lundi 8 juin 2015

Etain : le « 3 » sur tous les fronts

Des travaux en permanence. Entre 2013 et 2017, « 7 millions d’euros ont été investis sur l’infrastructure de la base », confie le colonel David Cruzille, le chef de corps du 3e Régiment d’hélicoptères de combat (3e RHC) d’Étain. « L’infirmerie est refaite, elle sera livrée après l’été. L’infrastructure évolue en permanence ».
Le chef d’état-major de l’armée de Terre était récemment en visite au « Grand 3 » et a annoncé « des choses très positives », poursuit le colonel Cruzille. En effet, le régiment doit recevoir « des hélicoptères nouvelle génération à l’horizon 2020-2022 qui seront les remplaçants de la Gazelle » : un HIL, Hélicoptère interarmées léger, « soit un modèle existant, soit un modèle conçu et développe dans les prochaines années. La pérennité du 3 est actée ». Le régiment qui doit aussi recevoir des « Caïmans » autrement dit des NH90 vers 2020-2025.
« Je quitte le régiment heureux ! », estime le colonel qui rappelle que sous son commandement, les militaires ont été en projection en permanence. Un tiers du régiment est en opex (opérations extérieures) six mois par an au Mali, en Centrafrique, au Tchad, à Djibouti, en Côte d’Ivoire… « Et les six mois suivants, nous préparons la future projection. Il y a des gens qui sont partis trois fois en deux ans ».

« Sentinelle » et opex

Sur le territoire national, l’opération Sentinelle, mise en place après les attentats du 7 janvier, mobilisait jusqu’à présent une vingtaine de militaires du « 3 », essentiellement des réservistes. « Fin juin-début septembre, nous aurons 80 personnes sur Sentinelle à Bordeaux et à Marseille », poursuit le chef de corps. Des militaires formés « aux techniques de combat rapproché pour immobiliser ou neutraliser un individu sans usage de l’arme. Il faut être très réactif et avoir le bon comportement ».
En 2016, « nous allons repartir dans la bande sahélo-saharienne, au Mali, et probablement en République centrafricaine », souligne le colonel Cruzille qui insiste aussi sur la « parfaite intégration du régiment dans son environnement ». Et de vanter « la zone d’entraînement très adaptée », les « réactions de la population locale très positives », sans oublier « les relations très privilégiées avec les populations avoisinantes ».
Il revient sur le régiment, son personnel et son évolution de carrière : « Le propre de notre armée de Terre est de permettre d’évoluer professionnellement, quel que soit son parcours scolaire antérieur. Et de permettre aux gens imaginatifs d’apporter leur pierre à l’édifice ».
Le colonel Cruzille tire sa révérence et le 29 juin à 11 h, il passera le commandement au colonel Verborg venant de la Division aéromobilité du commandement des forces terrestres à Lille. Le colonel Cruzille, lui, part à l’état-major de l’armée de Terre à Paris.
« Un régiment ça s’inscrit dans la durée, dans la continuité de nos prédécesseurs. Un chef de corps, ça sert à s’assurer qu’un régiment est opérationnel dans les meilleures conditions et rapidement ». Et pour le « 3 », les gens sont au niveau, « le régiment est parfaitement opérationnel ».

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-verdun/2015/06/08/etain-le-3-sur-tous-les-fronts

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