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samedi 4 mars 2017

La fibre optique arrive au 3e RHC

L’accès au très haut débit par un raccordement à la fibre optique est un enjeu stratégique majeur pour le développement de la base d’Etain-Rouvres accueillant le 3e RHC. Cet enjeu est particulièrement important dans le cadre de son projet d’accueil d’hélicoptères de nouvelle génération, CAP HNG 2021. En effet, pour l’internet à usage professionnel, le régiment est actuellement desservi par l’ADSL, avec un débit très faible, de 2 Mbps ce qui représente un frein au développement attendu.
La mise en œuvre du projet de déploiement de la fibre dédiée au 3e RHC va permettre d’atteindre l’objectif d’une fibre opérationnelle au 1er juin 2017 et au plus tard à la fin du troisième trimestre 2017, créant un contexte favorable au développement de la base et à son attractivité sur le territoire.
Cette mise en œuvre est en conformité avec le Schéma Départemental d’Aménagement du Numérique des Territoires, ce qui justifie la collaboration active de la Cdecom d’Étain à ce projet, au-delà de ses seuls intérêts et attachements à la base militaire. Cette intervention est conforme aux compétences communautaires.

Une tranchée va relier en très haut-débit Etain à la base

Le ministère de la Défense - établissement du service d’infrastructure de la défense de Metz – pour atteindre l’objectif d’accueil d’hélicoptères de nouvelle génération et celui d’attractivité et de performance de la base évoqués ci-dessus, recherche le partenariat avec la collectivité et demande la réalisation des éléments suivants. Cette signature qui concrétise une collaboration initiée il y a plus d’un an entre la 3e RHC et la Codecom va permettre : la réalisation d’une tranchée reliant la base avec Étain et permettre la mise en place de la fibre optique pour juin 2017 ; la création d’un ouvrage de génie civil par la collectivité publique, dans le but d’installer des fourreaux pour le tirage de la fibre optique visant à desservir la base.
Les travaux d’installation de la fibre elle-même seront réalisés par le prestataire de la Défense ou les services du Ministère de la Défense.
L’interconnexion de cet ouvrage aux ouvrages existants est effectuée tant sur le domaine public qu’à l’intérieur de la base militaire.
La réalisation d’études préalables sera effectuée conformément aux comptes rendus des réunions techniques, et nécessaires à la bonne réalisation des travaux.

Signature historique

Cette signature est un modèle du genre pour l'armée de terre, en parfaite cohésion avec la numérisation de la France.
http://www.estrepublicain.fr/edition-de-verdun/2017/03/04/la-fibre-optique-arrive-au-3e-rhc

lundi 14 juillet 2014

Le fantassin high-tech est formé à Draguignan

D’ici 2015, les régiments d’infanterie seront tous dotés d’un système révolutionnaire : « Félin ». C’est à Draguignan que sont formés les instructeurs des fantassins
Concentrés, des soldats ont les yeux plongés dans leurs jumelles. D'autres sont derrière leurs fusils de tireur d'élite équipés de lunettes. En position de tir. UItra-concentrés, ils écoutent les consignes d'un instructeur. Certains sont dans une salle de classe derrière un écran d'ordinateur. D'autres participent à une séance de simulation grâce au Sittal. Nous sommes à l'école d'application de l'infanterie (EAI) de Draguignan.
Dans cette véritable académie du fantassin, qui s'est installée dans le Var en provenance de Montpellier en 2010, des militaires, tous cadres, sous-officiers ou officiers, se forment pendant trois semaines au système Félin (Fantassin à équipements et liaisons intégrés) qui équipera d'ici 2015 la totalité de l'infanterie française. Soit vingt régiments, ce qui représente 18 500 soldats, précise Sagem, le fournisseur français. Après, ce sont eux qui vont, à leur tour, former leurs hommes dans leurs régiments.
Six mois d'acquisition, puis encore six d'appropriation, sont nécessaires avant d'envoyer l'unité en opération avec ce système. « Nous sommes là pour aider et accompagner les régiments à percevoir Félin », commente le lieutenant-colonel François Mariotti, directeur des études et de la prospective à l'EAI. « On évalue tout. Le combattant doit mener la mission jusqu'au bout et doit tout connaître par cœur. » L'exigence est telle que la moyenne pour les notes a été fixée à 66 % !
Le grenadier voltigeur combat en réseau
Du gilet électronique équipé d'un petit écran permettant de voir ses camarades sur la carte à une lunette de vision déportée qui permet au tireur de viser sans être vu en passant par un système de transmission d'images, ce système fait passer le fantassin français dans une autre ère. Car celui qu'on appelle encore le « biffin » dans le jargon militaire est devenu un soldat high-tech. Un militaire connecté. Désormais, le « grenadier voltigeur » combat en réseau. Avec son « interface homme-machine » (IHM) qui ressemble à un smartphone, le combattant connaît sa position personnelle, celle de ses camarades et celle des adversaires. Sur son petit écran, il reçoit des instructions ou des informations via des mini-messages types, et peut en envoyer. Il peut même, grâce à un bouton placé sur la poignée de son Famas, prendre en photo, de jour comme de nuit, une cible avec ses coordonnées GPS, sans quitter son objectif des yeux. Il l'envoie à ses supérieurs pour lever un doute, ou pour guider l'artillerie ou l'aviation au centimètre près. Il peut faire la même chose avec une petite vidéo.
Chuchoter grâce à la vibration des os
Il y a encore quelques mois, il fallait des dizaines de minutes pour faire la même chose !« La technologie permet d'avoir une vision très précise de la manœuvre et de partager très rapidement des positions adverses », estime le lieutenant-colonel Mariotti. Si son nom a une connotation animalière, ce n'est pas un hasard. Car avec cet équipement, le fantassin progresse et communique en toute discrétion. En effet, il n'a plus besoin de parler à voix haute dans la radio. Désormais grâce à un bandeau ostéophone, placé sur la tête, unique au monde, le soldat chuchote et se faire entendre par ses coéquipiers grâce à la vibration de ses os. « Le son est tout simplement de qualité symphonique », assure le lieutenant-colonel Patrick Gervais, chef de la section « combattant débarqué ».
Mais ce dernier, comme les autres cadres de l'école, relativise cette envolée technologique. Pour lui, « l'homme est au cœur des choses, et est secondé par la technique. Le système amplifie les qualités, mais aussi les défauts. »
Tout a été prévu, y compris les pannes ou défaillances. Le système Félin peut ainsi fonctionner en mode dégradé. « C'est pour cela que nos soldats doivent conserver et travailler les fondamentaux du combat, en sachant se passer de la technologie. »Apprendre la topographie avec une bonne vieille carte reste d'actualité !

http://www.nicematin.com/cote-dazur/le-fantassin-high-tech-est-forme-a-draguignan.1823144.html