Revue de presse de toutes les informations militaires française ...OTAN...vie des réservistes...vidéos des engagements en opérations extérieures...recrutement...
jeudi 31 décembre 2015
mercredi 30 décembre 2015
Le Drian sur le Charles-de-Gaulle pour le Nouvel An
Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian se rendra sur le porte-avions Charles-de-Gaulle, stationné dans le Golfe, jeudi à l'occasion du Nouvel An, après une visite aujourd'hui aux soldats déployés dans Paris.
"Ce sera la première fois que je me rendrai sur le porte-avions pour le 1er de l'An. L'année dernière j'étais à N'djamena, l'année d'avant au Mali. Je vais tous les ans fêter les fêtes de fin d'année avec des soldats parce que je pense que c'est ma place", a-t-il dit à l'issue d'une rencontre avec des militaires dans les rues de Paris. Le Charles-de-Gaulle, qui a appareillé le 18 novembre de Toulon (sud de la France) peu après les attentats de Paris, a d'abord été déployé en Méditerranée Orientale puis dans le Golfe pour intensifier les frappes françaises contre le groupe Etat islamique (EI) en Irak et Syrie
Lors d'un déplacement de plusieurs jours, Jean-Yves Le Drian rendra aussi visite à des pilotes et des légionnaires français stationnés au Moyen-Orient dans le cadre de la lutte contre l'EI.
L'aviation française dispose d'une base aux Emirats arabes unis et d'une autre en Jordanie, où sont stationnés respectivement six avions de chasse Rafale et six Mirage 2000.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/index.php
"Ce sera la première fois que je me rendrai sur le porte-avions pour le 1er de l'An. L'année dernière j'étais à N'djamena, l'année d'avant au Mali. Je vais tous les ans fêter les fêtes de fin d'année avec des soldats parce que je pense que c'est ma place", a-t-il dit à l'issue d'une rencontre avec des militaires dans les rues de Paris. Le Charles-de-Gaulle, qui a appareillé le 18 novembre de Toulon (sud de la France) peu après les attentats de Paris, a d'abord été déployé en Méditerranée Orientale puis dans le Golfe pour intensifier les frappes françaises contre le groupe Etat islamique (EI) en Irak et Syrie
Lors d'un déplacement de plusieurs jours, Jean-Yves Le Drian rendra aussi visite à des pilotes et des légionnaires français stationnés au Moyen-Orient dans le cadre de la lutte contre l'EI.
L'aviation française dispose d'une base aux Emirats arabes unis et d'une autre en Jordanie, où sont stationnés respectivement six avions de chasse Rafale et six Mirage 2000.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/index.php
mardi 29 décembre 2015
Sentinelle à Béziers
Depuis le 17 novembre, 16 militaires de l'armée de l'air patrouillent dans les rues du centre-ville et à la gare.
Ils patrouillent dans les rues de Béziers depuis le 17 novembre 2015. Lundi 28 décembre, les seize militaires de l'Armée de terre ont passé la consigne à une nouvelle unité. L'occasion pour le sous-préfet Christian Pouget de les accueillir et de faire le point sur le dispositif Sentinelle.
Quelles forces ont été envoyées sur Béziers ?
Le dispositif comprend des patrouilles à raison de quatre jours par semaine, dont au moins, le samedi, ou le dimanche, entre 7 h 30 et 21 h 30. Vous avez 16 militaires de l'Armée de terre qui patrouillent par groupes de quatre ou huit. Au niveau national, il y a 7 000 militaires engagés dans cette opération Sentinelle. Cela durera le temps de l'état d'urgence. Il n'y a pas encore de fin définie.
Pourquoi la passation se fait-elle dans les locaux du commissariat ?
Ces patrouilles se font en collaboration avec les services de police et de gendarmerie également. Il s'agit de patrouilles dites portées, c'est-à-dire dans leurs véhicules et patrouilles pédestres.
Où se déploient ces patrouilles ?
Sur le centre-ville, à la gare, sur les Allées, les lieux de rassemblement de personnes surtout en ces périodes de fêtes de fin d'année. Cela permet à la police nationale et municipale de quadriller beaucoup plus de territoire sur le centre-ville de Béziers et de s'occuper d'autres affaires.
Quelle est leur mission ?
Ils ont mission de sécuriser les lieux. C'est une assistance et un soutien apprécié autant des forces de l'ordre que de la population, comme on a pu le constater au cours de leurs patrouilles.
Les militaires peuvent-ils intervenir ?
La police est en liaison permanente avec eux. Dès lors qu'ils se rendent compte qu'il y a une infraction, qu'ils en sont victimes ou qu'ils repèrent quelqu'un ou un colis suspect, ils alertent le commissariat et les policiers arrivent sur place.
http://www.midilibre.fr/2015/12/28/passation-de-consignes-pour-les-sentinelles,1263011.php
Le dispositif comprend des patrouilles à raison de quatre jours par semaine, dont au moins, le samedi, ou le dimanche, entre 7 h 30 et 21 h 30. Vous avez 16 militaires de l'Armée de terre qui patrouillent par groupes de quatre ou huit. Au niveau national, il y a 7 000 militaires engagés dans cette opération Sentinelle. Cela durera le temps de l'état d'urgence. Il n'y a pas encore de fin définie.
Pourquoi la passation se fait-elle dans les locaux du commissariat ?
Ces patrouilles se font en collaboration avec les services de police et de gendarmerie également. Il s'agit de patrouilles dites portées, c'est-à-dire dans leurs véhicules et patrouilles pédestres.
Où se déploient ces patrouilles ?
Sur le centre-ville, à la gare, sur les Allées, les lieux de rassemblement de personnes surtout en ces périodes de fêtes de fin d'année. Cela permet à la police nationale et municipale de quadriller beaucoup plus de territoire sur le centre-ville de Béziers et de s'occuper d'autres affaires.
Quelle est leur mission ?
Ils ont mission de sécuriser les lieux. C'est une assistance et un soutien apprécié autant des forces de l'ordre que de la population, comme on a pu le constater au cours de leurs patrouilles.
Les militaires peuvent-ils intervenir ?
La police est en liaison permanente avec eux. Dès lors qu'ils se rendent compte qu'il y a une infraction, qu'ils en sont victimes ou qu'ils repèrent quelqu'un ou un colis suspect, ils alertent le commissariat et les policiers arrivent sur place.
http://www.midilibre.fr/2015/12/28/passation-de-consignes-pour-les-sentinelles,1263011.php
Barkhane : la France reste en première ligne
Lancée le 11 janvier 2013, l'opération Serval a été relayée le 1er août 2014 par l'opération Barkhane, dans le cadre du «G5 Sahel» réunissant Mali, Mauritanie, Niger, Tchad et Burkina Faso. Engagées depuis bientôt trois ans dans la bande sahélo-saharienne avec les forces africaines et l'ONU contre les groupes terroristes islamiques, les forces françaises ont détruit leurs sanctuaires. Mais les jihadistes continuent à attiser la tension dans la région.
Depuis quelques mois, la Syrie et la lutte contre l'état islamique focalisent l'attention sur le Moyen-Orient. En Afrique les caméras se sont faites plus rares dans la bande sahélo-saharienne. La guerre contre les groupes armés terroristes (GAT) y reste pourtant d'actualité avec l'opération Barkhane, 50e OPEX de la France en Afrique depuis 1958 et son plus vaste théâtre depuis la seconde guerre mondiale. Mauritanie, Burkina-Faso mais surtout Mali, Niger, Tchad… Un peu plus de 3 000 militaires français restent aujourd'hui déployés sur ce territoire pratiquement grand comme l'Europe de l'ouest, conduisant l'essentiel de leurs actions dans des zones désertiques.
En novembre, plus de 1 000 soldats, soit un tiers des effectifs, ont ainsi été engagés au nord du Mali pour de nouveaux ratissages dans l'adrar des Ifoghas ainsi qu'au nord du Niger. Après les «coups de marteau» de Serval en 2013, Barkhane a poursuivi là les «coups de râteau» qu'y avaient déjà opérés les unités de la 11e Brigade Parachutiste de Toulouse depuis le début de l'année 2015 (lire ci-dessous). Continuer à assécher les flux logistiques des GAT, les empêcher de reconstituer leurs camps : une vingtaine de caches d'armes ont été découvertes le mois dernier tandis que plusieurs terroristes étaient neutralisés au sud des frontières algérienne et libyenne. Il y a une dizaine de jours, au Mali, dans le cercle de Ménaka, l'affrontement a été plus violent.
Dans la nuit du 19 au 20 décembre près de la frontière nigérienne, les forces françaises ont livré durant quatre heures un combat intense contre des jihadistes affiliés à al-Mourabitoune qui avait revendiqué la récente attaque contre l'hôtel Radisson Blu de Bamako, conjointement avec al-Qaïda au Maghreb islamique. Un engagement qui s'est soldé par une dizaine de morts côté terroriste et la saisie d'une «quantité importante d'armements et d'explosifs», selon l'état-major des armées.
De fait, s'il ne reste plus de sanctuaires jihadistes dans la zone et qu'un accord de paix a été signé le 20 juin dernier à Alger par la coalition des mouvements touaregs de l'Azawad — lesquels avaient pris en 2012 les armes contre Bamako et passé alors une alliance de circonstance avec les salafistes contre le pouvoir malien — n'en demeure pas moins que la nébuleuse des GAT demeure une réelle menace, profitant toujours du chaos libyen.
Ainsi, alors que Bamako a proclamé l'état d'urgence pour dix jours, le 21 décembre, six personnes au moins ont été tuées cette semaine dans la région de Kidal, au nord-est du Mali, dans l'attaque d'une base d'ex-rebelles touaregs par les islamistes Ansar Dine qui ont revendiqué avoir frappé «des traîtres à la solde de la France».
Ansar Dine, mais aussi Aqmi, Mujao, Signataires par le sang ou Al-Mourabitoune… Pratiquement pas une semaine sans que des soldats des forces africaines, des onusiens de la Minusma ou des civils ne soient tués lors d'attaques ciblées ou d'attentats aveugles. Car si les jihadistes salafistes fuient l'affrontement direct avec les militaires français, leur but reste en effet d'«afghaniser» la région en créant un sentiment d'insécurité constante au sein de la population afin de susciter le rejet des soldats étrangers. La plus grosse bombe à désamorcer pour les militaires français.
http://www.ladepeche.fr/article/2015/12/28/2246011-barkhane-la-france-reste-en-premiere-ligne.html
En novembre, plus de 1 000 soldats, soit un tiers des effectifs, ont ainsi été engagés au nord du Mali pour de nouveaux ratissages dans l'adrar des Ifoghas ainsi qu'au nord du Niger. Après les «coups de marteau» de Serval en 2013, Barkhane a poursuivi là les «coups de râteau» qu'y avaient déjà opérés les unités de la 11e Brigade Parachutiste de Toulouse depuis le début de l'année 2015 (lire ci-dessous). Continuer à assécher les flux logistiques des GAT, les empêcher de reconstituer leurs camps : une vingtaine de caches d'armes ont été découvertes le mois dernier tandis que plusieurs terroristes étaient neutralisés au sud des frontières algérienne et libyenne. Il y a une dizaine de jours, au Mali, dans le cercle de Ménaka, l'affrontement a été plus violent.
Dans la nuit du 19 au 20 décembre près de la frontière nigérienne, les forces françaises ont livré durant quatre heures un combat intense contre des jihadistes affiliés à al-Mourabitoune qui avait revendiqué la récente attaque contre l'hôtel Radisson Blu de Bamako, conjointement avec al-Qaïda au Maghreb islamique. Un engagement qui s'est soldé par une dizaine de morts côté terroriste et la saisie d'une «quantité importante d'armements et d'explosifs», selon l'état-major des armées.
De fait, s'il ne reste plus de sanctuaires jihadistes dans la zone et qu'un accord de paix a été signé le 20 juin dernier à Alger par la coalition des mouvements touaregs de l'Azawad — lesquels avaient pris en 2012 les armes contre Bamako et passé alors une alliance de circonstance avec les salafistes contre le pouvoir malien — n'en demeure pas moins que la nébuleuse des GAT demeure une réelle menace, profitant toujours du chaos libyen.
Ainsi, alors que Bamako a proclamé l'état d'urgence pour dix jours, le 21 décembre, six personnes au moins ont été tuées cette semaine dans la région de Kidal, au nord-est du Mali, dans l'attaque d'une base d'ex-rebelles touaregs par les islamistes Ansar Dine qui ont revendiqué avoir frappé «des traîtres à la solde de la France».
Ansar Dine, mais aussi Aqmi, Mujao, Signataires par le sang ou Al-Mourabitoune… Pratiquement pas une semaine sans que des soldats des forces africaines, des onusiens de la Minusma ou des civils ne soient tués lors d'attaques ciblées ou d'attentats aveugles. Car si les jihadistes salafistes fuient l'affrontement direct avec les militaires français, leur but reste en effet d'«afghaniser» la région en créant un sentiment d'insécurité constante au sein de la population afin de susciter le rejet des soldats étrangers. La plus grosse bombe à désamorcer pour les militaires français.
http://www.ladepeche.fr/article/2015/12/28/2246011-barkhane-la-france-reste-en-premiere-ligne.html
lundi 28 décembre 2015
Décès de l'Adjudant Philippe Jean instructeur à l’école militaire de haute montagne
Considéré par ses pairs comme très expérimenté dans ce sport qu’il pratiquait avec passion à titre privé, Philippe avait à son actif plus de 850 sauts et connaissait parfaitement le site sur lequel il évoluait. Cette activité était conduite alors qu’il était en permissions.
Formateur enthousiaste aux qualités pédagogiques hors pair, il avait été affecté à l’EMHM en novembre 2014 après avoir servi comme expert formation montagne au 7e régiment du matériel, unité de soutien logistique spécialisée montagne. Entré en service en 1995, iIl avait au cours de sa carrière participé à de nombreuses opérations extérieures, principalement en Afrique.
Passionné de montagne, grimpeur, alpiniste et skieur confirmé, il était titulaire du brevet de chef de détachement depuis 2009. Il était engagé avec ardeur dans le cursus de formation de moniteur guide militaire.
Le chef de corps et l’ensemble du personnel de l’école militaire de haute montagne, s’associent douloureusement à la souffrance des familles et des proches et leur présentent leurs plus profondes condoléances.
http://www.emhm.terre.defense.gouv.fr/spip.php?rubrique11
La 11e B.P. au cœur du dispositif
2 015 aura été une très forte année d'engagement opérationnel et Barkhane la principale destination pour la 11e Brigade Parachutiste, dont l'état-major est stationné à Toulouse, ses régiments étant tous dans notre région à l'exception du 2e REP, basé à Calvi. «Plus de 3 500 personnels de nos différentes unités ont ainsi été engagés en opérations extérieures, soit plus de la moitié de la brigade», précise le colonel Michel Delion, colonel adjoint de la 11e BP.
Si l'on excepte la mission du 1er RHP au Liban, c'est la bande sahélo-saharienne qui a mobilisé tous les effectifs parachutistes en OPEX, avec tout d'abord le 3e RPIMa de Carcassonne et le 2e REP, au Tchad, puis le 1er RCP de Pamiers au Mali en début d'année, avant que le 8e RPIMa ne prenne le relais cet été au Tchad et au Niger ; régiments d'infanterie qui auront été appuyés sur place par des éléments blindés du 1er RHP de Tarbes, des sapeurs du génie du 17e RGP de Montauban, l'artillerie du 35e RAP de Tarbes et le 1er Régiment du train parachutiste de Cugnaux, l'état-major ayant été pour sa part présent au Tchad et au Mali, avec le général Salaün représentant militaire de Barkhane à Bamako.
Un an de présence à N'Djamena, quatre mois à Gao, Tessalit et Kidal… «On retiendra notamment l'opération aéromobile Tigharghar, conduite dans ce secteur de l'adrar des Ifoghas par le 1er RCP», rappelle le colonel Delion (lire page 3). Dans la nuit du 7 avril, c'est ensuite le 2e REP qui aura sauté sur la passe de Salvador, au nord du Niger, autre grand carrefour des trafics, au Sahel. Une zone qui a reçu plusieurs «visites» des hommes de la 11e BP cette année puisqu'à partir du mois août, le 8e RPIMa de Castres a également été largué plusieurs fois, rappelle le colonel Delion.
Pratiquement toutes les unités du grand sud-ouest ont été engagées dans Barkhane en 2015. Au delà de la 11e BP, pour l'armée de Terre, toutes les unités des forces spéciales Terre, basées en Aquitaine, le 5e RHC de Pau (hélicoptères), le 48e RT d'Agen (transmissions), le 3e RMAT de Muret (matériel), ont été projetés. Pour l'armée de l'air, le régiment de chasse 2/30 et l'ESCA de Mont de Marsan, un détachement d'hélicoptère de l'EH Pyrénées de Cazaux et les drones de Cognac ont également opéré.
http://www.ladepeche.fr/article/2015/12/28/2246017-la-11e-b-p-au-coeur-du-dispositif.html
Un an de présence à N'Djamena, quatre mois à Gao, Tessalit et Kidal… «On retiendra notamment l'opération aéromobile Tigharghar, conduite dans ce secteur de l'adrar des Ifoghas par le 1er RCP», rappelle le colonel Delion (lire page 3). Dans la nuit du 7 avril, c'est ensuite le 2e REP qui aura sauté sur la passe de Salvador, au nord du Niger, autre grand carrefour des trafics, au Sahel. Une zone qui a reçu plusieurs «visites» des hommes de la 11e BP cette année puisqu'à partir du mois août, le 8e RPIMa de Castres a également été largué plusieurs fois, rappelle le colonel Delion.
1 500 paras en plus d'ici 2 017
Mais le terrorisme aura également mobilisé la brigade sur le territoire national même, dans le cadre de l'opération Sentinelle. 750 parachutistes étant d'alerte permanente, après la tuerie de Charlie le 7 janvier, deux compagnies étaient à pied d'œuvre à Paris le lendemain matin. L'état-major est allé lui à Marseille, en renfort, afin de coordonner toutes les unités déployées de Nice à Perpignan tandis que les réservistes protégeaient l'hôpital militaire de Lyon. Après les attentats de Paris le 13 novembre, 300 militaires ont également été immédiatement mobilisés. En première ligne pour l'urgence, les régiments de la 11e BP vont donc être renforcés par 1 500 parachutistes supplémentaires d'ici 2017 , dans le cadre de l'effort de recrutement engagé par le ministère de la Défense.Pratiquement toutes les unités du grand sud-ouest ont été engagées dans Barkhane en 2015. Au delà de la 11e BP, pour l'armée de Terre, toutes les unités des forces spéciales Terre, basées en Aquitaine, le 5e RHC de Pau (hélicoptères), le 48e RT d'Agen (transmissions), le 3e RMAT de Muret (matériel), ont été projetés. Pour l'armée de l'air, le régiment de chasse 2/30 et l'ESCA de Mont de Marsan, un détachement d'hélicoptère de l'EH Pyrénées de Cazaux et les drones de Cognac ont également opéré.
http://www.ladepeche.fr/article/2015/12/28/2246017-la-11e-b-p-au-coeur-du-dispositif.html
Avec le 1er RCP de Pamiers dans le désert malien
Début avril, La Dépêche a pu suivre en opération le 1er Régiment de chasseurs parachutistes de Pamiers dans le nord du Mali. Sur la boucle du Niger, à Gao, tout d'abord, où le Groupement tactique Désert “Rapace” était commandé par leur chef de corps, le colonel Bruno Helluy, puis à Tessalit et dans la zone désertique bordant la frontière algérienne avec la 4e compagnie. Colonne vertébrale des missions de ratissage sur le terrain, les “rapaces” venaient de passer au crible quatre semaines durant le secteur de Tigharghar dans l'Adrar des Ifoghas, avec l'appui des sapeurs du 17e RGP de Montauban pour le déminage et du 35e RAP de Tarbes, pour l'artillerie et le guidage au sol des frappes aériennes.
Leur bilan ? Quatre jihadistes avaient été mis hors de combat et plus de 10 tonnes d'obus, de roquettes et de matériel pour fabriquer des IED, mines et bombes artisanales, avaient été découverts, portant un coup sévère à la logistique des groupes armés terroristes dans ce secteur. Sanctuaire d'environ 2 000 jihadistes salafistes et théâtre de violents combats en 2013, cette vaste région montagneuse n'en comptait plus, selon les militaires, qu'environ 100 à 200 au printemps 2015, appartenant à différents groupes radicalisés tels qu'Ansar Dine ou Aqmi. Présence qui, avec celle du Mujao, n'avait rien d'hypothétique dans les immenses étendues désertiques du nord Mali. Le lendemain de notre arrivée ? Quatre roquettes étaient tirées sur Gao le dimanche de Pâques, tuant une jeune femme de 21 ans et blessant trois personnes. Puis c'était le départ pour Tessalit… où transitait en suivant le néerlandais Sjaak Rijke, otage d'Aqmi durant 1 224 jours, tout juste libéré par les forces spéciales françaises. Bref, on était immédiatement dans le vif du sujet. Ensuite ? Le temps de découvrir les conditions d'extrême rusticité dans lesquelles vivaient les soldats sur leur plateforme avancée dans le désert et ce serait durant quelques jours une mission avec un convoi blindé pour chercher d'éventuelles caches d'armes au sud de la frontière algérienne. Chaleur, sable, poussière, vent, isolement, “crapahutage” avec jusqu'à 60 kg de matériel sur le dos nécessitant une volonté et un engagement de chaque instant dans des paysages âpres et lunaires… un résumé de ce qu'eux vivaient durant quatre mois, de ces conditions éprouvantes pour les hommes, dont certains avaient pu déjà perdre 15 kg dans le Tigharghar. Boulot obscur, ingrat, loin des projecteurs. «Mais c'est aussi notre fierté de le faire», concluaient les soldats de cette guerre d'usure au ras du sol contre les jihadistes.
En savoir plus sur http://www.ladepeche.fr/article/2015/12/28/2246026-avec-le-1er-rcp-de-pamiers-dans-le-desert-malien.html#AewlcvcVUmi6yxJD.99
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