vendredi 11 novembre 2011

Armistice de 1918 Images inedites

En Afghanistan, le quotidien des soldats français

Jean-Christophe Hanché a photographié pendant cinquante jours les soldats français en Afghanistan. Il en tire la matière d'un livre décalé, émouvant, presque muet, mais où l'image vaut tous les discours.

ÇA s'appelle sobrement « Kapisa », du nom de cette région du nord-est de l'Afghanistan truffée de talibans et que la France, depuis dix ans, a pour mission de sécuriser. Près de 4 000 soldats, 75 morts à ce jour et une mission méconnue, souvent oubliée, dévorée par les feux de l'actualité qui roule. Jean-Christophe Hanché voulait voir. C'est une manie chez lui. Aller sur place, quitte à côtoyer les ravins, défier le vertige, se frotter à sa propre peur. Il s'y était déjà essayé, du Liberia au Sud-Liban, de Sangatte à Dadaab (Kenya), le plus grand camp de réfugiés du monde.
L'Afghanistan donc, aujourd'hui. Pour montrer par le menu ce qu'est le travail des soldats français, au jour le jour, si loin de tout et de nos soucis domestiques. Hanché a obtenu les autorisations, s'est d'abord entraîné avec les militaires du 7e bataillon de chasseurs alpins de Bourg-Saint-Maurice avant de les accompagner à deux reprises, en février et juin, aux confins des vallées d'Alasay et Bédraou. La base opérationnelle avancée des Français est ici. La place est tenue par 35 hommes que l'appareil du photographe, six semaines durant, n'a plus quittés.
Approche pudique, peu bavarde, comme il les aime. Et comme il est. Dans « Kapisa », on ne trouvera donc pas d'images crues ou de champs d'horreur, mais une chronique à hauteur d'homme, sans esbroufe, décalée parfois. La chronique de soldats - jeunes souvent - qui font simplement leur job. Avec gravité souvent, concentration toujours.

Journal de bord

Dans des textes brefs, seule respiration écrite dans un album de 240 images (sur 24 000 rapportées !), le photographe tient son journal de bord. Du débarquement à Tagab, à bord d'un hélicoptère qui rase les reliefs « pour offrir le moins de prise à une attaque venant du sol », à son retour à Reims où il apprend la mort de Sébastien, avec qui il avait lié amitié.
Entre-temps, l'objectif suit à la trace, nuit et jour, les évolutions quotidiennes du bataillon. Gestes ordinaires et missions de terrain, « du futile au dramatique », résume le photographe. On joue de la guitare, tire un obus, lit son courrier, nettoie les armes, boit le thé, crapahute dans la poussière… Parfois, la tension monte d'un cran quand la section déniche des caches d'armes, des documents confidentiels sur les talibans, occupe un village. Regards inquiets des Afghans. Le capitaine explique, parlemente, négocie. Un soldat joue aux billes avec des enfants. Ailleurs, des médecins militaires français en soignent d'autres.
Ainsi va la vie du 7e BCA, entre force et précautions, contraintes et humanité. « Tout cela rend les relations avec la population très lointaines, voire inexistantes. Je n'aurai pour ma part qu'une seule et unique occasion de parler avec un Afghan », raconte le photographe qui dit être « partagé entre l'admiration pour le courage de ces hommes noyés dans l'indifférence de leur pays et la question lancinante de l'efficacité d'une action militaire en Afghanistan ».
C'est dit sans complaisance, ni ton péremptoire. Mais avec la distance respectueuse qu'imposait le contrat de départ : témoigner sans juger, donner à voir sans interpréter, rendre compte sans commenter. Au lecteur d'en tirer les conclusions qu'il entend.

« Kapisa », Jean-Christophe Hanché, 25 euros. Le livre donnera lieu à une exposition à Grenoble en novembre et à Reims l'an prochain.Il est également disponible en ligne sur : www.kapisa-afghanistan.com

http://www.lunion.presse.fr/article/culture-et-loisirs/photos-en-afghanistan-le-quotidien-des-soldats-francais
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1918 Paris fete l'armistice

jeudi 10 novembre 2011

"Commémorer la Grande Guerre (2014-2020) : propositions pour un centenaire international"

L'année 2014 marquera les débuts du centenaire de la Première Guerre mondiale. Dans la perspective de ce grand rendez-vous mémoriel international, un rapport de préfiguration rédigé par Monsieur Joseph ZIMET, de la Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives au ministère de la Défense et des anciens combattants, a été remis le 11 novembre 2011 au Président de la République.

Le rapport de préfiguration propose une répartition des tâches entre l'Etat et les collectivités territoriales, avec une action des pouvoirs publics qui se concentrerait sur le début (2014) et la fin (2018) de la commémoration. Le programme commémoratif officiel du Centenaire pour l'année 2014 serait articulé autour de six grands rendez-vous prenant place entre le 28 juin 2014, ouverture européenne du Centenaire, et le 11 novembre 2014, date à laquelle l'écrivain et ancien combattant de la Grande Guerre Maurice Genevoix pourrait entrer au Panthéon.

Organisé comme une véritable coproduction entre l'Etat, les partenaires étrangers, les territoires et les associations, le programme commémoratif proposé pour le Centenaire suggère en outre un effort de numérisation et de mise en ligne des archives individuelles des huit millions de combattants de la Première Guerre mondiale, l'inscription au patrimoine mondial de l'Humanité des principaux paysages et sites de mémoire de la Grande Guerre, ainsi que la création d'une commission de réflexion sur la question des fusillés de la Grande Guerre.

Une mission interministérielle sera créée, au début de l'année 2012, afin de mettre en œuvre le programme commémoratif du centenaire de la Première Guerre mondiale.

Télécharger le rapport :

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Le Musée de la Grande Guerre de Meaux inauguré vendredi par Sarkozy

Le Musée de la Grande Guerre de Meaux ouvrira ses portes vendredi 11 novembre et sera inauguré par le président Nicolas Sarkozy. Dans ce musée de 7.000 mètres carrés, érigé sur les lieux mêmes de la bataille de la Marne de septembre 1914, deux avions, un Spad 13 et un Blériot 11, côtoient un char, un taxi de la Marne vert tilleul ou encore un pigeonnier mobile de campagne. Un peu plus loin, une dizaine de mannequins soldats aux uniformes kaki à col mao, entourés de répliques de chevaux en résine blanche, ont le regard tourné vers le visiteur.
Des bombes et obus à ailettes, des matraques de tranchées mais aussi des jouets d'époque sont sous vitrines, dans cet imposant bâtiment, imaginé par l'architecte Christophe Lab, dont le toit-terrasse offre un large point de vue. C'est à quelques kilomètres de là, à Monthyon, que fut tiré, le 5 septembre 1914, le premier coup de canon de la bataille de la Marne, contre-offensive victorieuse de Joffre contre les armées allemandes qui menaçaient Paris.
"Les Etats-Unis et l'Allemagne voulait racheter ma collection" Jean-Pierre Verney, 65 ans, spécialiste reconnu de la Première Guerre mondiale, a cédé au musée sa collection unique pour 600.000 euros. Quelque 50.000 livres, journaux, uniformes, fusils, affiches ou encore cartes postales provenant de 35 pays ont été réunis pendant plus de 40 ans, au fil des marchés aux puces et ventes aux enchères, par ce passionné qui dit avoir "autant de respect pour un bâton de Maréchal que pour un paquet de cigarettes".

"En 2004, je suis venu à Meaux pour la commémoration de la bataille de la Marne. A cette époque, le musée de Verdun ne voulait pas de ma collection, les Etats-Unis et l'Allemagne voulaient la racheter", raconte-t-il. Mais, "sachant que j'avais des objets sur toute la période 14-18, Jean-François Copé, député-maire de Meaux, a souhaité acquérir ma collection et en faire un musée", se souvient Jean-Pierre Verney. "Ici, ce n'est pas un musée militaire, ni même un musée de l'aviation, personne n'a été oublié", explique-t-il, se rappelant que son "premier objet était un tableau marchandé durant deux jours au marché aux puces de Saint-Ouen, en 1972".
"Je laisse des traces de l'histoire"
"Avec la mort du dernier poilu, nous avons passé un cap, il n'y a plus de mémoire vivante de cette guerre mais avec ce musée, on a un nouveau regard, qui est généraliste sur cette période", souligne Michel Rouger, directeur du Musée de la Grande Guerre. Ici, "on va jouer sur le ressenti du visiteur, au niveau d'une tranchée par exemple où on va s'appuyer sur les images, le froid, le confinement, la peur, la nuit", précise Michel Rouger, qui parie sur l'interactivité.

Le coût de ce projet, qui va créer 30 emplois, s'élève à 28 millions d'euros, financé à 50% par la communauté d'agglomération du Pays de Meaux, ainsi que par la région, le département et l'Etat. L'exposition permanente s'étendra sur 3.000 mètres carrés et les expositions temporaires sur 300 mètres carrés. Le musée compte également deux salles pour développer des ateliers pédagogiques, un auditorium de 115 places, un centre de documentation comprenant plus de 8.000 ouvrages, un café et une librairie. Ce musée, explique son directeur, "c'est un travail accompli, je laisse des traces de l'histoire à d'autres personnes, je suis arrivé jusqu'au bout de ce que je voulais faire".
http://lci.tf1.fr/france/societe/le-musee-de-la-grande-guerre-de-meaux-inaugure-vendredi-par-sarkozy-6814862.html
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Le budget Défense 2012 amputé

L'Assemblée nationale a adopté aujourd'hui le projet de budget de la Défense 2012 d'un montant de 31,5 milliards d'euros, amputé de 167 millions d'euros par rapport au projet initial au titre des économies supplémentaires d'un milliard annoncées le 24 août par le premier ministre.

Les députés de la majorité ont adopté un amendement du gouvernement en ce sens lors de l'examen du texte en première lecture. Cette diminution porte notamment sur 102,3 millions d'euros d'autorisations d'engagement du programme "Equipement des forces". Elle sera partiellement compensée, selon le gouvernement, par la perception de recettes exceptionnelles supplémentaires au titre de la vente de fréquences hertziennes.

Une économie de 30,5 millions d'euros portera sur le programme "Soutien de la politique de défense". Un ajustement qui porte sur des opérations d'infrastructures sans en modifier la programmation.

Les crédits du programme "Préparation et emploi des forces" seront minorés de 25 millions d'euros. Et 9,2 millions d'euros économisés grâce notamment à "la diminution de 6,5 millions d'euros de la subvention à la République de Djibouti".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/11/09/97001-20111109FILWWW00825-france-le-budget-defense-2012-ampute.php

Un monument aux morts virtuel pour les poilus oubliés

Morts de leurs blessures ou fusillés pour l'exemple, quelque 100.000 soldats de la Grande guerre ne sont pas comptabilisés dans les « Morts pour la France ». La toile leur rendra hommage du 10 au 12 novembre.

Morts au champ d'honneur sans avoir eu l'honneur de la mention « Mort pour la France ». C'est ce qui est arrivé à des dizaines de milliers de poilus français qui, décédés de leurs blessures, morts de maladie, fusillés pour l'exemple, pour insoumission, ou jugés par des tribunaux militaires, n'ont pas vu leur décès considéré comme un acte au service de la France. Présents au front, ils sont devenus les oubliés de l'Histoire de la Grande Guerre, seulement connus des historiens sous le nom de « Non-Morts pour la France ».
Dans son discours à l'occasion du 90ème anniversaire de l'armistice, Nicolas Sarkozy avait lui-même évoqué les « fusillés pour l'exemple qui attendent encore qu'on leur rende justice ».
A l'occasion du 11 novembre, et alors que les derniers poilus se sont éteints, leur mémoire va être réhabilitée grâce à une initiative originale. 100 000 d'entre eux vont voir leur nom publié dans une liste rendue publique et mise gratuitement en ligne. C'est le spécialiste de la généalogie sur Internet, Genealogie.com, qui est à l'origine de ce projet.
Pour la première fois, les familles pourront donc aller consulter cette liste, composée de fiches individuelles où figurent prénom et patronyme, date et lieu de naissance ainsi que la date de leur décès. Un monument aux morts numérique qui sera accessible gratuitement du 10 au 12 novembre. Pour Genealogie.com, cette initiative a pour vocation de « rendre aux familles leurs héros ».
« Afin que la Grande Guerre, qui a fait plus d'un million et demi de soldats morts, ne devienne pas qu'une histoire de statistiques et de dates, nous voulions offrir aux Français une occasion de partir à la découverte de leur histoire familiale dans la Grande Histoire et rendre ainsi un hommage, sans distinction, à toute une génération sacrifiée », explique Toussaint Roze, fondateur et PDG de Genealogie.com
 http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=11%20novembre&source=newssearch&cd=7&ved=0CEcQqQIwBg&url=http%3A%2F%2Fwww.lefigaro.fr%2Factualite-france%2F2011%2F11%2F09%2F01016-20111109ARTFIG00714-un-monument-aux-morts-virtuel-pour-les-poilus-oublies.php&ei=Y9a6Tu31IoTc4QTmyPiOCA&usg=AFQjCNEuwsKnDuo6oaQVWbce1lumFRNxEg&sig2=7l5cwPU1mB1Un9VIFgLvNg

Epées, sabres et casoars 2011


mercredi 9 novembre 2011

Nicolas Sarkozy rend hommage au général de Gaulle à Colombey

COLOMBEY-LES-DEUX-EGLISES, Haute-Marne (Reuters) - A moins de six mois de la présidentielle, Nicolas Sarkozy a fait mercredi le déplacement de Colombey-les-deux-églises pour le 41e anniversaire de la mort du général de Gaulle, dont il revendique l'héritage.
Le chef de l'Etat, qui était accompagné d'une petite délégation, a déposé une gerbe devant le monument en forme de croix de Lorraine qui domine le mémorial dédié à l'homme de l'appel du 18 juin 1940 avant d'aller fleurir la tombe de celui qui fut aussi le fondateur de la Ve République.
Il s'est abstenu de toute prise de parole lors de cette courte visite à caractère très symbolique, qu'il a achevée par un déjeuner avec quelques personnalités locales.
Parmi les rares responsables politiques présents, le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé a invoqué le souvenir du général de Gaulle pour insister sur la nécessité d'un rassemblement des Français face à la crise.
"Je crois que c'est très important dans cette période difficile que vivent les Français de rappeler combien la cohésion nationale c'est très important", a-t-il dit à des journalistes.
"Ce sont des moments où on doit être rassemblés parce que ce qui nous rassemble est infiniment supérieur à ce qui nous divise et que de Gaulle a incarné ça pendant très longtemps. Ce sont des choses qui sont aujourd'hui ancrées dans la mémoire collective", a-t-il ajouté.
Nicolas Sarkozy était déjà venu à Colombey l'an passé pour le 40e anniversaire de la mort de de Gaulle. En pleine réforme des retraites, il avait vanté les qualités de celui qui "n'a jamais reculé devant la nécessité de décider, quelles qu'aient pu en être les conséquences parfois douloureuses, parce qu'il savait qu'en repoussant trop longtemps la décision, les souffrances seraient plus grandes encore."
http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/nicolas-sarkozy-rend-hommage-au-general-de-gaulle-a-colombey-09-11-2011-1394430_240.php

Le 13e BCA en Inde pour l'exercice Shakti 2011


mardi 8 novembre 2011

Cérémonie d’hommage aux soldats morts pour la France

Le président de la République, accompagné du ministre de la Défense et du secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens combattants, présideront les cérémonies commémoratives de l’armistice de 1918. Cette année il s’agira de rendre un hommage particulier aux combattants engagés en opérations extérieures en 2011.

Le président de la République présidera, le vendredi 11 novembre 2011, à l’Arc de triomphe, la cérémonie nationale commémorative de l’armistice de 1918. Ce 93e anniversaire de l’armistice du 11 novembre aura une tonalité particulière. Si un hommage sera rendu au morts de la Grande Guerre à travers le Soldat inconnu inhumé sous l’Arc de triomphe, il s’agira également de mettre à l’honneur les combattants engagés en opérations extérieures en 2011.
Depuis la disparition du dernier combattant de la Grande Guerre, la signification du 11 novembre a changé. Le culte du Soldat inconnu établit une filiation immatérielle entre toutes les « générations du feu », image même du sacrifice du combattant. C’est à l'endroit où il repose, sous l’Arc de triomphe, que s'exprime le plus solennellement l'hommage de la Nation à son égard.
Le 11 novembre, jour de commémoration de l'armistice de 1918 a vocation à devenir la journée d'hommage aux combattants morts pour la France.
MM. Sarkozy et Laffineur à Meaux, MM. Fillon et Longuet à Compiègne
Le président de la République, accompagné du secrétaire d’Etat, Marc Laffineur, se rendra dans l’après-midi du 11 novembre à l’inauguration du musée de la Grande Guerre à Meaux. Ce musée présente, sur 3 000m², l’extraordinaire collection d’objets et de documents, construite au fil des années par Jean-Pierre Verney, spécialiste de la Première Guerre mondiale.
Le Premier ministre, François Fillon, et le ministre de la Défense et des Anciens combattants, Gérard Longuet, se rendront quant à eux, à une commémoration en forêt de Compiègne, à la clairière de Rethondes, où fut signé l’armistice du 11 novembre 1918.


Programme de la commémoration sous l'Arc de triomphe :

10h40

  • Arrivée du président de la République sur la place Charles de Gaulle ;
  • Revue des troupes ;
  • Remise de décorations à douze unités militaires pour leur participation en 2011 aux opérations extérieures Harmattan, Pamir et Licorne ;
  • Dépôt de gerbe sur la tombe du soldat inconnu ;
  • Ravivage de la Flamme ;
  • Sonnerie aux Morts, minute de silence ;
  • Marseillaise.
11h00

  • Discours du président de la République.
12h00

  • Rencontre, au Palais de l'Elysée, entre le président de la République et les familles des soldats tués au combat.
http://www.defense.gouv.fr/actualites/articles2/ceremonie-11-novembre-2011
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Décès du commandant Roger Faulques

Le commandant Roger Faulques, grande figure de la Légion étrangère, est décédé dimanche à Nice à l'âge de 86 ans, a annoncé sa famille dans le carnet du Figaro.

Jeune officier de la Légion en Indochine, où il avait été fait prisonnier par le Viêt Minh, Roger Faulques avait également servi dans les rangs du 1er Régiment étranger de parachutistes (Légion étrangère) en Algérie, notamment pendant la Bataille d'Alger. Son passage à Alger lui valut des accusations de torture.

Roger Faulques avait ensuite aidé les rebelles katangais en 1960 derrière Moïse Tshombé, à la tête d'un groupe de mercenaires. Il s'était retiré dans la ville de Nice au début des années 1980. Il était grand officier de la Légion d'honneur


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/11/08/97001-20111108FILWWW00365-deces-du-commandant-roger-faulques.php

Cérémonie pour l’amitié franco-américaine et la liberté

Nicolas Sarkozy et Barack Obama ont présidé une cérémonie commémorant l’amitié franco-américaine, à Cannes, vendredi 4 novembre 2011. Elle fut l’occasion de rendre hommage aux militaires, français et américains, qui se sont battus pour la liberté, notamment dans le cadre des opérations en Afghanistan et en Libye.
A l’issue du sommet du G20, qui se tenait à Cannes (Alpes-Maritimes), le président de la République, Nicolas Sarkozy, et son homologue américain, Barack Obama, ont conjointement présidé une cérémonie célébrant l’amitié franco-américaine, vendredi 4 novembre 2011.

Cette cérémonie fut l’occasion, pour les deux présidents, de rendre hommage aux militaires français et américains, et de rappeler leurs sacrifices conjoints en faveur de la paix et de la liberté, de la guerre d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique, à la Seconde Guerre mondiale, jusqu’aux opérations en Afghanistan et en Libye.

Dans son allocution, Nicolas Sarkozy a en effet rappelé l’engagement des « soldats d’Amérique et soldats de France, il y a 230 ans, presque jour pour jour, sur les côtes américaines en Virginie » dans la bataille de Yorktown, lors de la guerre d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique. Ainsi que celles « des centaines de milliers de combattants français et américains » venus se battre à l’occasion des débarquements de Provence et de Normandie, en 1944, lors de la Seconde Guerre mondiale.
http://www.defense.gouv.fr/actualites/articles2/ceremonie-en-l-honneur-de-l-amitie-franco-americaine-et-des-militaires-engages-pour-la-liberte
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lundi 7 novembre 2011

Les jeunes ont confiance dans l'armée

Les jeunes Français ont une image largement positive de l'armée, mais connaissent mal l'institution et ses missions, selon une enquête publiée aujourd'hui par l'Institut de recherche stratégique de l'Ecole militaire (IRSERM).

L'antimilitarisme vivace jusque dans les années 1970-80 s'est effondré ces vingt dernières années en France et l'armée est désormais l'institution à laquelle les jeunes font le plus confiance, avec 85% de réponses positives, devant l'école (78%), la justice (59%) ou encore la police (52%).

Fort clivage entre les filles et les garçons

993 lycéens de 16 à 21 ans ont répondu à un questionnaire détaillé pour cette enquête destinée à confronter "les attentes des jeunes à l'offre d'emploi des armées". Il en ressort, selon ses auteurs, "une bonne image et relative distance" des jeunes par rapport à l'armée.

83% d'entre eux ont désormais une image positive de l'armée française et ils sont encore plus nombreux (89%) à considérer qu'il s'agit d'"une activité honorable". En levant toute contrainte, la suspension en 1997 du Service national a contribué, selon l'enquête, à réconcilier les jeunes et l'armée. Mais ce renforcement de l'image de l'armée "ne s'est pas accompagné d'un surcroît d'intérêt pour les activités militaires", avec seulement 37% des jeunes qui déclarent s'y intéresser, avec un fort clivage entre les filles (27% qui déclarent s'intéresser à l'armée) et les garçons (47%).

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/11/07/97001-20111107FILWWW00573-les-jeunes-ont-confiance-dans-l-armee.php

"Au moins, Clément n’est pas mort pour rien"

Il avait 19 ans. Le caporal-chef Clément Chamarier est mort, le 19 février 2011 alors qu’il était de retour d’une mission dans la vallée d’Alasay en Afghanistan, non loin de la frontière avec le Pakistan. Le véhicule blindé à bord duquel il circulait a été pris pour cible par des tirs insurgés. Clément n’a pas survévu. Ce soldat qui s’était engagé au 7 e Bataillon de chasseurs alpins (BCA) en février 2009 était un enfant de la petite commune de Saint-Aupre. L’annonce de la triste nouvelle avait bouleversé la localité qui a décidé de lui rendre un dernier hommage en gravant son nom sur son monument aux morts. Après la Première Guerre mondiale, la Seconde, l’Algérie, le conflit en Afghanistan est désormais inscrit dans le marbre des morts pour la France. Forcément, la cérémonie du 11-Novembre aura une connotation particulière.

« Une tristesse infinie et le sentiment d’une injustice terrible »

Clément était très connu du village, il était aussi très apprécié. « Lors de sa disparition, nous avons éprouvé une tristesse infinie et le sentiment d’une injustice terrible. Tout naturellement, l’inscription de son nom sur notre monument aux morts, nous est apparue comme évidente », explique Georges Bouffard-Roupé, le maire de Saint-Aupre. « Durant cette épreuve, nous nous sommes attachés à soutenir les parents et tout aussi naturellement, nous leur avons demandé leur accord pour inscrire le nom de leur enfant sur ce monument. Nous avons fait des démarches auprès des anciens combattants afin d’obtenir l’autorisation de cette inscription. »
La cérémonie aura lieu le 11 novembre prochain, en présence d’un détachement du 7e Bataillon de chasseurs alpins de Bourg-Saint-Maurice qui a été lui aussi plongé dans la tristesse. Un moment que Catherine Chamarier, la mère du jeune soldat, ne manquera pas. « Je trouve que c’est une bonne chose car, au moins Clément n’est peut-être pas mort pour rien », nous confie-t-elle. « Cette guerre en Afghanistan dure depuis plus de dix ans, elle fait tous les jours des morts et on n’en parle plus », souffle la maman. « J’essaie de réapprendre à vivre, ce n’est pas facile tous les jours »
Pour la maman, la famille et les proches, la vie doit reprendre petit à petit son cours. « J’essaie de réapprendre à vivre, ce n’est pas facile tous les jours. Heureusement, je suis entourée. L’Armée est toujours présente, on m’appelle régulièrement pour prendre des nouvelles. Je me sens épaulée et c’est très important. » Clément avait 19 ans, il n’était pas marié et n’avait pas d’enfants. Aujourd’hui, ce sont ses proches qui se sentent orphelins.
http://www.ledauphine.com/isere-sud/2011/11/05/au-moins-clement-n-est-pas-mort-pour-rien
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