Afghanistan : opération « Altor Colomba », sécurité et développement en SPIN et SPER KUNDAY

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Du 03 au 07 mai 2010 s’est déroulée, dans les cirques et cols de SPIN et SPER KUNDAY, l’opération « ALTOR COLOMBA » dirigée par le colonel Bellot des Minières, commandant le GTIA Surobi.

Intégrée à une opération plus large (ARROW 2) de contrôle de zone, menée par une autre brigade américaine de la 82ème division (US), dans la région du LAGHMAN, la TF Altor avait pour objectif de couvrir le flanc est de cette action. Elle devait également, en partenariat avec l’ANA (armée nationale afghane) et l’ANP (police nationale afghane), chercher à nouer des liens avec la population tout en recherchant de l’armement ou encore du matériel permettant de fabriquer des explosifs improvisés.

Cette opération a engagé la totalité des moyens d’infanterie du bataillon, soient deux compagnies, appuyées par leur renforcement en moyens du génie et par deux sections d’appui mortier. Pour sa part, l’armée nationale afghane a aligné une compagnie du Kandak 34 qui a été répartie dans le dispositif de manoeuvre.

La sécurisation de la zone est d’abord passée par la saisie des points hauts durant la nuit du 03 au 04 mai avec des hélicoptères américains. L’ANA, quant à elle, a eu pour mission d’établir le contact avec la population des villages, la police nationale afghane effectuant, de son côté, des points de contrôle au sud de la zone.

L’ensemble de ces opérations ont été soutenues par des actions d’environnement. A cet effet, les actions civilo-militaires (ACM) ont permis de rentrer durablement dans les villages avec, dans un premier temps, un recensement des besoins de la population.

Le responsable des ACM a d’ailleurs rapidement perçu qu’un effort devait être mené au niveau des bassins de retenue d’eau et a déclaré : « Une action sur les points d’eau permet de gagner la confiance de la population, aussi, nous sommes nous rendus compte que lorsque nous travaillons sur l’irrigation, les agriculteurs préfèrent parfois la plantation du blé, grand consommateur d’eau, à la semence du pavot ».

Dans un autre registre, les travaux de la section du génie de la 2ème compagnie, installée sur le COP ROCCO, ont été réalisés grâce à la mise en œuvre de deux charges d’explosifs de près de cent cinquante kilos et avec l’utilisation soutenue d’un MPG (Moyen Polyvalent du Génie). Ces travaux, de grande ampleur, ont permis l’ouverture d’un axe routier par le nord du col de SPIN KUNDAY, désenclavant ainsi la région.

Dans le même temps, les équipes du service de santé des armées ont organisé une aide médicale aux populations. Cette dernière, d’abord méfiante, a ensuite pris toute la mesure de ce soutien sanitaire et s’est rendue massivement auprès des médecins qui ont assuré plus de quarante consultations.

Les différentes actions de cette opération, qui s’inscrit dans la durée, auront donc permis d’asseoir la présence de la force dans cette zone et de montrer toute sa détermination.
Source EMA

La chasse aux mines se poursuit avec l'OTAN au large de la Côte d'Opale

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Quelque 500 000 engins de ce type avaient été largués par les avions ennemis, principalement dans une zone comprise entre Étretat et Dunkerque.
Un danger pour la pêche
Beaucoup ont été repêchés après la guerre. Aujourd'hui, difficile d'évaluer leur nombre. « Mais on estime que l'on a retrouvé seulement 25 % de ce qu'il reste », jauge le lieutenant Alexis Edme, de la préfecture maritime de Cherbourg. Or, la plupart de ces mines sont retrouvées dans un excellent état de conservation. Donc potentiellement dangereuses pour les activités maritimes, à commencer par la pêche.
D'où cette opération d'une rare ampleur, qui mobilise neuf navires et près de 600 marins jusqu'à demain. Deux groupes se sont formés : le premier travaille dans les environs du pays de Caux (Seine-Maritime) le second se trouve actuellement au large de Berck-sur-Mer. Ce dernier rassemble des chasseurs de mines de nationalités française, belge, britannique et allemande, sous le commandement d'un bâtiment polonais.
Le principe : chaque navire cible une zone d'une superficie de 50 km². Lorsqu'une mine est détectée, une équipe de plongeurs - ou un robot autopropulsé en cas de risque - est envoyée au fond pour déterminer la nature de l'engin et y amarrer flotteurs et explosifs, dans le but de le « pétarder » entre deux eaux.
Hier, les navires évoluant dans le secteur n'avaient encore rien trouvé de probant. Mais l'autre groupe avait déjà fait sauter une mine et venait d'en découvrir une deuxième au large de Dieppe. •
La Voix du Nord

samedi 22 mai 2010

Décès d'un officier français en Afghanistan

Un officier français qui participait à une mission de déminage a été tué par le déclenchement d'un engin explosif improvisé samedi en Afghanistan, a annoncé l'Elysée.

Cette attaque, qui a également coûté la vie à un soldat néerlandais et à un interprète afghan, et a blessé quatre autres soldats néerlandais, porte à 42 le nombre de militaires français morts en Afghanistan depuis 2001. Quelque 3.500 soldats français sont pour l'heure stationnés dans ce pays.

Ce capitaine appartenait au 3e régiment de génie de Charleville-Mézières, a précisé l'Elysée dans un communiqué. Nicolas Sarkozy a présenté aux proches de l'officier "ses plus sincères condoléances", estimant qu'il avait "payé de sa vie l'engagement de la France au service de la paix et de la sécurité du peuple afghan".

Tout en condamnant "avec force cette violence aveugle", le chef de l'Etat a réaffirmé son "soutien au peuple afghan et aux autorités afghanes". Il a souligné la "détermination de la France à continuer d'oeuvrer au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité" (FIAS), qui agit sous mandat de l'ONU. AP
Le Nouvel Observateur

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Afghanistan: Un Français, un Néerlandais et un Afghan tués

Le président Nicolas Sarkozy a annoncé samedi soir la mort de deux soldats, un français et un néerlandais, ainsi que d'un interprète afghan, lors du "déclenchement d'un engin explosif improvisé" en Afghanistan, dans un communiqué diffusé par l'Elysée
tf1news

Des insurgés attaquent la base aérienne de l'OTAN à Kandahar

Des insurgés ont attaqué samedi la principale base aérienne de l'OTAN dans le sud de l'Afghanistan, à Kandahar, a annoncé un porte-parole de l'Alliance atlantique
Selon le sergent Sabrina Foster, des roquettes ont commencé à tomber sur la base vers 20h locales (15h30 gmt), peu avant une attaque au sol. Cette offensive se poursuivait, a ajouté la porte-parole qui dit ne pas disposer de plus amples informations.

Mercredi, des kamikazes avaient attaqué une très grande base aérienne de l'OTAN sous commandement américain, à Bagram, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Kaboul. Un employé américain de la base et au moins dix talibans ont péri, selon l'armée américaine. La veille, un attentat-suicide contre un convoi américain avait fait 18 morts dans la capitale.

AP Associated Press
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Afghanistan: 3 soldats et un civil tués

Trois soldats de l'Otan et un civil travaillant pour les forces internationales ont été tués aujourd'hui dans deux incidents dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé le commandement de l'Otan à Kaboul.

Deux soldats, dont les nationalités n'ont pas été dévoilées, et un "civil travaillant pour l'Isaf", la Force internationale pour l'assistance, ont été tués lors d'une attaque des insurgés.

Lors d'un second incident, également dans le sud du pays, un soldat des forces internationales a péri dans l'explosion d'une mine artisanale, l'arme de prédilection des talibans.

Selon un bilan établi par l'AFP à partir du site internet indépendant icasualties.org, 215 soldats étrangers ont trouvé la mort en Afghanistan en 2010, après une année 2009 de très loin la plus meurtrière pour les forces internationales en huit années de conflit, avec 520 morts. Le nombre des soldats étrangers doit passer cet été de quelque 130.000 à environ 150.000, à plus des deux tiers américains.
Le Figaro

TIM n° 214 et Mag Terre vidéo n° 40 sont en ligne

Retrouvez le dernier Terre Information Magazine (TIM) et le dernier Mag Terre vidéo en ligne sur le site de l'armée de terre.
Retrouvez le TIM n° 214 de mai 2010 en ligne !

Vous pouvez y découvrir l’intégralité des articles, notamment un document sur le véhicule blindé de combat de l’infanterie (VBCI) et un dossier sur « L’esprit commando ». Retrouvez également ce mois-ci un témoignage émouvant du colonel Philippe Prévost lors du tremblement de terre à Haïti en janvier 2010.

Nous vous rappelons que depuis quelque temps le TIM est interactif puisqu’il est enrichi de liens vers des vidéos et des albums photo.

Egalement ce mois-ci, le dernier Mag Terre vidéo n° 40, « L’esprit commando ». Vous y découvrirez notamment les groupes de commandos de montagne en entraînement et les groupes de commandos parachutistes en Guyane.

Alors, n’hésitez pas : à vos souris !

http://www.defense.gouv.fr/terre/layout/set/popup/content/view/full/201044

http://www.defense.gouv.fr/terre/layout/set/popup/content/view/full/201041


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FFDj : formation des forces somaliennes

Depuis fin avril un détachement des FFDj est déployé au camp de Bihanga, en Ouganda, pour participer à la mission européenne de formation (European Union Training Mission – EUTM) des forces somaliennes du gouvernement fédéral de transition (GFT).

25 militaires français participent à cette mission : 18 instructeurs, des militaires intégrés à l’état-major de la mission et des militaires du service de santé pour armer un rôle 1. Les instructeurs français sont chargés de la formation des chefs de section et de la formation des sous-officiers.

De mai 2010 à mai 2011, environ 150 personnes de 14 pays participeront à la mission pour former environ 2 000 recrues somaliennes sur deux cycles de formations de six mois.

La mission, sous le commandement du colonel espagnol Gonzales Elul, vise à dispenser une formation militaire spécifique au profit des recrues somaliennes, jusqu’au niveau de la section. Elle comprend un module spécifique pour les officiers et sous-officiers et porte aussi sur :
- Menace explosifs improvisés & formation santé (Italie);
- Systèmes d’information et de communication (Allemagne);
- Combats urbains (Portugal) ;
- Formation des hommes de troupe (Ouganda).

12 militaires de la 13ème DBLE sont déjà en place et ont commencé l’instruction des sous-officiers. 6 militaires du 5e RIAOM seront déployés fin juin pour commencer celle des chefs de section.

En 2009, la France avait déjà participé à la formation des forces somaliennes avec l’instruction de 500 recrues somaliennes à Djibouti. Parallèlement à ce DIO conduit par les FFDJ, les forces armées djiboutiennes avaient également assuré la formation de 500 autres stagiaires somaliens.

L’Ouganda, qui accueille EUTM est un des principaux contributeurs de troupes de la mission de l’Union Africaine en Somalie (AMISOM). Cette dernière est déployée en Somalie depuis mars 2007. Elle soutient le gouvernement fédéral de transition et facilite les opérations humanitaires en Somalie. Elle est aujourd’hui armée par environ 5000 hommes, burundais et ougandais.

Depuis 2006, la France assuré l’instruction opérationnelle des contingents africains destinés à armer l’AMISOM et leurs relèves. Cette mission est conduite par les FFDJ pour les contingents ougandais et par les FFG pour les contingents burundais.

En 4 ans, plus de 10 000 militaires africains destinés à être engagés dans l’AMISOM ont participé à ces détachements d’instruction opérationnelle. En 2010, les FFDJ auront ainsi assuré l’instruction de plus de 7 600 soldats ougandais qui participent aux opérations de maintien de la paix en Somalie et les FFG plus de 2 700 soldats burundais.
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vendredi 21 mai 2010

Déficits : les armées devront participer

Le ministre de la Défense Hervé Morin a prévenu que les armées devraient participer à la lutte contre les déficits publics, sans toutefois chiffrer cet "effort momentané". "La lutte contre les déficits et le maintien de l'outil de défense, c'est le même combat", a déclaré M. Morin devant la presse à bord de la Jeanne d'Arc, le navire-école de la Marine nationale qui effectuait l'une de ses dernières navigations entre Le Havre et Rouen. "Que les armées n'y participent pas, ce n'est pas mon idée", a-t-il enchaîné, estimant que "dans des situations comme on en connaît aujourd'hui, on ne comprendrait pas qu'elles ne fassent pas un effort momentané".

Jeudi, le général Christian Baptiste, porte-parole adjoint du ministère de la Défense avait indiqué que celui-ci avait reçu comme les autres une "lettre de cadrage" qui serait suivie d'une "lettre de plafond de crédits".

Pour M. Morin, il appartiendra in fine au président Nicolas Sarkozy, chef des armées, d'effectuer les arbitrages budgétaires sur la Défense.

"C'est cette analyse que nous sommes en train de faire: préserver nos capacités et faire en sorte que la défense participe au redressement des comptes publics", a-t-il enchaîné.
Le Figaro

Les mines antipersonnel en Kapisa : innovation tactique des talibans

Très grièvement blessé le 16 mai dernier dans la région de Kapisa, en Afghanistan, un chasseur alpin du 13e BCA se trouve aujourd'hui dans un hôpital militaire français, où, selon la formule consacrée, son "pronostic vital n'est plus engagé".

Lors d'un point de presse qui s'est tenu ce matin au ministère de la Défense, l'amiral Christophe Prazuck, porte-parole de l'état-major des armées, a donné quelques précisions fort inquiétantes sur les conditions dans lesquelles ce soldat a été blessé. Il s'avère en effet que l'IED (Improvised Explosive Device, littéralement engin explosif improvisé) qui l'a touché était à finalité "antipersonnel". Alors que d'autres engins avaient été disposés sur la route pour atteindre les véhicules, tactique classique des insurgés en Kapisa, celui-ci avait été placé sur un petit chemin, et se trouvait manifestement destiné à frapper une patrouille à pied.

L'amiral Prazuck a précisé que l'utilisation de ce procédé est une "nouveauté", qui "apparaît depuis quelques semaines en Kapisa". Il a souligné que l'usage d'IED destinés à frapper les combattants débarqués se voyait jusqu'à présent surtout dans le sud du pays. Pour le reste, les engins sont classiques. Éventuellement installés en boucle ("daisy chain"), ils se déclenchent par fil, par pression ou par téléphone portable, et sont essentiellement composés de munitions d'artillerie. Ces évolutions se produisent alors que les insurgés afghans ont entamé leur offensive annuelle, qui a été marquée ces derniers jours par un grave attentat à Kaboul, et par une attaque, hier, de la principale base américaine du pays, à Bagram.
Le Point

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