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jeudi 9 novembre 2017

, Comment perdre une guerre. Une théorie du contournement démocratique, à paraître le 16 novembre

A en croire les spécialistes, les démocraties bénéficient d’un avantage militaire décisif. Cela n’empêche pas ces dernières de connaître des difficultés récurrentes, comme le montrent leurs déboires récents. Pourquoi ?

De la guerre naissent des impératifs qui procurent aux gouvernants l’occasion d’accroître leurs pouvoirs. Mais le comportement non démocratique de décideurs qui abusent le public sur la réalité de leurs objectifs finit par se retourner contre eux. Ils se condamnent à élaborer leur stratégie dans l’optique de la maquiller, privilégiant la discrétion à l’efficacité. Ces pratiques nourrissent la contestation en interne, jusqu’à rendre l’effort de guerre insoutenable politiquement. Alors qu’il est courant d’affirmer que la démocratie nuit à la bonne conduite des opérations armées, cet ouvrage montre au contraire que c’est de son déni que provient la défaite. Comment le pouvoir parvient-il à contourner ainsi la démocratie ? Comment les acteurs politiques réagissent-ils face au mensonge et à la dissimulation ? Quels sont les effets concrets de ces stratagèmes sur le cours de la guerre ?

C’est en s’appuyant sur une étude méticuleuse des campagnes militaires menées par les États-Unis au Vietnam et par Israël au Liban qu’Élie Baranets répond à ces questions aussi cruciales qu’actuelles.

Élie Baranets est chercheur à l’École Polytechnique/IRSEM. Ses travaux portent sur les rapports de la guerre et de la démocratie.

N’hésitez pas à me demander un exemplaire de presse si cela vous intéresse.

lundi 9 octobre 2017

Dictionnaire de la guerre et de la paix

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Sous la direction de Benoît Durieux, Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, Frédéric Ramel
Comprendre la guerre et définir la paix


Le Dictionnaire de la guerre et de la paix, avec plus de 300 entrées, entend apporter une pierre à l’édifice francophone des études sur la guerre, la paix et la stratégie. Universitaires français et étrangers, militaires et acteurs du monde associatif ont contribué à le façonner en s’appuyant tant sur une tradition historiographique forte que sur des études juridiques, normatives et éthiques variées. En d’autres termes, ce Dictionnaire est une photographie des recherches actuelles sur la guerre et la paix, concepts qu’il convient d’analyser dans toutes leurs dimensions pour comprendre les mutations de la guerre aujourd’hui. Il s’adresse aussi bien aux spécialistes du domaine qu’à tous ceux qui souhaitent réfléchir à ces questions.


Général Benoît Durieux, ancien directeur du Centre des hautes études militaires, est commandant de la 6e brigade légère blindée.

Jean-Baptiste Jeangène Vilmer est directeur de l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire (IRSEM) et titulaire de la chaire d’études sur la guerre de la Fondation Maison des sciences de l’homme (FMSH).

Frédéric Ramel est professeur des universités à Sciences Po Paris, chercheur au CERI-CNRS et directeur du département de science politique.

lundi 13 juin 2016

Un ouvrage fait les portraits des 90 tués en Afghanistan, dont ceux du «8»

Une souscription vient d'être lancée pour un ouvrage à paraître en novembre : «Afghanistan, 90 vies pour la France». 90 portraits singuliers dont les 8 du 8e RPIMa tombés le 18 août 2008.
Durant les 12 années d'engagement des forces armées de la France en Afghanistan, 90 militaires français ont été tués. Un livre mémorial va paraître en novembre prochain : «Afghanistan : 90 vies pour la France. In memoriam.» Un bon de souscription est ouvert jusqu'au 9 septembre. Parution le 11 novembre.
Évidemment, cet ouvrage, rédigé avec un parti pris très particulier, touche de très près Castres et son régiment le 8e RPIMa. Le Huit est d'ailleurs le régiment qui à ce jour a subi le plus de perte sur ce front d'opération extérieure : 8. Et tous lors d'une date devenue dramatiquement mémorable, le 18/08/2008 (lire encadré) !
Soulignons aussi qu'un militaire né à Castres, Nicolas Rey, adjudant au 3e régiment de génie a été tué en Afghanistan (Darulaman) le 22 novembre 2008.
«Aujourd'hui, le souhait des familles et camarades des disparus est de voir leur mémoire honorée par un livre mémorial qui reflète leur personnalité, et permette à chacun de leur rendre hommage, de se souvenir et de comprendre le sens de leur engagement», explique l'association Solidarité Défense, à l'origine de l'initiative. Celle-ci a confié aux éditions Historien-Conseil le soin de faire naître l'ouvrage, sous la houlette d'Hélène de Champchesnel, docteur en Histoire à la Sorbonne, enseignante-chercheuse et maître de conférences à Sciences-Po Paris.
«Chacun de ces hommes présente un parcours singulier, explique la directrice de la maison d'édition. L'ouvrage esquisse 90 portraits - deux pages de textes et photographies pour chacun - à la mémoire de ces hommes qui sont allés au bout de leur engagement. Il propose également une plongée dans la vie en «Opex» vécue par des milliers de soldats français.» Et la maison d'édition d'ajouter : «Il souhaite enfin offrir une approche historique de la guerre en Afghanistan.»
L'ouvrage d'un format 24X32 cm fera 220 pages illustrées et sera préfacé par le ministre de la Défense. Son coût en souscription est de 60 € (frais de port 9,70 €).
Commande(s) à Historien-Conseil, Château des Guitonnières, 53240 St.-Jean/Mayenne.
Pour des commandes par videment bancaire, prendre contact à : contact@historien-conseil.fr
 ou au 0 665 108 303.
http://www.ladepeche.fr/communes/castres,81065.html

lundi 1 juin 2015

"Mais la vie vaut-elle d'être vécue sans enthousiasme ?"

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Mais la vie vaut-elle d'être vécue sans enthousiasme ?"
Cette citation est extraite du livre "De l'autre côté de l'eau" de Dominique de la Motte, lauréat 2009 du prix littéraire de l'armée de terre Erwan Bergot.
Ce livre raconte les mémoires de ce jeune lieutenant de 26 ans à la tête du commando 12 en Indochine marqué à jamais par l'intensité de ces 18 mois de combats.
Et vous, restez-vous enthousiastes dans vos combats du quotidien ?

dimanche 12 avril 2015

Pierre Latanne raconte son chemin à Diên Biên Phu

Pierre Latanne est le seul Lourdais survivant de la bataille de Diên Biên Phu. Un événement marquant dans sa vie. Ce mois-ci, sort en librairie «Les Chemins de Diên Biên Phu», un ouvrage auquel il a participé.
Tout a commencé par un article dans «La Nouvelle République des Pyrénées», il y a un an, à l'occasion des 60 ans de la bataille de Diên Biên Phu. «Un éditeur parisien, François de Saint-Exupéry, a lu l'article. En passant par Sandra Cazenave, journaliste, il m'a contacté pour participer à un livre sur Diên Biên Phu», résume Pierre Latanne, 86 ans, le seul survivant de cette bataille qui a eu lieu entre 1953 et 1954.
Patrick de Saint-Exupéry, des éditions Nimrod, ne sait alors sans doute pas qu'il s'adresse à une mémoire de cette bataille. Dans sa maison de Lourdes, Pierre Latanne conserve précieusement des archives et une bibliographie quasi exhaustive sur la guerre d'Indochine. «Ici, dans le salon, il y a une vingtaine de livres sur Diên Biên Phu où mon nom est mentionné. Dans mon bureau, j'ai 250 ouvrages consacrés à cette bataille et des coupures de presse rangées dans trois classeurs», présente Pierre Latanne, en montrant les étagères de sa bibliothèque.
Diên Biên Phu, c'est un événement inoubliable de la vie de ce Lourdais. «ça a été très difficile. J'ai été blessé : une jambe cassée et l'autre abîmée. Mais je n'ai aucun regret. Je suis parti sur un coup de tête. J'avais envie de changer d'air». Plus symboliquement, Diên Biên Phu, c'est aussi le «début de la décolonisation et une défaite pour l'armée française. L'Indochine, c'est un comme Verdun pour la guerre «14-18», explique Pierre Latanne. Un épisode qui l'a profondément marqué et qu'il résume dans une partie des «Chemins de Diên Biên Phu».
http://www.ladepeche.fr/article/2015/04/12/2085649-pierre-latanne-raconte-son-chemin-a-dien-bien-phu.html

jeudi 1 mai 2014

La Vallée perdue

#‎Indochine‬ ‪#‎Livre‬ "La Vallée Perdue Dien Bien Phu Indochine 1954" de Philippe de Maleissye au éditions Indo Editions
En mars 1954, le parachutiste Pierre Holinger débarque en Indochine et rejoint le 5e Bataillon de Parachutistes Vietnamiens, l’un des fameux «Bawouan». Si une partie de son encadrement est français, le 5e BPVN est essentiellement composé d’un millier de parachutistes vietnamiens. Il y est affecté comme opérateur radio du capitaine André Botella, commanda...
nt le bataillon. Peu après son arrivée, le 14 mars, le 5e BPVN est parachuté en renfort à Dien Bien Phu, pour participer au dernier acte d’une tragédie déjà consommée. Au-delà des événements dramatiques de cette bataille, Pierre Holinger entraîne le lecteur au cœur des combats, des affres qu’ils suscitent, des actes de courage ou de lâcheté qui les jalonnent, de l’amitié et de la camaraderie qui les marquent. On y découvre combien les épreuves transforment l’homme, le révèlent, lâche ou héros, grand ou petit. En cela réside l’originalité de l’ouvrage qui mêle avec force, vécu et roman.
(Source éditeur)
5978-2-914086-43-1 ) Bonne lecture !

mardi 21 janvier 2014

Roman de guerre : Le vent d’Alasay

L’histoire se déroule en Afghanistan, avec en toile de fond, l'opération PAMIR et les troupes du 27e bataillon de chasseurs alpins. Une écriture puissante entraîne le lecteur au cœur des interrogations de soldats français, américains et insurgés talibans.

Confrontés à la dure réalité de la guerre comme aux difficultés impitoyables des montagnes afghanes, ces hommes vont devoir surmonter leurs doutes et se surpasser. Un roman au suspense haletant, qui plonge le lecteur dans le bruit et la fureur de la guerre.
Michel Sègre, Éditions Artège

http://www.defense.gouv.fr/terre/actu-terre/roman-de-guerre-le-vent-d-alasay

dimanche 13 octobre 2013

[Prix littéraire] Un sergent récompensé

Ce mercredi 9 octobre 2013, les membres du jury du prix littéraire de la gendarmerie ont décerné leur prix au sergent Yohann Douady pour son livre D’une guerre à l’autre. Ce récit autobiographique retrace l’engagement d’un jeune soldat français de la Côte d’Ivoire à l’Afghanistan et des épreuves traversées par son régiment, le 2e régiment d’infanterie de marine (2e RIMa). À travers cet ouvrage de témoignage, ce sont tous les soldats projetés sur les théâtres d’opérations extérieures qui sont ainsi mis à l’honneur.
Le chèque de ce prix sera versé par le sergent Douady à l’association Cyril Louaisil, du nom du jeune soldat de 1re classe, mort pour la France en Afghanistan. Un geste généreux qui illustre bien la devise du régiment : Fidélité et honneur sur terre et sur mer. Cette association est destinée à perpétuer son souvenir mais également à apporter un soutien aux blessés, à leur famille et à ceux qui sont morts au combat

http://www.defense.gouv.fr/terre/a-la-une/prix-litteraire-un-sergent-recompense

dimanche 6 octobre 2013

Denis Barbier rend hommage aux poilus dans un livre

Ils sont indissociables de la Grande Guerre. Témoins intemporels d'une barbarie sans nom. Le journaliste indépendant Denis Barbier a entrepris de recenser tous les monuments aux morts des Ardennes et de la Marne. « Il s'agit d'une réflexion sur ce que sont les monuments aux morts et sur ce qu'ils représentaient à l'époque, explique Denis Barbier. Ce travail de recherche, qui donnera lieu à la parution de deux livres, m'a inspiré un roman. »
Dans la Marne et le Rethélois
Paru cette année, Un prénom gravé débute par l'inauguration d'un monument aux morts dans un petit village du Rethélois au sortir de la Grande Guerre. Un père pleure son fils disparu en 17. Le lendemain, il reçoit la visite d'une jeune femme et d'un petit garçon de 6 ans, Ernest. Son père est mort au front seulement trois jours après l'avoir conçu. « L'histoire se situe à la fois dans la Marne et les Ardennes, entre Sainte-Menehould et le Rethélois. Le lecteur suit le parcours d'Ernest. C'est à la fois une référence aux différentes batailles de la guerre de 14 et un hommage aux poilus. »
Denis Barbier s'interrompt et lève les yeux au ciel : « Comment ces pauvres types ont-ils pu vivre pendant quatre ans dans un tel cauchemar ? » Ce roman fait écho à la propre histoire de l'auteur : « C'est aussi un hommage à mon grand-père paternel. Il était téléphoniste pendant la guerre. Il tirait des fils entre les lignes allemandes. Et mon arrière-grand-père du côté de ma mère était « trompette ».
Il a été blessé plusieurs fois. Il faut prendre conscience à quel point ces gars-là ont été changés par la guerre. » C'est cette envie, ce besoin de témoigner qui a poussé Denis Barbier à écrire Un prénom gravé. Loin de tout patriotisme. Simplement pour garder vivace la flamme du souvenir.
 
Un prénom gravé, Sokrys éditions, 390 pages, 20 euros. Disponible à la commande sur le site internet de l'éditeur

http://www.lunion.presse.fr/region/denis-barbier-rend-hommage-aux-poilus-dans-un-livre-jna3b25n222963

lundi 25 février 2013

[Salon du Livre] le Maréchal Niel

Polytechnicien, officier de l’arme du génie, sensibilisé depuis l’enfance à l’essor des nouvelles technologies, celui qui deviendra le maréchal Niel, poursuit sans trêves des projets novateurs. Dès 1846, Niel imagine des uniformes simplifiés, et veut supprimer les couleurs trop visibles et va même jusqu’à proposer des tenues camouflées ! Qui sait aujourd’hui que les centres d’entraînement de nos soldats furent créés, selon une idée chère à Napoléon III, par Niel ? C’est le cas notamment du camp de Châlons dont les limites sont tracées dès…1856 !
Considérant qu’un excellent armement, produit industriellement, permettrait à l’armée française d’acquérir une supériorité tactique, Niel dote, en 1867, le bataillon des Chasseurs à pieds de la Garde impériale d’un nouveau fusil se chargeant par la culasse. Cette arme est inventée par un ouvrier - un certain Chassepot, qui fabrique un prototype dans les ateliers de précision de l’artillerie à Saint Thomas d’Aquin. En 1869, plus de 1 200 000 fusils Chassepot avaient été produits : ils sont le symbole de la modernité du Second Empire. C’est à Niel aussi que revient l’emploi du canon à balles, ancêtre de la mitrailleuse, dont Jean-Baptiste de Reffye, polytechnicien, est le créateur.
Chef charismatique, Niel, tranchant avec les habitudes distantes, hautaines et rigides en vigueur au sein des armées françaises, pratique un style de commandement participatif, sans être démagogue, et souhaite développer une notion essentielle : la fraternité d’armes ; « portant une attention constante et franche aux soldats commandés », il obtient d’eux une adhésion volontaire. Sa devise : « pour réussir il faut trois choses : du savoir, du savoir-faire et du savoir-vivre ». Par ailleurs, Niel marqué par Bugeaud, pense qu’une bonne organisation de l’armée française tient en quatre règles : 1) l’armée ne peut fonctionner selon le principe de l’autorité civile et il faut définir et respecter sa spécificité ; 2) une armée ne vaut que par ses cadres qui doivent être nombreux et bien formés ; 3) la qualité d’une armée tient au recrutement et à la formation des soldats ; 4) il faut donner au soldat un statut social et considérer la condition militaire. Quel programme d’actualité !
Homme de terrain -aujourd’hui on parlerait d’OPEX ! - ce soldat ne cesse de se distinguer dans l’art de tenir un siège, innovant sans cesse à Constantine, Rome, Bomarsund et Sébastopol, révélant un formidable sens tactique et stratégique ! Juste récompense de ses mérites : Niel est élevé à la dignité de maréchal de France en 1859.
Cette première biographie rend hommage, avec brio et passion, à ce maréchal méconnu, mort avant de pouvoir achever sa vaste réforme de l’armée et d’éviter à la Nation les terribles désastres de la guerre de 1870.
>>> « Le Maréchal Niel », Stéphane Faudais, Bernard Giovanangeli Editeur
 

lundi 28 janvier 2013

Pau : victime d'un stress post-traumatique, un soldat témoigne

«Je n'étais plus comme avant. » Des larmes dans les yeux, Sylvain Favière a encore du mal à trouver les mots pour expliquer le changement qui s'est opéré en lui après son retour d'Afghanistan. Sans parler de ce qu'ont vécu son épouse et ses trois enfants.
C'était en 2008. Ce militaire de carrière, infirmier au sein de l'École des troupes aéroportées de Pau, venait de servir pendant plus de six mois dans une OMLT. Autrement dit, une équipe de spécialistes chargés de former sur le terrain l'armée nationale afghane.

Au cours de cette période, il a vécu les combats livrés sous le feu de l'ennemi, les nuits passées à l'abri d'une bâche sous la menace des tirs de roquette, le piège des mines improvisées.
« On savait qu'elles étaient là. On les voyait exploser sous les véhicules. Comme me le disait mon meilleur copain : c'est la roulette russe. » Plusieurs camarades de sa promotion d'infirmiers figurent parmi les 88 soldats français tués en Afghanistan.
Dégâts à retardement
« Cette pression permanente qui épuise les organismes sur le plan physique et psychique » a mis quelque temps à produire ses effets.
De retour en Béarn, Sylvain Favière n'a pas identifié tout de suite les symptômes de ce qui s'est avéré être un stress post-traumatique.
Une hypersensibilité d'abord, qui l'amenait à pleurer devant un événement anodin, qu'il soit triste ou joyeux. Mais aussi un tempérament de plus en plus irritable, « sachant que les personnes qui prennent le plus sont votre propre famille ». Quant à ses rêves et cauchemars, ils n'avaient qu'un seul cadre : l'Afghanistan.
Un militaire n'admet pas volontiers qu'il peut craquer. « Au début, je pensais que je m'en sortirais tout seul. Au contraire, on s'enfonce et on fait de plus en plus de dégâts autour de soi. C'était devenu invivable », reconnaît-il.
Écrire pour aider
Incité par son épouse à contacter le médecin psychiatre des armées à Bordeaux, le parachutiste palois a reçu le soutien de professionnels. Les seules personnes à pouvoir mettre des mots sur vos problèmes, assure-t-il. Cet accompagnement, associé à une activité qui lui permettait de lâcher du lest, l'a aidé à « faire un pas vers une cicatrisation ». Il ne s'est pas arrêté là.
Sylvain Favière, employé aujourd'hui dans un service de santé au travail, vient d'écrire un livre intitulé : « Ma blessure de guerre invisible » (1). Il y explique comment il est passé « de simple soldat à réel combattant ». Avec le sentiment de « faire son métier », et de remplir une mission utile. « Car c'est là-bas que se joue la sécurité de la France. »
L'ancien infirmier, qui est âgé de 38 ans, rappelle également que les sentiments éprouvés par un combattant peuvent parfois le fragiliser. Il témoigne enfin, pour « ouvrir le dialogue », et aider les soldats ayant vécu une expérience similaire.
Depuis les dix morts du col d'Uzbin, un « sas de décompression » a été créé par les autorités militaires pour les soldats revenant d'opérations extérieures. Ces jours derniers, un numéro vert « Écoute Défense » (08 08 800 321) a été mis en place pour les « blessures invisibles ».
Sylvain Favière, lui, reverse la totalité des droits de son ouvrage à l'association Terre Fraternité, qui vient en aide aux militaires et à leurs familles. Il confie penser chaque jour aux soldats encore présents en Afghanistan, ou engagés au Mali. « Ce sont des gens courageux. »
« Ma blessure de guerre invisible », éd. Esprit Com', 145 p., 12 €. www.esprit-com.net.

http://www.sudouest.fr/2013/01/28/la-blessure-invisible-d-un-soldat-948404-2780.php

samedi 17 novembre 2012

[Livre] : de l’autre côté de l’eau, maintenant en version poche

, 1950-1952
Surplombée de trop haut par la tragédie de Diên Biên Phu, recouverte ensuite par le conflit algérien, la guerre d'Indochine est une guerre oubliée. Par la force de son récit, Dominique de La Motte, ancien militaire, nous la montre sans fard. Son regard singulier et intime est un témoignage intemporel sur la liberté et la guerre.
De février 1951 à juin 1952, le lieutenant Dominique de La Motte prend la direction du commando 12, une unité de supplétifs hébergée dans une plantation d'hévéas près de Câu Khoi, non loin de la frontière cambodgienne. Au milieu de ses partisans, le jeune officier est roi de guerre. Sa mission : créer une zone interdite au Viêt-minh. Son quotidien : la guerre des postes, faite de patrouilles incessantes, d'embuscades, de contrôle des populations, de chasse aux renseignements, de prises de butin... Et puis un jour, le commando passe "de l'autre côté de l'eau", au-delà de la rivière qui marque la limite de son territoire. Pour atteindre l'ennemi, pour tuer un autre roi de guerre.
Édition présentée, établie et annotée par Stéphane Audoin-Rouzeau
Général de cavalerie à la retraite, Dominique Gourlez de La Motte est Saint-Cyrien.

http://www.defense.gouv.fr/terre/a-la-une/livre-de-l-autre-cote-de-l-eau-maintenant-en-version-poche

vendredi 12 octobre 2012

Livre du RMT : « Des sables de Koufra aux plaines du Liban »

Ce livre est né dans un avion survolant l’Afrique, lors d’une rencontre entre le chef de corps du régiment de marche du Tchad (RMT) et l’historien Eric Deroo.
L’idée : réaliser un ouvrage de qualité retraçant l’histoire du RMT depuis l’arrivée du général Largeau au Tchad jusqu’à sa toute dernière mission régimentaire au Liban au sein des Nations Unies.
Après près de deux ans de recherches historiques et iconographiques poussées, le travail arrive enfin à son terme et c’est un album riche et unique qui vient de paraître.
Publié en partenariat avec les éditions De Taillac et le Ministère de la défense, préfacé par le Chef d’Etat-major de l’Armée de Terre, cet ouvrage de 224 pages est en vente au tarif de 35 euros auprès de l’Amicale des officiers du RMT.