jeudi 6 décembre 2012

Exclusif.Défense : bases militaires, sous-marins et centres équestres dans le viseur

Voici les principales pistes d’économies qui tiennent la corde dans le livre blanc de la défense.

Diviser par trois le nombre de bases militaires. En janvier 2011, les bases militaires de défense françaises ont été réorganisées autour de 60 sites. L’idée serait d’aller bien plus loin, en rabotant jusqu’à 20, d’où de sacrées économies sur plusieurs budgets (tâches administratives, essence, et… effectifs des états-majors).

Les « petites » bases comme Charleville-Mézières (Ardennes) et Mont-de-Marsan (Landes) sont les premières dans la ligne de mire.

Armée de terre : entre 5000 et 10000 recrues de moins par an. L’armée de terre, qui recrutait entre 15000 et 20000 hommes par an au début des années 2000, n’en recrutera selon nos informations « que » 10000 en 2012 et 2013. Et le livre blanc devrait encore accentuer cette décrue. Les effectifs fondraient avant tout en Guyane, Nouvelle-Calédonie et Polynésie. La force terrestre « projetable » de 30000 hommes serait, elle, aussi rabotée. La privilégierait à l’avenir de nouveaux modes opératoires, drones en .
Le budget du « désanctuarisé ». Le budget de la dissuasion nucléaire — 3,4 Mds€ en 2012, soit 10% du budget annuel de la Défense — pourrait être revu à la baisse. La France serait notamment susceptible de renoncer aux missiles embarqués sur des chasseurs Mirage 2000 et Rafale (2,6 Mds€ d’économies en quinze ans selon un récent rapport), et même passer de quatre à trois sous-marins nucléaires, ce qui marquerait la fin d’un dogme : entretien de ces sous-marins oblige, la France ne pourrait plus être présente en mer 365 jours par an.
Davantage de membres permanents au Conseil de sécurité de l’ONU. La France, comme les 5 membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, participe aux opérations extérieures menées sous mandat de l’ONU. Une obligation onéreuse : le montant réel de ces opérations a atteint 1,2 Md€ en 2011, et 870 millions en 2012. Relever le nombre de membres de 5 à 7, voire à 10 membres, permettrait de mieux répartir cette charge. Si le Brésil et l’Inde rêvent de faire partie du club, restera à convaincre d’autres Etats membres réticents.
Le Centre sportif d’équitation militaire de Fontainebleau sur la sellette. Situé à Fontainebleau (Seine-et-Marne), le prestigieux CSEM forme et entraîne les militaires de l’armée française, afin de participer à des compétitions équestres de haut vol.
Moins de fanfares militaires. Une vingtaine de formations musicales permanentes, employant plus de 1000 musiciens, participent aux cérémonies militaires et se produisent lors de festivals. Leur nombre serait diminué, tout comme celui des dizaines d’écoles de formation des officiers et des militaires du rang.
Des missions externalisées. Aujourd’hui effectuées par les militaires, certaines prestations (restauration, nettoyage des locaux, entretien des espaces verts, etc.) seraient confiées à un prestataire unique.
Le recours à des sociétés militaires privées ? Anglais et Américains ont déjà franchi le pas, pas la France. Le tabou serait-il en train de sauter? Les SMP présentent au moins deux avantages : « Ces mercenaires signant un contrat de service, il ne s’agit plus de fonctionnaires, à qui il faudra un jour verser une retraite », détaille un expert militaire. Et puis, « si l’un d’eux se fait tuer, l’impact émotionnel dans l’opinion publique serait moindre ».

http://www.leparisien.fr/economie/defense-bases-militaires-sous-marins-et-centres-equestres-dans-le-viseur-06-12-2012-2384737.php

Opération "Colis de Noël"

Soldats français. De retour d'Afghanistan, 7% souffrent de troubles psychiques

Le Service de santé des armées (SSA) évalue à 550 le nombre d'anciens combattants "qui souffrent d'un trouble psychique en relation avec leur déploiement en Afghanistan". Ce lundi, avait lieu le 1er séminaire sur la prise en charge des "traumatismes psychiques dans les armées", à l'hôpital du Val-de-Grâce à Paris
Souffrance psychique
Ces troubles sont généralement liés à la confrontation avec la mort, où au spectacle horrible qu'elle provoque, comme lors de la découverte de charniers. "Globalement, lorsque l'on suit une brigade ou un bataillon qui rentre sur six à neuf mois, on a entre 6% et 7% de personnels qui ont un trouble psychique, pas forcément un état de
stress post-traumatique, mais qui ont une souffrance psychique", souligne le médecin-général Jean-Paul Boutin.
Des combats plus durs et de lourdes pertes depuis 2008
Le nombre d'anciens d'
Afghanistan en souffrance dépend bien sûr de l'intensité de l'engagement lors de leur déploiement dans ce pays. C'est à partir de 2008 que les Français ont connu leurs affrontements les plus durs et leurs plus lourdes pertes. "A partir du moment où l'intensité des combats auxquels a participé l'armée française s'est développée, le nombre de nos soldats qui ont pu être traumatisés psychiquement a arithmétiquement augmenté, souligne le médecin-général. La réponse doit donc être adaptée, au sens du réseau de soins que nous devons mettre en place".
Un phénomène longtemps tabou
Longtemps tabou, le problème est désormais largement exposé par les armées, qui encouragent au contraire les militaires à confesser leurs souffrances psychiques.
Le traumatisme survient brutalement, lors d'une action de combat, d'un accident, parce qu'un soldat a vu un camarade tomber à ses côtés ou que le véhicule dans lequel il se trouvait à sauté sur un engin explosif improvisé. Mais la détection des troubles se heurte encore au sentiment de "honte" et de "culpabilité" qu'ils entraînent chez ceux qui en sont atteints.

Les médecins d'unité en première ligne
Un plan d'action a été lancé en 2011 dans les armées pour renforcer la formation des médecins d'unité, les mieux placés pour détecter les premiers troubles, et sensibiliser les militaires au stress opérationnel. "Une mission a d'autant plus de répercussions psychiques qu'elle n'a pas de sens. Il faut expliquer le sens de la mission", martèle le médecin chef Laurent Martinez, chef du service de psychologie de la Marine.

Des troubles qui peuvent survenir des années après le choc
Les médecins soulignent l'importance du suivi des anciens d'
Afghanistan, y compris après leur départ de l'armée : les troubles pouvant se manifester plusieurs mois, voire des années après le choc psychologique.
Un dispositif de suivi des familles avant le départ, pendant et après le retour d'opération, a également été mis en place par le SSA. Et le renforcement du dispositif libère la parole. "Avec le processus qu'on a mis en place pour mieux encadrer les combattants d'
Afghanistan, des militaires sont venus exprimer une souffrance qui datait du Rwanda ou de la Bosnie. Ils sont venus nous parler maintenant d'un problème dont ils n'avaient jamais osé parler", constate le médecin-général Boutin.
Reconnues comme blessure de guerre depuis 1992, les "blessures psychiques" ont, selon les services des affaires sociales, donné lieu à l'octroi de 1.100 pensions militaires d'invalidité en dix ans, sur 1.600 demandes déposées

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/soldats-francais-de-retour-d-afghanistan-7-souffrent-de-troubles-psychiques-04-12-2012-1930493.php

mercredi 5 décembre 2012

Jean-Yves le Drian en déplacement en Guyane

L'Armée de terre embauche toujours

La France a beau retirer ses troupes d'Afghanistan, ce n'est pas pour cela que l'Armée de terre ne recrute plus. Forte de 120 000 hommes, elle renouvelle ses effectifs de près de 10 % chaque année dont environ 500 engagements en Champagne-Ardenne. C'est d'ailleurs dans le cadre historique du fort de la Pompelle proche de Reims, haut lieu de la résistance contre l'ennemi durant la Première Guerre mondiale, que cinq jeunes ont signé hier un contrat d'engagement pour cinq ans dans l'Armée de terre. En présence d'élus de Reims, Muizon, Pierry et Saint-Germainmont et de la commissaire des armées, la capitaine commissaire Schmitt, l'adjudant-chef Daniel Pruvost du centre d'information et de recrutement des forces armées de Reims a salué ces jeunes qui « ont décidé de faire un métier hors du commun, au service de leurs concitoyens, au service de leur pays ». Cinq jeunes qui dans un an seront prêts pour exercer de nombreuses missions : « des gares parisiennes aux villages africains, des camps d'entraînement aux contrées libanaises, des Antilles à la Polynésie française […] En France pour que nos compatriotes soient en sécurité à l'intérieur de ses frontières, et à l'étranger pour que la paix progresse dans les pays instables, ravagés par la violence des conflits armés. »
Les jeunes ont dès hier rejoint leur affectation. Rudy Payet et Mickaël Giraud sont partis au 1er régiment de tirailleurs à Épinal ; Jimmy Bondon au 3e régiment du génie de Charleville-Mézières ; Maxime Houte au 16e bataillon de chasseurs à Bitche et Pierre Louis le 2e régiment de dragons à Fontevraud.
Ces jeunes engagés seront définitivement confirmés dans leur engagement après une période probatoire de six mois.


http://www.lunion.presse.fr/article/marne/larmee-de-terre-embauche-toujours

Des Français en Afghanistan pour faire la police, pas la guerre

mardi 4 décembre 2012

3e Génie Le Nedex à l'œuvre à Sissonne

Mercredi dernier, le groupe régional d'intervention Nedex (Neutralisation, Enlèvement, Destruction d'Engins Explosifs) du 3e RG s'est rendu sur le camp militaire de Sissonne afin de trier et vérifier 450 munitions diverses stockées sur la zone.
Obus, bombes, roquettes, fusées : munitions historiques ou d'exercice, retrouvées sur le camp de Sissonne, ont été passées au crible par l'équipe d'intervention du 3e RG, afin d'être stockées avant destruction.
Un travail d'expert, puisque chaque pièce doit être identifiée, vérifiée comme étant inerte (sans matière active), enregistrée et classée avant de pouvoir être détruite.
Une quinzaine de types de munitions a été retrouvée. De l'obus allant de 75 à 220 millimètres, du mortier de 120 millimètres, de la bombe de 50 kg, ainsi que certaines munitions allemandes.
Tout a été trié et six munitions ont été identifiées comme contenant encore de la matière active (explosif ou fumigène) et seront détruites ultérieurement.
Afin de permettre aux « aspirants EOD » de s'acculturer avec les interventions territoriales, les personnels du 3e RG désirant entamer le cursus de formation Nedex ont profité de l'occasion pour observer le travail de leurs mentors et s'imprégner des procédures de travail sur munitions historiques.
Le camp militaire de Sissonne, comme la plupart des camps de l'Est de la France, voit remonter à la surface, avec le temps, des centaines de munitions par an.
Ces munitions, françaises ou allemandes, datent des guerres mondiales et demandent une connaissance pointue pour pouvoir être traitées.
C'est la raison pour laquelle il a été fait appel au Nedex du 3e RG, qui intervient sur les emprises militaires de huit départements du quart nord-est du pays.


http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/3e-genie-le-nedex-a-loeuvre-a-sissonne

Forum innovation : lancement du Pacte Défense PME

lundi 3 décembre 2012

L'artillerie sol-sol à travers le 40e régiment d'artillerie - décembre 2012

Premier vol pour le précurseur du drone européen de combat

Le précurseur d'un drone européen de combat, le Neuron, a réussi samedi son premier vol depuis une base du sud de la France, a annoncé le maître d'oeuvre du programme, Dassault Aviation.
«Il inaugure la prochaine génération d'aéronefs de combat, qu'ils soient pilotés ou non, avec l'ambition de préserver l'autonomie européenne dans ce domaine. C'est un défi majeur tant sur le plan technologique qu'industriel», a affirmé le ministère de la Défense dans un communiqué.
Un vol de 25 minutes
L'appareil, une aile volante sans empennage vertical pour la rendre la plus furtive possible, a volé pendant 25 minutes, sous la surveillance de deux pilotes d'essai, installés dans une station au sol.
Le Neuron (prononcer Neurone) est un démonstrateur, c'est-à-dire un modèle servant à tester et développer des technologies qui pourraient servir un jour à un avion de combat sans pilote qui équiperait les forces aériennes européennes à l'horizon 2030.
Les drones actuellement en service servent à la surveillance ou tirent parfois des missiles dans des missions ponctuelles, mais aucun ne rivalise avec les performances des avions de combat.
Dans l'état actuel des réflexions stratégiques, les drones de combat pourraient être engagés au premier jour d'un conflit, pour détruire les défenses anti-aériennes de l'adversaire, mais ne remplaceront pas les avions pilotés. «Aujourd'hui personne n'imagine un avenir entièrement avec des avions sans pilote», a souligné le directeur général technique de Dassault, Didier Gondoin.

dimanche 2 décembre 2012

Afghanistan : attaque suicide d'envergure contre l'Otan

"Un certain nombre" de soldats étrangers ont été blessés, selon l'Otan qui n'a pas donné davantage de détails, dimanche matin lors de l'attaque contre l'aéroport de Jalalabad.
Les talibans ont mené dimanche une attaque suicide d'envergure contre l'aéroport de Jalalabad, qui abrite, dans l'est de l'Afghanistan, une base importante de la force de l'Otan, démontrant que leur potentiel de nuisance reste fort à deux ans du retrait prévu des troupes combattantes étrangères. Plusieurs kamikazes ont fait exploser leurs bombes, d'autres ont tiré à la roquette et au mortier sur l'enceinte, tandis que des hélicoptères de l'Isaf ont immédiatement riposté.
Si les deux parties ont employé les grands moyens, durant un peu plus de deux heures de combats, le bilan est relativement modeste. Cinq Afghans --trois gardes et deux civils-- ont péri, les assaillants n'ayant manifestement pas pu pénétrer au-delà du premier rideau défensif de ce camp ultra-fortifié. Mais "un certain nombre" de soldats étrangers ont également été blessés, selon l'Otan qui n'a pas donné davantage de détails.
Une des plus importantes bases aériennes de l'Isaf
L'Isaf, la force armée de l'Otan, affirme avoir infligé de très lourdes pertes aux rebelles cet été, à deux ans du retrait de l'essentiel de ses troupes du pays. Les insurgés, par des attaques de grande ampleur, comme celle de Jalalabad, rappellent qu'ils sont toujours en mesure de les harceler, voire de résister, même s'ils ne peuvent s'opposer frontalement à l'Isaf. Le précédent coup d'éclat des talibans s'était produit dans le Helmand en septembre, quand un commando d'une quinzaine d'hommes avait réussi à pénétrer dans le Camp Bastion (sud), détruisant notamment six avions et des infrastructures, avant de se faire tuer.
L'aéroport de Jalalabad abrite l'une des plus importantes bases aériennes de l'Isaf, tenue par l'armée américaine, laquelle compose plus des deux tiers des troupes internationales. Les talibans, depuis qu'ils ont été chassés du pouvoir à la fin 2001 par une coalition internationale menée par les Etats-Unis, mènent une insurrection sous forme de guérilla contre les troupes étrangères et les forces afghanes. Malgré un impressionnant dispositif de protection, les talibans ont déjà attaqué à deux reprises l'aéroport de Jalalabad cette année. Le 27 février, un attentat suicide à la voiture piégée avait fait au moins six morts et sept blessés. L'infrastructure avait également été attaquée le 15 avril, jour où les rebelles avaient lancé une attaque coordonnée contre différents objectifs dans le pays, dont la capitale Kaboul.
 

Tir PA à 25 Mètres ce dimanche

Amusez vous, entrainez vous...vous avez droit à 3 cartouches par tir.
 
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